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jeudi 22 décembre 2011

Un peu de givre...

Un peu givré, comme en ces jours de décembre...

tout est tellement plus beau !

Un petit grain de lumière sur le paysage...

un petit grain de folie chez mes amis...

ça fait le sel de la vie,
moi j'vous l'dis !

Belle journée à vous...
et... soyez un peu givrés (des fois) !!!

Cath

dimanche 25 janvier 2009

Touchée



Touchée par l'émotion d'un mot gentil, d'un échange, d'une situation qui fait vibrer... bien sûr que j'y suis sensible, ô combien : cela fait l'essentiel de ce qui nous meut dans la vie.

Mais je veux parler d'autre chose, d'être touchée, physiquement, et c'est essentiel aussi, et parfois on l'oublie. Par fatigue ou par stress, parce qu'on en a trop fait ou pas assez avec son corps, parce qu'on est occupé ailleurs, on néglige ce que le corps réclame. Il nous le rappelle en grinçant, en douleurs plus ou moins criantes, raideur du dos, tensions dans les reins ou les épaules, la nuque, ou simple malaise général, impression diffuse de mal habiter son corps.
Il faut bouger : marcher, danser, se mouvoir, selon ses envies et possibilités, le mouvement c'est la vie ! Je ne suis pas une grande sportive de nature. Mais entre danse, gym d'assouplissement, marche quelquefois, je trouve le moyen de vivre mon corps en mouvement, et c'est vital.
Mais ce n'est pas suffisant. Pour apaiser et dénouer ce corps endolori, il faut le toucher. Le masser le frotter le caresser, d'une main chaude et douce ou plus ferme. Partout, et surtout là où il en a le plus besoin. C'est le corps qui le dit, ou le masseur qui le perçoit, avec ses connaissances ou son ressenti.
Je n'ai pas souvent eu l'occasion d'être massée par un professionnel du massage : j'apprécie le bien-être qui en découle, mais c'est un luxe rare.
Je connais plutôt le massage amical ou tendre, pas expert mais qui fait du bien, entre toucher et caresse. Et puis l'auto-massage instinctif, chaque fois que la douleur le réclame, ou celui de la douche chaude et bienfaisante, les soins du corps et de la peau qui font savonner, gommer, frotter, sécher, enduire d'huile ou de crème... Tous ces gestes font toucher le corps, son enveloppe, la peau.
Et avant même que le massage en profondeur détende les muscles et tout l'organisme, rien que ce toucher me fait reprendre conscience des contours de mon corps. Alors il me semble le retrouver ; je me réconcilie avec lui, je l'apprivoise à nouveau, je l'habite pleinement : je revis !

« Ce qu'il y a de plus profond dans l'homme, c'est la peau. » (Paul Valéry)

Touchée.

Cath
01 2009


Photo : Cré@d'Oc

samedi 22 décembre 2007

Noël doux

Que Noël soit à chacun de vous doux et heureux, tendre et chaleureux, bienfaisant et lumineux !

Il n'est plus temps de douter, se demander pour qui, pourquoi : Noël est là, et la magie de l'espoir, chaque année, fait fondre en moi les plus sombres et vaines questions...
Au moins pour un temps.


Heureux Noël !

Cath
22 décembre 2007

vendredi 16 novembre 2007

Accord en corps

Merci mon corps.
Merci que je t'habite, merci de me faire voir, sentir et percevoir le monde et la réalité. Les autres et la vie.
Merci de me mouvoir, et de répondre présent... la plupart du temps.
Quelquefois un peu moins, tu grinces et tu m'ennuies. Tes imperfections me chagrinent. Tu te manifestes en douleur et en maladie... Alors tu m'enseignes indulgence, patience et humilité. Mais enfin ce n'est pas souvent. Si je t'ai négligé, tu me pardonnes. Je ne t'oublie jamais vraiment.
Car tu sais m'offrir de tels cadeaux : les moments où l'on est en phase, tellement.
Seul, dans le bien-être d'une pause, une sensation de chaleur alanguie... Le plaisir vif d'une fraîcheur ou d'une glissade... La plénitude d'un beau geste ou d'un mouvement huilé, après l'entraînement et l'effort pour y parvenir... Le ressenti intense d'une émotion esthétique, qui donne des frissons dans le dos, coupe le souffle, pour, l'instant d'après, mieux le libérer.
A deux, dans l'harmonie d'un pas de danse, l'échange intense d'un regard... La vibration du toucher... L'inépuisable bonheur du corps à corps... L'étonnement toujours renouvelé de ces instants où l'on côtoie l'infini... (Parler de plaisir est trop réducteur).

Je ne laisserai pas dire que ce n'est rien... que c'est méprisable, vain, ou pire, mal ou punissable : empêcheurs de jouir, empêcheurs de vivre, passez votre chemin ! Allez voir ailleurs si j'y suis : je n'y serai pas...

Je reste là, sans hésiter : l'âme chevillée au corps.


