lundi 18 août 2008

Beauté


Ce qui est étonnant et merveilleux chez l'être humain, c'est sa faculté à percevoir la beauté, son émotion et son plaisir toujours renouvelé de voir le beau.


A y réfléchir, je n'en vois pas l'utilité, dans l'évolution des espèces en général, ni dans celle de l'homme en particulier.
Cette capacité est donc un bonus, un talent gratuit, un cadeau de la nature !


Un cadeau parmi d'autres, car des cadeaux de beauté insensée, la nature en offre tant. Généreusement, gratuitement, sans but ni raison.


Sans réellement que la beauté soit intrinsèque à un paysage, à un coucher de soleil, à la couleur ou l'aspect d'un rocher : la nature n'en a que faire, elle ne se façonne pas selon ce critère.


Le paysage se modèle par l'érosion qui a ses lois, le soleil sa course, la roche sa composition... C'est notre regard qui les traduit en émotion esthétique. Et c'est merveilleux. Cela ne sert à rien, mais c'est le début du bonheur.


A moins que cela serve à donner envie de vivre, de croire, d'espérer, à l'être humain qui en a tant besoin ?

Cath
08 2008

Images : les orgues d'Ille-sur-Tet, Pyrénées Atlantiques.


A écouter :
Beauté, par Gabriel Yacoub

dimanche 17 août 2008

Histoire d'eau

Pays pelés, montagnes arides, maquis et garrigues du sud, rochers brûlants des heures durant, lumière immobile où l'homme vacille...
Régions d'étés longs, d'heures lourdes, de midi qui s'étire jusqu'à seize heures : terres de Méditerranée.

Mais ici et là, un peu partout, jouxtant des quasi-déserts, surgissent jardins de fruits et de fleurs, oasis inespérés d'arbres et d'ombre.

Le secret de ce miracle s'appelle : irrigation.

L'eau des orages, des pluies d'hiver et de printemps, des sources d'altitude, recueillie et préservée, canalisée, répartie par des générations d'hommes, apporte vie et culture, jardins multicolores, abondance et beauté.

Ce n'est que de l'eau pourtant. Elle suit son cours selon la gravité, imperturbable, inexorablement. J'en prends tous les jours au robinet sans y penser.

Mais là, voir un arrosage par irrigation, au bout d'une vallée encaissée parcourue d'un ingénieux réseau de canalisations à flanc de montagne, m'a fait une joie indicible, un vrai plaisir d'enfant, lorsque se déverse l'eau bienfaisante.

Quelques vannes à fermer et ouvrir à tour de rôle, un système simple mais bien pensé, et le niveau monte dans les petits canaux puis déborde, et la terre se gorge d'eau, les feuilles se couchent sous cette rivière de vie douce et éphémère du soir.

Au matin, l'eau a repris son cours sagement, pour aller irriguer d'autres parcelles. Le jardin s'éveille, plein de fraîcheur et de rosée encore, et le sol est spongieux sous les pas. Cela ne dure pas. L'eau va pénétrer en profondeur, chaque goutte alimentera les racines à différents niveaux, et le reste, filtré à travers la terre et les roches, redeviendra plus tard une source un peu plus loin...

Et le soleil qui se lève montera vite, au plus haut du jour, chauffer de ses rayons ardents la terre ocre et sable.

Cath
08 2008

Photos : en Midi-Pyrénées. Irrigation à Sahorre, Rotja.

A écouter : L'eau, par Yves Borredon (dommage que le son ne soit pas meilleur: soyez indulgents, c'est mon premier clip ! très artisanal... Mais je voulais partager cette chanson - Cath) :



(idem, lien direct Youtube)

Et aussi :
Lumière de l'eau, par François-Marie Gerard

L'eau, par Gabriel Yacoub

La rivière, par la Bergère

jeudi 31 juillet 2008

Vacances

Je n'ai pas trouvé mieux comme image des vacances ! Ce n'est pas que la plage soit indispensable aux vacances, ni que j'y séjourne beaucoup, ni que j'ignore d'autres activités ou lieux merveilleux... Mais avoir le temps de regarder ses pieds, qu'ils soient nus, qu'il fasse chaud... Et ne rien avoir à faire, aucune contrainte... Avoir la liberté de voir défiler le temps, ou de contempler ses pieds qui jouent avec le sable... C'est une belle détente, une pause précieuse et bienvenue.

Bon, pour le moment je n'en suis pas là : en vacances depuis une heure, j'ai encore du mal à réaliser que c'est pour trois semaines ! Trois semaines sans travail, sans bureau ni coup de fil ni rendez-vous. Ouf ! J'aime mon travail, mais il y a des moments où je sature : et là ça fait un moment, plus d'un mois que j'aspire à faire une coupure.

