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mardi 13 avril 2010

Enfance


"Au village, il y a une rivière, son calme vous apaise et vous détend.

Il y a un jardin qui ne fleurit pas.

Il y a un sentier avec un vieux tracteur.

Il y a un oiseau qui s'envole et un lézard qui court.

Il y a un ballon abandonné dans les hautes herbes ou qui dévale la colline en roulant, inlassablement.

Il y a un petit groupe de chevreuils, aperçu dans un champ à travers la fenêtre.

Il y a enfin, quand on a mal, quelqu'un qui vous soigne."


Fabien (12 ans)
04 2010

A la manière d'Arthur Rimbaud, Enfance III (Illuminations)

dimanche 14 février 2010

Aime

"Où est la fenêtre
que je l'ouvre un peu ?
Elle est là, peut-être
dans tes yeux... " (GB)

"Aime (la vie), aime
comme si tu devais mourir demain..." (CGP d'après MF)

"Quand on n'a que l'amour
A s'offrir en partage
Au jour du grand voyage
Qu'est notre grand amour
Quand on n'a que l'amour
Mon amour toi et moi
Pour qu'éclatent de joie
Chaque heure et chaque jour
Quand on n'a que l'amour
Pour vivre nos promesses
Sans nulle autre richesse
Que d'y croire toujours
...
Quand on n'a que l'amour
Pour unique raison
Pour unique chanson
Et unique secours
...
Quand on n'a que l'amour
Pour tracer un chemin
Et forcer le destin
A chaque carrefour
...
Alors sans avoir rien
Que la force d'aimer
Nous aurons dans nos mains,
Amis le monde entier" (JB)

"Oh, mon amour...
Mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore, tu sais, je t'aime." (JB)

"Alors, je me souviens des choses les plus simples
Les choses qu'on a dit ne jamais oublier
Les choses les plus simples, jamais oublier..." (GY)

"Entre chêne et roseau
Entre l'ange et l'oiseau
C'est toi qui me tiens par les mains
Donne-moi les tiennes, je les garderai jusqu'au matin
Je dirai si je le peux
L'amour que tu me donnes et moi, sur tes yeux
J'ai juré de le rendre tout au moins un peu
Et je serai toujours là
Jamais plus loin que le bout de mon bras
Quelquefois peut-être, tu t'en souviendras " (GY)

"Merci que ce soit toi merci que tu sois mienne
Merci que cet amour soit né entre nous deux
Merci que je sois bien merci que tu sois belle
Merci que ce soit nous quand on rouvre les yeux." (GC)

mardi 7 juillet 2009

Dernier voyage

avant que de partir
© 2008 g y

"avant que de partir pour ce dernier voyage
plutôt que de compter tous les ans de mon âge
je voudrais partager avec qui le veut bien
ce frêle instant de gloire de frayeur et de doute

approchez vous plus près et tendez bien l’oreille
car je parlerai bas et ne redirai rien
allez chercher du vin décrochez les rideaux
ouvrez grand la fenêtre je veux le ciel encore

les fruits et les gâteaux le soleil de novembre
les voix que j’ai aimées sans toujours les comprendre
je veux me souvenir des plaisirs égarés
de mon premier amour et le goût de ses lèvres

des mains que j’ai serrées des deux mains dans les miennes
des cœurs que j’ai brisés sans désir de le faire
je garde le regret des songes que jamais
je n’ai su partager autant pour mon silence

mémoire de sagesse autant que d’inutile
de ces moments vécus entre deux espérances
à l’ombre d’une vie qui m’a bien peu appris
maintenant la lumière m’éblouit et m’appelle

fétiches emmêlés guirlandes de prières
les dieux qui ont rouillé au fond de mon enfance
ne regardent que moi ce soir je suis le roi
ce soir je veux mourir car je l’ai décidé
"


chanson de Gabriel Yacoub

A écouter ici...

Je pense à mon amour, parti pour enterrer le frère de son père, en Corse ce jour...
Je pense à François, qu'on accompagne en son dernier voyage, là-bas, dans la montagne corse, ce 7 juillet : il part entouré de l'amour des siens...

Merci, Gabriel, pour cette chanson ; et aussi pour la bougie.

Qui a dit que l'écriture de Gabriel parle à l'âme ?..

Cath
7 7 09

vendredi 20 février 2009

Longueur d'onde


Génial, non ? J'aime beaucoup cet article.

Il est de Serge Boyer. C'est l'édito du magazine musical "Sur la même longueur d'ondes" de ce trimestre.
Je salue son auteur, et la revue car c'est une mine de chroniques, interviews, infos, articles divers sur la musique. Je ne lis pas toujours tout, mais j'y trouve toujours quelque chose !
Et l'humour et un zeste d'impertinence en plus : j'aime bien aussi l'article de fin de revue, de Jean-Luc Eluard, sur le progrès... qu'on n'arrête pas, bien sûr !

