Puisqu'on est en 2014,
je vous souhaite mille bonnes choses,
la vie en rose
et pas morose,
Pas de névrose
de sinistrose
ni de psychose,
Pas de lordose
encore moins de de cyphose
ni d'acidose
ni d'ankylose
ni toutes ces horreurs en "ose"...
Mais... du grandiose,
des nobles causes
de l'osmose,
De magnifiques poses,
d'agréables pauses,
de belles choses,
à forte dose
Qui vous mettent en hypnose
en métamorphose
en métempsycose
en anamorphose
en machin-chose...
Enfin, poésie ou prose,
que l'on ose
en virtuose
la surdose
l'overdose
l'apothéose !
Cath
01 2014
PS : je vous laisse
la primerose
la saccharose
et la gnose
because
inspiration en narcose !
mercredi 1 janvier 2014
dimanche 22 septembre 2013
Festival des Granges, 10 bougies et pas mal d'étoiles !
Dixième
édition du Festival des Granges : un beau score pour ce pari un peu
fou, initié dans un petit village de Meuse par deux passionnés de
musique, de tant de musiques ! A Laimont près de Bar-le-Duc, tous les
ans, le dernier week-end d'août, les amateurs, chevronnés, privilégiés
ne s'y trompent pas, ils ne louperaient pas le rendez-vous : c'est du
bonheur d'y venir, à chaque fois, et d'y revenir, particulièrement cette
fois.
FMG © 2013
Quelle chance : Bastien Lucas ouvre le festival ! Bastien est venu chanter à Laimont en 2005 et 2006, et on l'a suivi depuis dans son parcours, albums, EP, concerts, expériences musicales diverses qui ont encore enrichi ses compositions tout en finesse et exigence. Il est accompagné cette fois par Thomas David à la guitare, et leur duo change la couleur du concert : plus électrique que guitare, plus synthé que clavier, des arrangements nouveaux qui font ressortir les chansons autrement. J'aime les réécouter et me faire surprendre, et en découvrir de nouvelles. Bastien joue avec les mots, les styles musicaux, avec l'humour dans sa présentation, en subtilité toujours, et l'émotion est au rendez-vous : quel régal d'intelligence et de plaisir !
Le lendemain, c'est chanson et folk, folk & song !
Nous avons le plaisir de retrouver Marcel Van Dam qui était parti quelque temps à New York et nous revient en forme, lui et son répertoire toujours agréable, et si bien accompagné à l'harmonica par Paul Lassey : l'harmonica, je ne croyais pas être fan, mais avec Paul Lassey, c'est un instrument à part entière, une vraie découverte des possibilités de nuances et d'émotion que cela peut apporter. Marcel égrène ses chansons qu'on aime, et, cerise sur le gâteau, fait une interprétation de Brel en néerlandais : Les Vieux Amants. Cette langue belle et âpre va si bien à ce texte... L'émotion est palpable, toute la salle frissonne et retient son souffle. Un ange passe, c'est sûr !
Deuxième folksinger francophone de la soirée : de la chanson française mais avec une couleur folk & blues, par Alexandre Kinn, accompagné au violoncelle, excusez du peu, par Valentin Mussou : le violoncelle donne de la profondeur au registre d'Alexandre (qui n'en manquait pas déjà), c'est musicalement assez envoûtant. Au point que j'en oublie d'écouter les textes, parfois ! Et quand ça me revient, que j'écoute les paroles, je me dis que ce n'est pas n'importe quoi ! Ce que les jeunes écrivent bien, ça m'épate toujours. Alexandre Kinn, un talent à suivre, car il faut plus d'une écoute pour en faire le tour !
Pour clore la soirée, on accueille le trio Titi Robin : avec ses acolytes Francis Varis et Ze Lui Nascimiento, Titi Robin fait un sacré spectacle, il y a autant à voir qu'à entendre ! C'est du jazz manouche, c'est du world, des percus, des impros en veux-tu en voilà, c'est coloré, ça swingue et ça nous emporte, ça fait voyager loin ! Ces trois-là jouent avec leurs tripes, leur corps, leur complicité, ils nous partagent leur bonheur de jouer et c'est un grand moment de virtuosité et de plaisir. Quelle soirée !
