jeudi 28 octobre 2010

Pilates, l'ami de mon corps

Jamais été une grande sportive, moi... Mais mon corps sent bien qu'il faut que je le bouge ! Il me le dit, à sa manière : un peu rouillé ici par moments, un peu raide par là, un peu mou ailleurs (oui bon, pas besoin de dessin !)

Alors, marcher, nager, faire un peu de vélo, je n'en fais pas beaucoup, mais j'essaie de ne pas manquer une occasion. Je me pousse un peu, et je ne regrette jamais, car ça fait un bien fou.

Et puis mon plaisir, celui qui ne me demande pas d'effort pour m'y mettre, c'est danser ! Avec le folk, ça peut durer des heures...

Et mon moteur, mon carburant plutôt, ce qui entretient mon corps, le garde en forme, souple et mobile, tonique, fidèle à ce que j'en attends, c'est ma gym hebdomadaire : la séance Pilates.

Une méthode inventée par Joseph Pilates, au début du XXe siècle : ce n'était pas un grand sportif au départ, avec un corps plein de défauts, chétif, de santé fragile. Mais il l'a travaillé si bien en profondeur, toute sa vie (jusqu'à plus de 80 ans), en regagnant une santé de fer, qu'il en a fait une méthode valable pour tous : pour renforcer le corps et sa musculature profonde, pour tonifier le ventre et soulager le dos, pour adopter de bonnes positions... C'est une gym santé pour tous. Elle peut aller loin pour qui veut sculpter son corps, danseurs de haut niveau... Elle s'adapte et apporte des bienfaits à tous, pour mieux vivre son corps et aller bien au quotidien.

En plus, en musique, avec un groupe convivial et Dominique pour nous encourager, ça met de bonne humeur, tout ça !

Alors, vous y venez ?

Site (en formation, merci à notre adhérent webmaster !) de notre club, à Lunéville : Dynamic Body, gym Pilates Lunéville.


jeudi 21 octobre 2010

Panne des sens

"Le plus ennuyeux, le plus grave et le plus embêtant, c'est la panne des sens !

- Euh, tu es sûre que ça s'écrit comme ça ?

- Oui : ce qui se passe, c'est un mouvement de colère profond. Pas tant contre la réforme des retraites, qui d'une manière ou d'une autre est sans doute à faire, tout le monde le sait bien. Mais il y a la manière, justement : ce qui manque, c'est le dialogue, la discussion, la négociation. Sur le fond, c'est de pouvoir y mettre des nuances, sur la forme c'est d'avoir un vrai débat démocratique national !
Ce gouvernement drapé dans sa fermeté est aveugle et sourd, ne sent pas ce qui se passe, ne voit ni n'écoute ni n'ENTEND rien. C'est la panne des sens...

- C'est insensé, ça n'a pas de sens !

- Tu vois que tu comprends !"



Crédit photo :
UNSA CG21, © REUTERS/Christine Grunnet.

samedi 9 octobre 2010

Lumière d'octobre

Octobre : insensiblement, le jour réduit sa durée,
mais pas son intensité.

S'il peine à sortir de son lit de brume,
c'est pour mieux nous inonder d'or et de lumière,


iriser ciel et feuillages,

caresser plaines et collines, du lever au coucher.


Le soleil jette quelques coups de pinceaux sur les feuilles,


flatte les rosiers qui se parent d'une ultime rouge fierté,

donne de l'éclat à la moindre fleurette, qui se donne en un dernier bal, joyeux et coloré.


La lumière est invitation, elle vient nous chercher au dedans : comment y résister ?

Ce n'est pas encore l'automne fané, octobre prend seulement le tournant de l'or en ses verdures...

Les ocres présagent des bruns et gris de novembre... Mais ce n'est pas encore le moment.


Qu'octobre vous soit doux, et roux, et lumineux !

Photos Cath,
du 6 au 9 octobre.

dimanche 26 septembre 2010

Festival des Granges 2010

Un mois après : flash-back sur la 7e édition du FDG.

On nous a dit « dans une version un peu réduite cette année », car tout se passe dans la grange, sans chapiteau extérieur. Réduite, n'en croyez rien : par la taille, peut-être, mais pas par la qualité, loin s'en faut ! Si la grange-salle de concert accueille moins de public que le chapiteau, elle est si bien aménagée et a un si beau décor, que c'est toujours un plaisir pour le public et les artistes d'y venir. Et puis ces concerts, plus acoustiques cette année, ont rivalisé de talent, d'énergie, de vibrations, d'émotions, si bien que me voici encore incapable de choisir pour désigner le plus beau : un très bon cru, cette édition 2010, que j'ai beaucoup aimée. Et je ne suis pas la seule... Que de beaux moments !

