lundi 24 mars 2008

Ô les mains !..

Quand on se pose parfois, par jeu, cette question un peu futile, «quelle partie du corps préfères-tu ?», je ne sais pas quoi répondre (toutes ? aucune ?), tant je suis sûre d'aimer le corps humain dans son entier, sans pouvoir le parcelliser.

Pourtant je sais bien que le visage me fascine, pas tant ses traits que son expressivité, et surtout les yeux, qui transmettent le regard : un regard peut être vide ou indifférent, il peut aussi être riche et profond, et sans mots exprimer tellement de la réalité d'une personne. J'essaie d'aller au-delà... mais le regard me parle énormément. A tout âge.

Et puis j'ai une passion pour les mains. Les mains en soi ne sont rien, au bout des bras, sans être dirigées par le cerveau et tout le système nerveux qui conduit les ordres. Mais enfin ce sont elles que l'on voit, et leur danse est un spectacle inépuisable.

Les mains tiennent et prennent, attrapent et maintiennent. Les mains font et défont, construisent et bâtissent, façonnent et modèlent. Les mains cousent et réparent, cuisinent et tartinent, lavent et soignent. Les mains plantent et jardinent, les mains cueillent et récoltent. Les mains tiennent un instrument, de travail ou de musique, et transforment le vent en or : les mains le recueillent et le donnent. Les mains disent et jouent. Les mains écrivent. Les mains se serrent et s'ouvrent, les mains se lèvent et prient. Les mains touchent et se touchent. Les mains se prennent et se tiennent. Les mains se tendent et sont tendres. Les mains massent et caressent. Les mains entourent et protègent, et puis laissent grandir et s'envoler...

Les mains sont jeunes et maladroites, c'est de la pâte à modeler.
Les mains grandissent et sont fortes, c'est un poing, c'est un outil.
Les mains s'affinent et se peaufinent, c'est de l'expérience et de la dextérité.
Les mains mûrissent et vieillissent, c'est un parchemin, une histoire, un livre ouvert, une vie...


Mots et images : Cath
(Merci pour vos mains amies)
Montages images : réalisés sur Gimp, avec Guillaume, qui m'a prêté la main... Merci!

...

A lire, à écouter : les mains, en chanson :

* Gabriel Yacoub, Mes Mains

* Mark Cean, Les mains

mercredi 19 mars 2008

Clair de mars

Un frisson dans l'air
Le ciel un soupçon plus clair
Trois fois rien quelque chose
Qui rend l'aube plus rose
Le petit matin pailleté
D'une pâle et timide clarté

Ce ne sont qu'indices et prémisses
Deux trois traits une esquisse
Trop tôt pour parler de verdure
Un peu de mousse sur le mur
L'herbe est encore gris foin fané
L'écorce des arbres nue
Les bourgeons à peine nés

Mais la terre s'attendrit
Et ça et là se fend
D'un bulbe qui fleurit
L'austère hiver se rend
Les jaunes d'or sont les premiers
Suivront les roses et les blancs
Puis avril et ses verts sucrés...
Tu as vu ? C'est le printemps.


Cath
mars 2008




mardi 11 mars 2008

Paname

J'adore Paris. Entendons-nous bien : je n'ai aucune envie d'y vivre, la qualité de vie et le rythme de la province me conviennent très bien.

Mais le foisonnement de la capitale, son abondance matérielle et culturelle me fascinent. J'aime bien y jouer les touristes. Foule cosmopolite, monuments prestigieux, larges avenues et petits quartiers touffus y cohabitent en bon voisinage : je lève le nez partout, tout m'intéresse. J'aime l'architecture de Paris, ses ponts et fontaines, j'aime le style art déco des bouches de métro, les kiosques et les colonnes d'affiches de spectacles, les réverbères. J'aime les places et les parcs, les cafés à terrasses couvertes, toutes les petites boutiques, et puis les marchés déroulés le long des trottoirs. Je regarde les gens vivre et s'activer, j'ai l'impression d'être dans un film de Jacques Tati.

Je n'y étais pas allée depuis longtemps, et je me suis régalée à redécouvrir Paris. La circulation m'a paru moins terrible qu'on le dit, ou bien elle s'est améliorée, ou bien c'est plus calme pendant les vacances scolaires ?