Le lendemain, carte blanche à un "chouchou" des Granges : Elliott Murphy.
Il est déjà venu deux fois nous enthousiasmer par son folk-rock joyeux et irrésistible ! Et il n'est pas venu seul cette fois, puisqu'il a invité deux groupes qui découvrent le FDG : son fils Gaspard avec son groupe, Duplex, et puis Laura Mayne, à découvrir ou re-découvrir.
Gaspard Murphy et sa formation nous servent un rock en français efficace et énergique, digne des meilleurs groupes actuels.
Laura Mayne, "la plus belle voix du monde" dixit Elliott le maître de la soirée, ne nous déçoit pas : quelle voix en effet, et quelle présence ! "Tu planes sur moi"... et nous planons de l'écouter égrener ses titres soul, jazz, rythmés ou plus groove... La voix de Pocahontas résonne à nos oreilles longtemps, prenante et envoûtante.
Enfin, last but not least, Elliott Murphy & The Normandy All Stars nous embarquent dans un concert rythmé, enjoué, endiablé, et la complicité avec le public est juste un bonheur à voir, à vivre, à être là pour partager ce moment de fête intégrale ! Rappels innombrables, musiciens s'en donnant à coeur joie, boeuf de fin et joyeux mélange, photos infaisables tant le sacré Elliott est remuant, voilà pour vous donner quelques bribes de ce concert inénarrable !
Oh, yeah, on en a vu des talents, au Festival des Granges, on en a vécu des riches moments... Mais cette année a fait des étincelles, à nouveau et encore !
Alors, merci les amis du Cabaret Garance, les organisateurs, les bénévoles, les subventionneurs, les artistes et amis des artistes, merci pour ces dix ans, merci pour les étoiles au coeur qu'on a eues ici en ces soirées... Et faites un voeu pour que vive le Festival des Granges, encore 10 ans !
(photos Cath,
sauf la première : FMG © 2013 : merci FMG !)
Plus de photos, ici.
Cath
fidèle festivalière
mardi 27 août 2013
Deux arbres
Deux arbres, sur des routes que j'emprunte régulièrement, m'intriguent, et ce depuis des années : pourquoi leur tronc se sépare-t-il ainsi en plusieurs branches ?
Est-ce une caractéristique de cette espèce ? Ce sont des pins, je ne sais même pas s'ils sont de la même espèce. Je ne les vois qu'en passant, en voiture : l'un des deux est à un endroit où il est difficile de s'arrêter, et même prendre la photo n'était pas simple, alors je ne m'y attarde pas à pied. L'autre, je m'y suis déjà arrêtée, je l'ai vu de près, et je n'en sais pas plus.
Est-ce une bizarrerie de la nature ? Et si oui, pourquoi est-elle ainsi, sur mon chemin, deux fois, à quelques dizaines de kilomètres de distance ?
Est-ce juste un hasard ? Celui qui a planté chaque arbre l'a-t-il choisi pour sa forme particulière ? Est-on intervenu pour qu'ils prennent cette forme ?
Il y a des années que je me pose plein de questions à leur sujet.
Et je n'ai aucune réponse.
J'aimerais en avoir.
Même si j'aime aussi leur mystère...
Leur forme m'inspire de jolies méditations, sur la force et les mystères de la nature, sur l'analogie avec les doigts de la main, sur les chemins de la vie...
Si quelqu'un sait quelque chose sur ces arbres, merci de m'éclairer.
Pourquoi j'en parle, là, maintenant ?
Il y a quelque temps, en passant sur la route, un jour de distraction, ou occupée par un autre véhicule qui me dépassait, je ne sais, je n'ai pas vu "mon" arbre : et j'ai eu peur, un instant, qu'on l'ait coupé...
Le lendemain, j'étais rassurée : il était là, et bien là !
Je les aime bien, moi, ces deux-là. J'espère qu'on ne va pas les couper de sitôt.
Mais, si un jour l'un ou l'autre disparaît, il restera ces photos, et mes questions...