Cath
02 2009

dimanche 11 novembre 2007

Un autre novembre

Humeur blues de novembre...
Ne pas se laisser assombrir !

Lumières sur : ... un autre Novembre.


Photos Cath :
campagne en Lunévillois,
feuilles de chêne.

vendredi 7 septembre 2007

Où est le juste ?


« Où est le juste ? » demandait l'enfant qui ne trouvait autour de lui aucune réponse à ses interrogations.
Aurait-il fallu lui dire que le juste est un moment fragile entre clarté et ombre, entre chaud et froid, entre injustice et équité ?
Fallait-il lui révéler que le juste est un instant d'étonnement entre certitudes et doutes, entre demandes et réponses, entre oui et non ?
Faudrait-il lui permettre de sentir que le juste est dans l'accord infime de deux regards, dans l'écoute centrée, dans le don et le reçu partagés ?
Serait-il nécessaire de l'éveiller à entendre que le juste est une recherche ardente jamais achevée, toujours poursuivie aux dérobances de la vie ?
Et peut-être lui chuchoter que le juste est un abandon, un lâcher prise quand nous savons l'accueillir. Qu'il est aussi, le juste dans ce bien être soudain de l'imprévisible étonné de se sentir bon, réel, entendu, reconnu là où nous sommes. De sentir aussi que le juste est une quête vers le meilleur de l'autre et de soi pour plus d'unité et de plénitude...

Texte : Jacques Salomé
Dessin : D. de Mestral


Je voulais partager ce texte que j'aime bien. Au début je ne l'ai pas perçu, pas bien compris tout de suite. Mais je l'ai lu et relu, il me parle de plus en plus : de toutes les nuances entre le bien et le mal, entre bien et mal faire... Entre noir et blanc ce n'est pas gris, mais teinte et couleur ! Et pour trouver celle qui nous va, il faut parfois simplement se mettre à l'écoute : de soi, de l'autre.
Simplement. Facile à dire... mais jamais acquis, toujours à inventer !

Cath
août 2007

samedi 9 juin 2007

Que ma joie demeure


de Jean Giono.
Extraits :

« L'inquiétude. Toujours attendre. Toujours vouloir, avoir peur de ce qu'on a, vouloir ce qu'on n'a pas. L'avoir, et puis tout de suite avoir peur que ça parte. Et puis, savoir que ça va partir d'entre nos mains, et puis ça part d'entre nos mains. J'allais dire : « comme un oiseau qui s'échappe », non, comme quand on serre une poignée de sable, voilà. Ça, je crois que c'est obligé, qu'on l'a en naissant, comme les grenouilles qui en naissant ont un cœur trois fois plus gros que la tête. »

...

« S'il n'y avait pas de joie, il n'y aurait pas de monde. Ce n'est pas vrai qu'il n'y a pas de joie. Quand on dit qu'il n'y a pas de joie, on perd confiance. Il ne faut pas perdre confiance. Il faut se souvenir que la confiance c'est déjà de la joie. L'espérance que ça sera tout à l'heure, l'espérance que ça sera demain, que ça va arriver, que c'est là, que ça nous touche, que ça attend, que ça se gonfle, que ça va crever tout d'un coup, que ça va couler dans notre bouche, que ça va nous faire boire, qu'on n'aura plus soif, qu'on n'aura plus mal, qu'on va aimer. »

...

« Une seule joie et le monde vaut encore la peine.
[...]
Une seule joie et nous avons patience.
[...]
Les joies du monde sont notre seule nourriture. La dernière petite goutte nous fait encore vivre. »

...

Photo(libre) Luc Viatour (auteur de magnifiques photos) : merci !

samedi 12 mai 2007

Pas de moi

Des phrases qui ne sont pas de moi, mais qui m'ont touchée, amusée, fait réfléchir. Les aimerez-vous ?
Certaines vous parleront-elles plus particulièrement ?



Etre dans le vent,
une ambition de feuille morte.
(G. Thibon)

A qui sourit la pastèque quand on l'assassine ?!..

Heureux les fêlés, car ils laissent passer la lumière !...

Pourquoi j'écris ?
Ce que j'ai dans le coeur, il faut que cela sorte :
et c'est pour cela que j'écris.
(L Van Beethoven)

Amour ! le seul émoi de ceux que n'émeut pas
l'horreur de vivre...
(Verlaine)

La vie, ça n'est jamais si bon
ni si mauvais qu'on croit.
(Maupassant)

La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie.
(Malraux)

La rouille aurait un charme fou
Si elle ne s'attaquait qu'aux grilles...
(M. Le Forestier)

Une seule joie, et le monde vaut encore la peine.
(Giono)

Je t'aime : est-ce que ça te regarde ?
(Goethe)

Il faudrait essayer d'être heureux,
ne serait-ce que pour donner l'exemple.
(J. Prévert)

Je sais que la nuit s'achève et que demain il fera beau :
l'intelligence est le plus rapide des oiseaux.
(G. Yacoub)