Mais enfin la capitale se met au vélo, et même si c'est très minoritaire et si je trouve qu'il faut un certain courage physique pour enfourcher un deux-roues au milieu du bazar des véhicules, ça me paraît un peu de liberté gagnée : sur la pollution, la dépense d'énergie, les grèves qui bloquent les transports, etc.

Et puis c'est déjà le printemps à Paris ! Les arbres commencent à bourgeonner, à fleurir, rose, blanc, jaune... Et l'on vend des jonquilles, des tulipes. A la campagne, en Lorraine, on voit poindre les crocus, mais on attend encore les coucous, ces primevères des prés de printemps.
Alors ces couleurs des marchés de Paname, ça sent les beaux jours, ça donne envie de chanter !



Cath
04 03 2008

samedi 8 mars 2008

L'Auvergne à Paris

Alors ce concert, me direz-vous ? Et bien c'était superbe, ce spectacle, l'Auvergne au Casino de Paris.

« Le trad', ça se partage ! » Mais habituellement, le trad', je l'écoute, je le danse, je le vis plutôt dans de petits lieux, grange, salle des fêtes ou chapiteau, parquet de danse, ou sol herbeux et plein air... Là c'était un autre contexte : le Casino de Paris c'est tout un décor, tentures et moquette rouges, lustres et colonnes aux ors surannés, fauteuils moëlleux, ouvreuses affairées à nous piloter jusqu'à notre place, où l'on se retrouve un peu coincé, pas moyen de bouger... Alors on sentait bien que ce ne serait pas tout à fait pareil ; mais on ne savait pas trop à quoi s'attendre. Et bien, la surprise a été bonne !

En première partie nous découvrons « la Bourrée Montagnarde » : quelle équipe ! Je ne sais pas combien ils sont, mais ça fait du monde! Et une belle énergie. La Bourrée Montagnarde est un groupe folklorique, je ne suis pas spectatrice assidue de ce genre, mais j'apprécie. Ils font honnêtement une reconstitution folklorique qui se défend. Les morceaux sont reliés par une histoire de randonneurs et de pèlerins que je ne trouve personnellement pas très convaincante, on a vu conteur plus inspiré... Mais dès que la musique donne, je sais pourquoi je suis là : ça sonne bien, ça danse et ça tape du pied, ça rend heureux, c'est chez moi ! Et puis les danses, des bourrées pour la plupart, sont bien rendues, les costumes soignés, les danseurs «pêchus» : les chorégraphies passent bien, la fougue et la joie de danser sont visibles. Des esprits tatillons ou plus puristes que moi diront ceci ou cela sur l'authenticité des figures... Pour moi je goûte le spectacle en bon public et folkeuse, danseuse moyenne ayant à en apprendre : et je leur donne un coup de chapeau, bravo pour tout ça!

Pour un aperçu, deux séquences-vidéos ici :
http://fr.youtube.com/watch?v=81ApxnDL2Os
http://fr.youtube.com/watch?v=yCiHdm3iwWo

La deuxième partie est très attendue : « les meilleurs artistes d'Auvergne enfin réunis », dit le programme ! Et en effet, Los Collègas réunit quelques artistes parmi les plus chevronnés et reconnus de la région, en musique traditionnelle et/ou évolutive. Car le trad', ça bouge, je ne vous ai pas dit ? Certes, ça se danse, mais ça évolue aussi, ça vit, ça se prête à la création. Ce groupe le démontre avec brio, tant par la diversité des instruments conviés (vielle, accordéon, cabrette - la cornemuse auvergnate -, guitare, basse, piano, percussions et batterie), que par les morceaux interprétés, des reprises d'airs traditionnels et des compositions récentes. Les chants et arrangements sont modernes, variés, et renouvellent le répertoire. S'y adjoignent deux couples de danseurs délibérément contemporains, pas en costume foklorique mais en tenue de ville, pour des chorégraphies mêlant danse de salon et clins d'oeil aux danses traditionnelles. L'ensemble est joyeux, festif et moderne, du trad' vivant et coloré, on se régale ! Que ce soit en version solo, en trio ou tout le groupe, en intrumental ou en chanson, le spectacle est varié, tous les interprètes sont très bien ; mention spéciale (à mon goût) au chanteur-conteur Eric Courdon pour son énergie communicative, à Patrick Bouffard à la vielle et Didier Pauvert à la cabrette, virtuoses éblouissants tous les deux et que je ne me lasse pas d'écouter. Quelle soirée ! Du grand spectacle : ce trad' revisité a de l'avenir !