Cath
2013
dimanche 26 mai 2013
Malicorne à Aubercail
Malicorne à Aubercail : j'avais dans
l'idée d'y aller, mais pas sûr, la vie a parfois des moments où
les projets sont difficiles... J'avais gardé le meilleur souvenir du
concert de Gabriel Yacoub à ce même festival en 2010 : un chapiteau Magic
Miror en pleine ville, en pleine zone de chantier, un festival à la
programmation qui me fait rêver à chaque fois, des bénévoles
passionnés, un accueil convivial et chaleureux : un havre de paix
et de beauté au milieu du monde.
Bref, l'occasion se fait d'y aller,
avec des amis, décidée un peu en dernière minute...
Quelques pas perdus à chercher notre
chemin... Enfin nous y voilà !
Puisqu'il est tôt, puisque tout le
monde n'est pas encore arrivé, puisqu'un copain fait des photos, et
puisqu'on est venu de loin et tant qu'à faire, on se met au premier
rang !
Pour passer le temps, quelques
allers-retours à la buvette, et on entame la conversation avec ses
voisins : bonne pioche, mon voisin est un fan de toujours, et on
a plein de trucs à se raconter, entre « timides bavards » :
musique, concerts... (Salut Michel -« l'Archange »-, si tu
passes par là fais un signe !)
Et le temps passe, assez vite tout de
même, et l'organisateur vient annoncer le plaisir qu'il a à
accueillir les artistes de cette soirée.
« Promis, l'an
prochain on fera le festival au printemps, pas à la Toussaint »
dit-il, en clin d'oeil à la fraîcheur extérieure : mais pas
de souci, la soirée ne sera pas fraîche sous le chapiteau...
Aubercail se réjouit de cette soirée émotion, car pour beaucoup,
découvrir ou retrouver Malicorne en concert est un rêve de
toujours...
Et le groupe entre en scène :
« je ne suis là pour
personne
et j'attends jusqu'au matin
la nuit la nuit où j'ai vu les sorcières »
et j'attends jusqu'au matin
la nuit la nuit où j'ai vu les sorcières »
Le ton est donné : la soirée
sera magique...
La formation du groupe est d'une belle
évidence : Marie et Gabriel de Malicorne, bien sûr, mais aussi
les musiciens plus ou moins complices de Gabriel au fil des des
années : Gilles Chabenat, Yannick Hardouin, Nicolas Ivan-Mingot, Romain Personnat, David Pouradier-Duteil.
Les titres de Malicorne s'égrènent
pour notre bonheur, émotion avec les polyphonies toujours (« Marions
les Roses »), instrumentaux dansants, chansons terribles,
mythiques, historiques ou révoltées (« Pierre de Grenoble »,
« Comprenez-vous »...), magie de l'instant suspendu, hors
du temps avec « Le Luneux » chanté par Marie...
L'ami près de moi, qui a manqué le concert de La Rochelle, est aux anges...
L'ami près de moi, qui a manqué le concert de La Rochelle, est aux anges...
Des chansons de Gabriel, judicieusement
choisies, viennent s'y mêler harmonieusement : « Solide » ,
« Les bannières qui claquent », et le sublime
« Beauté » :
« j'avancerai dans la beauté
j'avancerai dans la beauté
beauté devant moi beauté derrière moi
beauté au-dessus et en dessous de moi beauté tout autour
dans mon vieil âge je veux marcher sur un chemin de beauté »
beauté devant moi beauté derrière moi
beauté au-dessus et en dessous de moi beauté tout autour
dans mon vieil âge je veux marcher sur un chemin de beauté »
C'est tout à fait ça ce soir, et je
veux que ça dure, infiniment...
J'en oublie sans doute... Que dire ?
Quand on plane, on ne prend pas de notes, que voulez-vous !
On est là, on écoute, on est heureux,
alors tout va bien...
Mes voisins ont l'air aussi heureux que
moi. On sourit et on rit.
Le temps est compté, alors Gabriel se
limite dans ses explications, surveillé de près et en joyeuse
complicité par Marie : j'apprends quand même (comme à chaque
fois) quelque chose : je vous le dis juste parce que c'est vous,
et que vous avez manqué le concert, ok : le nom de jeune fille
de Madame de Pompadour, est « Poisson », ce qui éclaire
la fin de « Comprenez-vous ».
Marie, Gabriel et les autres sont
superbes me dis-je, heureux d'être là, en grande forme : et on
se régale...