Mais reprenons, at the beginning...

Ce 26 août, soirée annoncée « blues, folk et country ». 20h40 : H. Burns ouvre le festival. Sans façon, d'une enjambée, il est sur scène avec sa guitare. Présentation sobre, d'une voix chaude, toute en nuances, ce garçon nous sert un blues bien interprété, sensible, tout ce qu'il faut pour nous mettre dans l'ambiance d'un festival qui a vraiment pris ses marques et son style.


Après une pause (et le passage à la buvette est apprécié par cette chaude soirée d'été), changement de style avec le groupe Chapel Hill : d'entrée, d'emblée, ça déménage, avec un rock tout ce qu'il y a de plus old style, un vrai rockabilly ! Tout y est, rythme, mélodie, chanteur frimeur à voix rauque et pin-up danseuse pour mettre en valeur l'artiste : autant à voir qu'à entendre, à rire qu'à écouter, dans ce début de spectacle qui laisse le public abasourdi, hilare, ravi. Tonnerre d'applaudissements. Mais dès le deuxième morceau, le style change, et ensuite il sera impossible de le qualifier, finalement, car le groupe aux influences variées va du country à la pop en passant par le rock et le folk, en créant son univers, très attachant j'avoue : c'est mon coup de coeur du festival ! Ah, j'allais oublier, la pin-up est en fait une violoniste de talent, sexy et pleine d'humour ce qui ne gâche rien ! La salle est sous le charme et amusée, beau succès pour cette découverte que l'on reverra sans doute dans la région, (chouette !) car si Nathan Symes est originaire de Caroline du Nord, le groupe est basé en Alsace.


Mais on n'a pas encore tout vu !

Arrivent Charlie Fabert, qu'on avait déjà vu et apprécié aux Granges, et Fred Chapelier, immense guitariste de blues et rock : et le duo est une réussite, deux prodiges qui se répondent ; une belle complicité musicale, deux talents à l'état pur, on se régale !

L'ambiance est à son comble et personne ne songe à se coucher, alors la soirée se finit par un boeuf général des deux groupes sur scène, Chapel Hill venu jouer avec le duo !

.....

Vendredi 27 août : soirée chanson : « chanson » est un peu court pour qualifier l'univers des artistes au programme, parlons plutôt d'«auteurs compositeurs interprètes ». Et ces trois-là sont merveilleux guitaristes, chacun dans leur style : Tom Theuns, Lisa Doby, Nilda Fernandez : du nord à l'ouest et au sud, on va voyager, ce soir...


Fondateur des groupes Ambrozijn (folk flamand tout en finesse) et Aurelia (duo avec une violoniste), Tom Theuns sait aussi chanter et jouer seul, dans un registre plus intimiste : il le fait dans différentes langues et styles, avec beaucoup de talent et d'aisance, et en empruntant chaque fois, me semble-t-il, un timbre différent, tant sa voix a de possibilités, des graves aux tons montant plus dans les aigus. Quelques reprises et des compositions personnelles, dont un instrumental aux accents celtiques, à couper le souffle tellement c'est beau... J'accroche moins au style bossa de quelques titres, mais décidément, cet artiste plein de charme, avec sa silhouette longiligne, ses jambes interminables et son visage de poète, sait tout faire avec sa voix et sa guitare !


Une fille ! C'est rare parmi les artistes de ce festival (comme partout d'ailleurs), et celle-ci est particulièrement remarquée : en douceur tout d'abord, avec des chants gospel et soul, puis peu à peu des rocks de plus en plus rythmés, Lisa Doby occupe la scène avec une présence impressionnante. Quelle voix, quelle expressivité ! Elle est en trio, et bien accompagnée, mais ce sont essentiellement sa voix et sa personnalité qui dominent et emportent la salle, comme une vague d'énergie, de fraîcheur et de talent. Elle fait une reprise d'Eleanor Rigby, une merveille. Je pense à celle de Kristle Warren l'an dernier, même si c'est très différent. Le succès est énorme, le public enthousiaste, en redemande !


La soirée est magique...