Pour vous en donner quelques aperçus, cinq petites séquences-vidéos ici :

Bourrée à Alexis :
http://fr.youtube.com/watch?v=brE07TD5YB4

En trio :
http://fr.youtube.com/watch?v=egahwDh7KE4

Solo de cabrette :
http://fr.youtube.com/watch?v=l0jfHzWHkYk

L'aïga de rosa :
http://fr.youtube.com/watch?v=tgtEYj1O_xU

Se canto :
http://fr.youtube.com/watch?v=n46uSciwE34


Bonne découverte !
Partagerez-vous mon enthousiasme ?

Catherine
03 2008



dimanche 2 mars 2008

Musique !

La musique traditionnelle, c'est vraiment une passion partagée : car on ne la joue ou on ne l'écoute jamais seul, on la danse, on la vit à plusieurs !
Au fil des années et des souvenirs cumulés, de concert en bal, et de soirée en festival, elle me parle de plus en plus : plus que de passé ou d'Histoire, elle me raconte de plus en plus d'histoires.
Histoires de rythme et de vibrations, de danses enjouées ou de mélodies tendres, d'amour et d'amitié... et de famille aussi. Surtout l'Auvergne. L'Auvergne, c'est un peu ma famille, même si personne chez nous n'y est né : ma soeur et mes parents s'y sont installés, et mon beau-frère, Didier, est auvergnat, et joue de la cabrette. Magnifiquement : ne lui dites pas que je vous l'ai dit, car il est discret et modeste, mais c'est un des meilleurs cabrettaires, parole !
Il est à l'affiche du Casino de Paris ce 3 mars (avec d'autres bien sûr, je vous l'ai dit le trad' ça se partage...) Alors on y va !
En famille : le trad' ça se partage.

A bientôt pour vous raconter ça... Le trad' ça se partage !

Cath
02 03 2008

Perdu


« C'est la mère Michel qui a perdu son chat... »
La petite mère Grain de sel aussi, et pas de père Lustucru qui lui a répondu.
Il faut bien se rendre à l'évidence : Rouky ne rentre pas. Trois semaines, et personne ne l'a vu. Au village, on a demandé ici et là, on a sillonné le long des routes et les abords de la rivière : rien ; disparu, volatilisé.
Les attraits d'une chatte ou d'une exploration de l'autre bout du village auraient fini par ramener ses pas un jour ou l'autre par ici, ce n'est pas si grand.
Nous avons demandé à la SPA et à la clinique vétérinaire en ville : rien. Nous avons fait circuler une affiche avec sa photo, sur la camionnette de la boulangère ambulante qui fait le tour des villages environnants. Nous avons eu un petit espoir : quelqu'un nous a appelé du village derrière la colline, à quelques kilomètres d'ici, on avait retrouvé un chat roux perdu ! Nous y sommes allés, le coeur battant... mais ce n'était pas Rouky. Ce matou-là était bien plus gros, moins rayé, plus blanc. Celui-là a erré dix jours et a trouvé un foyer chaleureux. Un de sauvé !
Mais Rouky n'a pas été retrouvé. S'il reste un espoir, il est mince. On l'attend encore un peu, mais de moins en moins. Le plus plausible est que notre petit chat curieux ait été emporté par un renard à la nuit tombante, car ils s'approchent des villages à la recherche de nourriture, et les volailles et lapins sont rentrés le soir...
La vie est faite de grands et petits deuils ; c'en est un. Peu à peu on se fait à l'idée. Le souci s'estompe, et la peine aussi : il nous a fait le cadeau de sa présence, il nous faisait tout le temps rire ou sourire !
S'il est au paradis des chats, ils ne doivent pas s'ennuyer.


Cath
02 2008

lundi 11 février 2008

Chacun cherche son chat...

Chacun cherche son chat :
Un peu chat, un peu pacha
Le nôtre c'est Rouky !
Ah bon je l'ai déjà dit ?
C'est qu'on ne s'en lasse pas...

Il paraît qu'il a de longues pattes
Rouky l'acrobate
Qu'il est beau et grand
Rouky l'élégant

Sûr qu'il est malin
Autant qu'il est câlin,

Joueur et malicieux,
Coquin et bienheureux !