Les musiciens se sont emparés du
répertoire de Malicorne avec une évidence alchimique, et les
nouveautés dans les arrangements sont une réussite, on se surprend
à redécouvrir les morceaux !
Et puis... un nouveau morceau nous est
présenté, car un nouvel album « Malicorne » est en préparation pour la fin de l'année !
De surprise en retrouvailles, le
concert nous emmène loin... et touche bientôt à sa fin...
Les amis, vous avez noté plus de titres de
la set-liste ?
C'est fou ça, où étais-je donc, je
ne me souviens plus que de ceux-là, et d'une sensation de planer... Merci les musiciens !
Bon, et bien il faudra revenir alors, à
un prochain concert !
La tournée s'étoffe, surveillons les
dates à venir...
Cath
PS :
Un ami a fait des photos : à voir ici.
PS 2 : jolie découverte que
le groupe Lo'Jo, programmé le même jour : un nom à retenir, n'hésitez
pas à aller les voir !
mercredi 6 mars 2013
Au bout de la main
Bon, d'accord, ça ne ressemble encore à rien...
La végétation se réveille à peine...
Mais c'est là, je le vois, je le sens, au bout de mon bras...
Au bout de ma main : les beaux jours !
Photos Cath
mars 2013
La végétation se réveille à peine...
Mais c'est là, je le vois, je le sens, au bout de mon bras...
Au bout de ma main : les beaux jours !
Photos Cath
mars 2013
jeudi 7 février 2013
Gris perle et blanc
Le temps
Gris perle et blanc
Liquide
A dilué mes brumes
Et mes doutes
Une certitude sereine
Le printemps est là
Derrière la colline
Au bout de mon bras
Cath
02 2013
mercredi 6 février 2013
Février sucre glace
Ce n'est plus vraiment de la neige,
Verglas ni glace, à peine
Un peu de sucre glace saupoudré
Sur la terre herbeuse des prés...
Ce n'est pas encore le redoux
À peine le froid qui peu à peu file doux...
Et déjà l'on y croit, l'on espère
Voir bientôt chasser l'hiver
Monsieur, vous n'êtes qu'un vilain
Qui nous glacez les mains
Savez-vous depuis combien de temps
On se languit du printemps ?
Bien sûr, la beauté des paysages immaculés,
Neige et glace, et les balades en onglée
Et le feu en arrivant pour se réchauffer
Se sentir fondre alors, se dorloter
En la douceur des veillées de braise
Soupe et vin chaud, odeur de crêpes...
Bien sûr, le blanc de la neige sous la lune
La pâle lueur des matins de brume
La poésie de tout cela
Un chevreuil à l'orée du bois
Mais... le vert des prairies qui explose
Le vent dans les feuilles écloses
Un nid, des oiseaux, les fleurs,
Le soleil, cueillir l'air, le bonheur !
L'impatience, l'espoir,
La patience, y croire,
Et ça viendra
On y sera...
Cath
02 2013
Verglas ni glace, à peine
Un peu de sucre glace saupoudré
Sur la terre herbeuse des prés...
Ce n'est pas encore le redoux
À peine le froid qui peu à peu file doux...
Et déjà l'on y croit, l'on espère
Voir bientôt chasser l'hiver
Monsieur, vous n'êtes qu'un vilain
Qui nous glacez les mains
Savez-vous depuis combien de temps
On se languit du printemps ?
Bien sûr, la beauté des paysages immaculés,
Neige et glace, et les balades en onglée
Et le feu en arrivant pour se réchauffer
Se sentir fondre alors, se dorloter
En la douceur des veillées de braise
Soupe et vin chaud, odeur de crêpes...
Bien sûr, le blanc de la neige sous la lune
La pâle lueur des matins de brume
La poésie de tout cela
Un chevreuil à l'orée du bois
Mais... le vert des prairies qui explose
Le vent dans les feuilles écloses
Un nid, des oiseaux, les fleurs,
Le soleil, cueillir l'air, le bonheur !
L'impatience, l'espoir,
La patience, y croire,
Et ça viendra
On y sera...
Cath
02 2013
dimanche 6 janvier 2013
2013
Tournant le dos à 2012 et à ses soucis...
souhaitons que cette année soit
douceur,
espoir,
et renouveau...