J'en connais qui sont venu(e)s spécialement (et de loin, même !) pour Nilda Fernandez. Mais les « premières parties », c'est bien plus que ça, au FDG... Nilda l'a bien senti, depuis les loges, ou je ne sais où il se trouvait en ce début de soirée, le salon des artistes en mezzanine. Il nous le dit en arrivant sur scène : quel menu nous servir, alors qu'on a déjà eu deux excellents repas ? Il nous propose de démarrer doucement. Un concert, ça prend goût peu à peu, avec les ingrédients qu'on y met. C'est comme une paëlla. Cette métaphore gourmande sera le fil rouge du concert : Nilda va nous décliner la recette de la paëlla, étape après étape, tout au long de la soirée, entre les chansons. Il démarre doucement, mais il s'y entend pour poser l'ambiance, par sa voix, son jeu de guitare, la magie des textes et des images, les voyages où il nous mène... Et d'un titre à l'autre, l'émotion prend, la magie opère, le public conquis reprend en choeur certains airs, applaudit en rythme les flamencos endiablés, et retient son souffle pour une écoute au plus près, quand Nilda vient s'asseoir au bord de la scène, presque comme un moment privilégié entre amis dans dans son salon...

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Samedi, dernière soirée : jazz manouche : trois groupes sont invités à rendre hommage à Django Reinhardt à l'occasion du centenaire de sa naissance cette année. Le maître a fait des émules, le jazz manouche inspire !


« Nitchojazz » est un jeune groupe de Meuse, trio de guitaristes accompagné par un contrebassiste. Autodidactes, ils éblouissent par leur virtuosité. Toujours le sourire entre les morceaux, communiquant au minimum, un peu timidement, avec une lecture brève de quelques titres sur un papier, ils assurent quand il s'agit de jouer, et séduisent par leur fraîcheur et leur passion communicative. Un rythme impeccable, un talent déjà sûr, retenez leur nom, ces jeunes-là devraient faire du chemin !


Leur succèdent « Les Doigts de l'Homme » : le groupe avait fait une prestation remarquée, très appréciée, au festival, sous le chapiteau, il y a deux ans, avec leur talent et leur humour. Olivier Kikteff entame le concert en jouant un morceau de guitare solo, en lumière douce, c'est très beau. Puis le groupe s'y associe et laisse éclater sa fougue. Le talent est inchangé mais ils préviennent d'emblée, c'est fini les pitreries sur scène ! N'empêche, il reste un jeu brillant de ce groupe communicatif, plein de complicité et d'inventivité. Succès encore, mérité, le public est enthousiaste !


La soirée se clôture avec Yorgui Loeffler en trio. Ces trois-là parlent peu, ils semblent étonnamment intimidés : il faut dire que la soirée est grandiose, c'est impressionnant de passer après deux groupes aussi bons. Mais aucune inquiétude, ils gagnent le public et leur assurance très vite, avec un jeu virtuose, plein d'habileté et de finesse, très apprécié. Une belle cohérence que cette soirée jazz manouche avec trois styles différents : la salle, réchauffée malgré la fraîcheur atmosphérique, ne s'en lasse pas, et se laisse porter, emportée par le rythme et l'énergie de la musique de Django. Un moment de chaleur précieux en ces temps difficiles pour les tziganes chez nous...

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Dimanche : le festival a un bonus : et quel bonus ! Un concert suivi d'un mini-bal folk en après-midi, avec Marc Perrone à l'accordéon diatonique, accompagné de Marie-Odile Chantran (percussions, voix, vielle à roue). Pas de guitare, pour une fois. Marc Perrone joue de l'accordéon diatonique depuis (presque) toujours, passionné de cet instrument et de ses sonorités. Il a composé de multiples musiques de films et de chansons, et ce qu'il joue évoque des souvenirs de mélodies connues, tendres, familières alors qu'on ne le savait pas. Marc Perrone chante aussi, et raconte, sa jeunesse de fils d'immigrés italiens, son amour de la musique et du partage : à présent atteint d'une maladie invalidante, il communique une joie de vivre impressionnante, c'est un beau moment d'émotion. Sa compagne chante, slame parfois, joue de la vielle et de divers accessoires inattendus pour faire des percussions : objets de la maison, sac plastique froissé... On fait un beau voyage à travers la musique.

Et pour finir en fête le festival, on pousse les chaises et les bancs, et ceux qui savent entrainant ceux qui découvrent, en avant pour un bon moment de bal folk !

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Vous aurez compris qu'il ne s'agissait pas d'une version réduite du Festival des Granges, mais d'une édition particulièrement réussie, d'après les privilégiés qui y étaient...

Qu'ajouter sinon qu'aux Granges (il n'y en a qu'une maintenant, mais le pluriel reste de mise, car c'est un esprit, l'âme du festival), la convivialité se vit en toute simplicité : les organisateurs, Fanny et Pascal, trouvent toujours le moyen d'accueillir les amis, de discuter un moment, et Pascal, ce qui est très apprécié, de nous présenter sur scène les artistes invités et de donner des nouvelles du festival et de leurs projets. Et malgré cette simplicité apparente, les prestations sont très « pro » : déjà la comm est très belle (programmes et affiches faits par eux), et puis le son et la lumière sont impeccablement réglés, le décor de la grange soigné, l'accueil pratique (buvette etc) sans faille, par des bénévoles dévoués et sympa, les horaires de début de soirée respectés.