Oui mais voilà
Rouky nous fait du souci
Car il n'est plus là
Pas rentré depuis trois nuits !

Alors soyez beaux joueurs,
Dites-moi qu'il est cavaleur,
Dragueur, chasseur, fugueur,
Qu'il fait le bonheur
De quelque chatte en chaleur...

Mais ne me parlez pas de malheur
Et de sa dernière heure !
Je n'en ai aucune envie...
D'ailleurs un chat a neuf vies
N'est-ce pas Rouky ?
« Rouky, Rouky, Rouky ! »

Cath
02 2008


mercredi 23 janvier 2008

Et pourquoi pas ?

(Les premières fois)



La première fois, c'est toujours une angoisse, un étonnement qui se mêle au plaisir, et qui, parfois, le surpasse et le recouvre. Le plaisir et la fierté, c'est après, quelquefois pendant, quand on arrive à être pleinement dedans, ou quand on se voit agir, comme de l'extérieur de son corps, comme en film : « Est-ce bien moi ? »
Alors vite, il faut réintégrer son corps, pour ne pas perdre la concentration, rester dedans, le vivre de l'intérieur.
Et peu à peu la détente arrive, on fait ce qu'on a à faire, les sens décuplés on en goûte chaque instant.
On en sort épuisé, mais heureux et fier.
Avant ou après, rien n'est tout à fait pareil. Parce qu'on a osé, qu'on s'est dit "et pourquoi pas ?" on a franchi le pas, le rêve a pris vie.
Ces moments-là, on les vit si intensément que le souvenir reste, vif et précis, longtemps. Ou parfois au contraire il n'en reste qu'un trou noir, le souvenir ne s'est pas fixé : il faudra du temps pour en retrouver des bribes.

Quelle première fois ? Mais toutes les premières fois ! Toutes les fois qui comptent, dont on s'est fait tout un monde, qu'on a vécu à l'avance des dizaines de fois et qui ne se déroulent jamais comme on l'a prévu.

Le premier baiser, fébrile, dans une voiture... On a pris le temps pourtant, mais je ne savais pas que la première fois on se caressait aussi. Je pensais que flirter c'était rester au-dessus des vêtements. Surprise que ce soit si bien, en-dessous.
La première fois qu'on va plus loin, qu'on «le» fait vraiment : je croyais que ça faisait mal, peut-être, je ne savais pas qu'on pouvait jouir, si vite cette première fois.

La première fois qu'on parle en public, qu'on prend un micro... Je ne savais pas que la voix résonne et tremble autant, quand on s'entend parler.
La première fois qu'on prend l'avion : je croyais avoir peur, pas du tout, c'était trop exaltant de voler !
La première fois qu'on prend le volant : c'est difficile de tout faire en même temps, quelle responsabilité de conduire !
La première fois que j'ai traversé la piscine à la nage, enfant, après bien du mal pour apprendre : ivre de joie et de fierté, j'avais mérité et gagné un nouveau vélo ! Une sensation de liberté immense.

La première fois qu'est l'arrivée d'un enfant : c'est au-dessus de ce qu'on avait imaginé, en douleur et en bonheur d'abord, et puis en tendresse : la première fois qu'il nous regarde, qu'il nous fixe intensément, de ce regard qui nous lie à lui pour toujours... Les premiers sourires, les premiers pas qu'il fait, les premières paroles, les premières découvertes quand il va vers le monde...
On revit et l'on découvre ces premières fois dont on ne se souvient pas soi-même.
On lui souhaite de vibrer à son tour de toutes ses premières fois...

Mon papa vient d'avoir 70 ans, et pour la première fois va faire un vol en montgolfière. Je suis fière et heureuse pour lui.
Et pourquoi pas, Papa ?

Cath-Cathy
01 2008

Photo Luc Viatour. Merci, encore une fois, Luc ! ;-)

A écouter : « Les premiers pas » (et les autres chansons aussi !) de Kandid.
(Merci Nicolas ! C'est quoi le masculin de "petite fée" ?!) ;-)

vendredi 11 janvier 2008

Un an de plus

En quelques jours en ce début d'année, plusieurs de mes amis en prennent... une de plus ! Pourquoi est-ce si important ?