Bonne année 2013
à tous,
qu'elle vous soit belle et heureuse !
lundi 19 novembre 2012
Renaissance
C'est un jour particulier
Un jour très spécial
Entre aujourd'hui et demain...
Merci à un inconnu
Quelque part en Europe
Qui donne un peu de lui
Aujourd'hui
Pour que tu puisses guérir
Demain...
Cath
(Extrait et musique du film "Tous les Soleils", de Philippe Claudel)
lundi 8 octobre 2012
Petite Meurthe entre amis
Depuis le temps que je les vois y aller (mes garçons, et toute l'équipe), joyeux et rieurs, et revenir, joyeux et rieurs, même si parfois mouillés, transis, frigorifiés... il fallait bien que j'aille découvrir ce que c'était, le kayak !
Et hop, on se couvre au mieux, avec des précautions dérisoires pour essayer de rester au sec : de toute façon tout sera trempé à l'arrivée ! Et on s'équipe sérieusement, pour la sécurité : on met un casque, qui protège au moins la tête de la pluie, et un gilet de sauvetage, quoique la Meurthe à cet endroit, on y a pied tout du long. Mais l'équipement, ça met dans l'ambiance !
Au départ, c'est une histoire d'équilibre : il faut descendre la berge glissante en essayant de rester debout, mettre un pied puis l'autre dans le canoë, ça bouge, tout le poids du corps y est, zou, on s'assied ! Et voilà, on y est, on flotte ! Ça paraît déjà un grand pas de fait ! Et puis, on a une pagaie, alors il faut s'en servir : quelques coups de rame et on prend le geste ; c'est magique, ça fait avancer : à droite si on rame à gauche, à gauche si on pagaie à droite, alternativement à gauche et à droite pour aller tout droit !
La rivière est calme, de Fraimbois à Lunéville, il y a juste quelques petits passages avec un peu plus de courant pour nous faire accélérer un peu, nous porter sur l'eau, c'est bien agréable. Quelques écueils nous freinent, bancs de sable ou de gravier, branches en travers, on est tout heureux de passer l'obstacle, à chaque fois.
Presque deux heures sur l'eau, et en oubliant vite les petits désagréments d'être mouillé, de s'engourdir les jambes dans la même position et de se fatiguer les bras de pagayer, on goûte le moment : le calme, le fait de flotter sur l'eau paisible, d'être tout près de sa surface, de la toucher, d'y glisser...
On n'est pas très loin de la route, de la ville, mais c'est un autre monde : la nature, l'eau, la rivière. On glisse le long des berges, en dessous du niveau de la terre ferme et de la route, on est à la hauteur des branches des saules qui se courbent vers la surface de l'eau, on change de repères, on respire... Et immergé dans la nature, on la ressent. On sent que l'homme est peu de chose dans cet univers : ici, on partage le monde des poissons d'eau douce, anatidés et autres ovipares... La faune et la flore sont reines, et cet équilibre fragile inspire le respect, vu depuis notre frêle embarcation...
Je rame, je glisse, et je pense à ces gestes simples que les hommes font depuis la nuit des temps, à travers les âges : de la préhistoire à aujourd'hui, des Indiens, Inuits en canoë, Africains en pirogue, aux pêcheurs et poètes en barque de bois, jusqu'aux kayakistes d'aujourd'hui, les hommes se sont toujours mis assis à hauteur d'eau, avançant à l'aide d'un bâton ou d'une rame, pour se déplacer sur les rivières.
Je partage leur sensation, je comprends leur enthousiasme d'être porté sur l'eau, au fil du courant...
Et à l'arrivée, je quitte le kayak, mouillée, transie, mais... joyeuse et en riant, en songeant à la prochaine fois !
dimanche 7 octobre 2012
Ombre et lumière
Un été tout en ombre(s) et lumière(s)...
... que je ne suis pas prête d'oublier.
L'une nous fait parfois oublier l'autre... alors qu'elles sont indissociables, et que l'une nous rappelle l'autre, toujours.
Cath
été 2012
... que je ne suis pas prête d'oublier.
L'une nous fait parfois oublier l'autre... alors qu'elles sont indissociables, et que l'une nous rappelle l'autre, toujours.
Cath
été 2012
samedi 15 septembre 2012
Abondance
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