Et ensuite, ensuite, on laisse faire les artistes...

C'est ce qu'on aime ici, et ce pourquoi on y revient.

Merci à vous pour tout qu'on a vécu encore cette fois, et à l'année prochaine !


Photos Cath


jeudi 26 août 2010

Ile de beauté

Troisième voyage en Corse. L'île ne se laisse jamais dévoiler toute entière, il nous reste encore à en découvrir... Et plus on la connaît, plus on l'aime !

J'en garde pour longtemps plein d'images, de sourires, de lumière, de parfums... et aussi plein de photos, à partager. En voici quelques-unes : alors, vous embarquez avec moi ?
(A regarder en écoutant : http://www.meridianu.com/ : cliquez sur la molette de votre souris pour ouvrir un nouvel onglet.)

Terre !
A l'horizon, la péninsule du Cap Corse, qu'on longe un certain temps avant d'arriver à Bastia.


Le port de Bastia : on y est !

Garrigue et maquis odorants. Un jeune olivier, chevelure au vent, est le compagnon de notre premier campement, à Pietracorbara sur le Cap Corse.

Balade sur les hauteurs. Sur une route qui finit en piste... rencontre au sommet !



Depuis les rivages du Cap Corse, par temps clair, on aperçoit l'île d'Elbe : vous la voyez (ci-dessus) ?


Soirée resto en bord de mer.

Pont génois sur le Fiumacci, à Ponticellu (hameau de Pietracorbara), et piscine naturelle en rivière.

L'eau y est bien fraîche, je n'y ai trempé que les pieds. Mais "mes hommes" s'y sont baignés, et ont même sauté et plongé du rocher !


Balade dans le maquis.


Un arbre calciné à l'allure fantômatique, me faisant penser au roman (Mal'Concilio) et aux contes de M. Rogliano, dont les mots m'accompagnaient là-bas...

Changement de région : coucher de soleil en Balagne, sur la côte ouest.


Les ruelles étroites de Corbara, village médiéval escarpé, à flanc de maquis. Ici, peu de voitures : elles ne peuvent pas entrer !



La chapelle Notre Dame des Sept Douleurs, tout en haut du village. (Mais son nom n'est pas dû à la difficulté de monter !)



Lieu inspiré, un si petit village comporte 7 chapelles ! Et l'église A Nunziata, de style baroque. Et un couvent un peu plus loin, où nous avons assisté à un concert de chants et polyphonies corses, par le groupe Meridianu.


Un clocher sous la lune, exactement, juste en-dessous !


La cloche de l'école, bien calme : non ce n'est pas encore la rentrée !

Nous logeons au coeur du village, avec vue sur la montagne qui change de couleur selon la lumière au fil des heures, on ne s'en lasse pas.



L'Île Rousse : transparence de l'eau...

La gare de L'Île Rousse, avec une ligne allant vers Calvi ou Ponte Leccia.


L'Île Rousse au couchant...


Farniente et baignade... comme souvent.




Un monolithe étrange, solitaire, semble perdu au milieu de nulle part, sur une plaine granitique. Nous le visitons en ignorant son origine, car rien n'est indiqué à proximité : en fait, il s'agit d'un projet d'ornement pour un monument à la gloire de l'empereur : sculpté sur place en 1826, pour des raisons techniques ou politiques il n'a jamais été utilisé, ni déplacé, et reste là, laissant croire ce qu'on veut sur les talents des hommes préhistoriques !
Le jeu de géo-caching nous y a menés : mais cette fois, après le site déjà difficile à dénicher, la cache est introuvable ! Elle a sans doute été pillée...
(Nous avons eu plus de chance à Notre Dame des Sept Douleurs, où nous l'avons trouvée.)

Le village d'artisans de Pigna, aux volets bleus.

Coucher de soleil sur Algajola.


Et le temps fuit (qu'il y ait ou non des aiguilles au cadran n'y change rien...) : c'est déjà l'heure du retour, la fin du voyage...

Nous quittons la Corse à regret, faisant le voeu d'y retourner !

La prochaine fois, je vous ferai un zoom sur sa flore...

Mais pour le moment, je file, au Festival des Granges !

(Photos Cath, sans aucun filtre, les couleurs sont naturelles !)