Cath
11 2007

Images :
Matisse : Nu, 1952
Scotin : Les amours pastorales de Daphnis et Chloé, 1731

dimanche 4 novembre 2007

Novembre

Humeur ? novembre.
Tout est dit.

Que voulez-vous ce n'est pas tous les jours juillet.



Cath
4 11 2007

mardi 21 août 2007

Amis


On dit que l'amitié
s'apprécie dans la peine
comme un soutien un réconfort
aux heures sombres un baume au coeur.
Je ne l'oublie pas, mais pour l'heure
je la goûte insouciante et rieuse
et c'est bon !
Merci à chacun de vous, amis,
pour ces heures douces, joyeuses et chaleureuses
vos sourires d'évidence
vos regards qui pétillent
la liberté de se dire
le temps de vous écouter
la légèreté de nos silences
ou tout à coup, partant d'un rien,
ce qui fuse de connivences
des rires à n'en plus finir...
Le simple bonheur d'être ensemble
être soi-même et se sentir bien
vous voir heureux
et se dire que tout est bien.

Et vous aussi
toi ici, et toi plus loin,
au retour trouver vos mots
une carte un message :
vous êtes là ou presque
et si ce n'est pas encore
c'est pour dans un moment...
Se revoir raccourcit le temps
Le vide ne compte plus on se retrouve aussitôt.


Amitié et bonheur
sont des potes inséparables
jamais bien loin l'un de l'autre
ils s'invitent l'un l'autre et sortent ensemble.


Cath
août 2007

Photo : Marqueyssac, août 2007.

vendredi 8 juin 2007

Trop !


A veces piensas que no puedes mas...

Quelquefois la tête ne suit plus. Fatiguée, mais d'une fatigue... juste au-dessus des épaules : le corps en-dessous ça va, il voudrait même bouger lui ! Si on avait le courage... Le cerveau embrumé, embrouillé. La tête vide d'être trop lourde. Electrique. Un effort de plus et ça fait des éclairs. Pas de colère, non : pas la force. Pas de peine : ou alors douce... Juste envie de laisser couler, ne pas penser, ne plus réfléchir.
Vendredi soir, quoi. Mais certains sont particulièrement pesants.
Soir lourd et orageux en plus. C'est dans l'air, ça ne vient pas mais ça nous tourne autour.
La pluie viendrait... Il me semble qu'en baignant le jardin elle laverait mon cerveau fatigué, que sa fraîcheur me donnerait le repos.

Et demain, le ciel lavé et limpide d'un nouveau matin... j'aurai les idées claires.

samedi 2 juin 2007

Bonheur du jour

Tout m'est bonheur...
Tous mes bonheurs !

C'est une bouffée dans l'air autour de moi
dans tout ce que l'on voit
dans le ciel un rayon de soleil
un rien une merveille

Mais non tout cela n'est rien
Vous et moi on le sait bien

Le bonheur c'est de la joie
d'un moment qui nous unit
c'est la magie d'une nuit
d'un cadeau d'une nouvelle
d'un geste qu'on reçoit
qui rendent la vie plus belle !..


"Ce que j'ai dans le coeur, il faut que ça sorte
Et c'est pour ça que j'écris !"
LV Beethoven


Excusez du peu... et la naïveté de cet écrit, de ce cri...
mais pas moyen de faire autrement aujourd'hui !

Cath

mardi 1 mai 2007

Mue gaie

Un brin de fraîcheur, de blancheur, de senteur, de bonheur pour le 1er mai !


...

Quand un ami m'offre du muguet avec ce petit mot « Mue gaie du jardin », au-delà du clin d'oeil je me plais à penser que le jardin connaît une heureuse mue, se déleste de sa peau d'hiver, pour se vêtir plus léger, en tenue d'été.

1er mai/1er novembre, l'année au jardin se déroule et s'enroule comme une bobine entre ces deux pôles, ces deux passages : l'un vers l'été, l'autre vers l'hiver. Mai voit tout fleurir, sortir et s'épanouir ; novembre tout ralentir, se replier, s'endormir.

Comme les cycles au jardin, ainsi mon coeur tour à tour a besoin de s'ouvrir, de rencontres, de paroles et de joyeuses parties, et puis un moment plus tard, quelques heures ou quelques jours se recueille, se renferme, pour mûrir et songer.

Le temps ensoleillé et lumineux incite à sortir, le temps maussade et pluvieux à réfléchir... Mais ce n'est pas toujours comme ça, on se sent parfois en décalage.
Ce n'est pas triste, c'est juste un fait.

Comme le muguet qui signifie en langage des fleurs « retour au bonheur », et qui a une apparence si simple, modeste et recueillie, je sais que ces moments plus graves ne sont pas sombres, ni durables...
Ils sont nécessaires et font avancer, vers une autre phase, un tour plus loin. Et peut-être, changer un peu : une mue gaie, en quelque sorte.


Crédit photo : Wikipédia, Krzysztof P. Jasiutowicz, GNU FDL licence