"Sans"... sans tout cela donc, mais "avec", avec quoi ?

Avec mes proches, pour se retrouver ensemble, à faire, à parler, à jouer, ou ne rien faire, juste passer du temps hors du rythme habituel...
Avec des horizons nouveaux à aller voir : les Pyrénées nous attendent. Quelque part entre Andorre et Perpignan, en montagne, pas très loin de la mer, près de l'Espagne : rien que les mots prêtent au rêve...
Et avec des horizons connus à revoir : l'Auvergne où l'on retrouve la famille. Pour quelques moments de retrouvailles, pause joyeuse et chaleureuse...

Bon, c'est pas tout ça... mais j'ai les bagages à finir !

A bientôt : j'ai beau essayer de le voir passer, le temps va m'échapper je le sens !


Photos : Cath, Corse 2006

mercredi 23 juillet 2008

Nez en l'air

Balade estivale fraîche à Nancy, entre chien et loup, le nez en l'air : parce que le nez en l'air le regard s'élève, le ciel est plus bleu... Le ciel est, tout simplement.

La lumière, les ors plus brillants...


Quelques sourires, des clins d'oeil, des surprises.

Un cheval volant qui n'est pas Pégase.


Des façades en trompe-l'oeil, d'autres, mises en beauté, illuminées.




Et des fleurs en l'air : je n'ai aucune idée pourquoi, dans cette rue uniquement. Mais c'est bien mieux que si elles n'y étaient pas !

Cath
juillet 2008

dimanche 20 juillet 2008

Mystère

Où vont les chaussettes quand elles divorcent ?


Franchement, je me demande.
De lessive en lessive, de semaine en semaine, j'attends et j'espère : mais au lieu de diminuer, le nombre de chaussettes célibataires augmente et me désespère ! (enfin, c'est une façon de parler, hein...)
Il y en avait une, puis deux, trois. Je viens d'en remarier une paire en faisant du rangement dans l'armoire de mon ado de fiston ; c'est toujours une petite victoire...
Et nous voilà avec six chaussettes désassorties ! C'est un comble. Un vrai défi à mon organisation du linge, qui perd peu de choses, pourtant.
Mais là, c'est un mystère. Ces six-là me narguent, c'est certain. Ou alors on se fait voler par un unijambiste. Voire deux, de pointures différentes.
C'est fou comme l'imagination peut s'inventer des coupables. De vaines raisons.
Mais enfin, j'ai râclé le fond des bacs à linge et tiroirs : rien.
J'attends qu'une ou l'autre des lessives qui arrivent fasse émerger par miracle l'âme-soeur, pour apparier les paires. Mais non.
Alors, vous y comprenez quelque chose, vous ?
Six esseulées. Un tel score, c'est du jamais vu ! Ou alors 'y a longtemps, ou bien j'ai oublié...
Et dire que les garçons ne sont pas encore rentrés, et qu'ils vont arriver avec des valises pleines de linge sale... ça promet !
Et je ne vous parle pas des vitres à faire, du rangement qui laisse à désirer, du repassage en retard...
Il me semble que j'ai besoin de vacances, moi !
Possible que ce soit ça, oui, le nombre de chaussettes perdues : un indice de ras-le-bol, un genre d'Echelle de Richter de l'état de fatigue de la « maîtresse de maison »... qui ne maîtrise plus la maison...

Vivement les vacances !

Cath
juillet 2008

lundi 14 juillet 2008

Un jardin pour la paix

Je vous parlais de jardin, mais là, il s'agit de tout autre chose ! Entre mon petit carré de potager et celui-ci, la marche est haute : c'est un étage, un pas de géant !

Au pied de l'imposant ouvrage historique de la citadelle de Bitche, est créé pour le plaisir, la promenade et le repos, un jardin pour la paix : joli symbole que ce parc richement planté et orné de compositions pleines d'imagination, créations de différents artistes-jardiniers.


Dans cet espace de fraîcheur, de senteurs, en plus de plantes et de fleurs on cultive luxe, calme et volupté, poésie et humour : les ingrédients de la paix...

Tableaux choisis, en leurs titres originaux :


- "Le jardin météorique" :

- "Le jardin migrateur":

- "Roule ma poule" :

- "Rêve dingue" :

- "L'école buissonnière":

- "Water glass garden" :


- "Plonger dans l'inconnu" :

...


J'espère que la balade vous a plu, autant qu'à moi.

Que la paix soit... sur le monde, comme ce jardin : à portée de main.


Cath
14 07 2008