Qu'est-ce qu'un anniversaire, après tout ? C'est vrai c'est un peu vain, ce n'est qu'un chiffre, rien à craindre d'une roue qui tourne... guère plus vite ce jour-là ! Ce n'est rien qu'un instant, qu'une journée où le chiffre bascule, et alors ?

Mais ce jour-là et pas un autre, c'est le jour qui nous est propre, avec lequel on a un petit secret, qu'on lit avec un clin d'oeil sur le calendrier. C'est une joie toute personnelle, unique, teintée d'un peu de nostalgie, d'un peu de sacré aussi, osons-le dire, le rappel d'un événement tel qu'une naissance, et la voir fêtée par d'autres qui y pensent, c'est un vrai bonheur partagé.


Ce jour-là quand c'est le tien, je pense à toi un peu plus, je me réjouis de te le souhaiter, de t'en faire la surprise... que tu espères et attends un peu ! Et je peste de l'oublier, parfois, je l'avoue.

Ce n'est pas tellement une question d'âge : je peux le fêter et le vivre avec toi par amitié... sans même bien savoir le compte ! Mais c'est plutôt une reconnaissance : ce jour-là plus qu'un autre, tu es venu au monde, tu es unique. Et je suis heureuse de te connaître.

Je m'amuse et je m'emmêle de vous voir si rapprochés sur le calendrier ces jours-ci. Est-ce que tout cela aurait un sens ? Fadaises des tentations astrologic'horoscopiques ! Mais va savoir...


Dans le doute, je préfère m'en tenir à... te le dire avec des fleurs !


Heureux anniversaire, ma Véro ! (ce 11 janvier)

et aussi à : Geneviève et Delphine (le 4), babel (le 6), Hélène et Norma (le 9), Danielle (le 10) !

... et Jilber (le 12) !

... et Tryphon (le 14) ! Bise, l'ami : de Yacoubienne à Yacoubien (et le reste...)


Cath

11 01 2008

dimanche 6 janvier 2008

Jours meilleurs

Il y a toujours des raisons d'être en colère, des choses auxquelles on ne peut se résoudre : et alors il ne faut pas se taire. Parce que ça va mieux en le disant, et parce que si on le pense à plusieurs, il y a un espoir, des possibles...

Et puis quelquefois l'horizon s'éclaircit, il y a des jours meilleurs. Alors il faut le dire aussi !

Quelquefois tout ça ne dépend pas de nous... Mais ça n'empêche pas d'être concerné. Des coups de gueule sur ce blog, je n'en ai pas mis beaucoup : un seul vrai, « Rouge colère », (l'autre est un gag). Je voulais y donner une suite. Car cette « rouge colère » touchait pas mal de gens, et surtout, parmi eux, des amis. Ils ont eu depuis des jours meilleurs, des éclaircies : je voulais les partager, le dire aussi. Pour dire que l'espoir n'est pas vain, qu'on peut y croire. Et parce que le mieux tient à eux, à leur courage et leur ténacité, leur refus de se résoudre à sombrer. Et que je suis heureuse pour eux, et fière d'eux.

L'amie assistante de direction n'a pas été virée : elle a eu des précisions sur la redéfinition de son poste et ce qui en était attendu. Elle a obtenu un délai de mise à l'épreuve. Alors elle a mis les bouchées doubles pour réorganiser son travail, et à l'issue de la période d'essai, a été confirmée dans son poste !

Après son problème de santé, l'amie et collègue secrétaire a été nommée à sa demande à un autre poste, pas facile car il s'agit de deux mi-temps différents, dont un où elle a des nouvelles fonctions et pas mal de choses à apprendre, dans un domaine qu'elle découvre. Elle y fait face et s'y adapte bien.

L'ami cadre licencié sans préavis, n'a pas poursuivi son employeur dans une procédure longue et incertaine, il a préféré une négociation amiable, pour mieux tourner la page et faire des projets. A présent il crée son entreprise et va de l'avant.

L'ami qui écrit des articles de journal et n'avait pas de statut, a trouvé un emploi à temps partiel dans un autre domaine, ce qui lui assure une situation moins précaire. Il poursuit parallèlement son activité de rédaction où il est très apprécié.

Un ami dont je n'avais pas évoqué les soucis liés à son travail, a, par son investissement sans relâche toute cette année, confirmé (s'il en était besoin) ses compétences, et conforté la situation de sa société.

Je n'ai pas de nouvelles de tous. Les situations de précarité perdurent, je le vois dans ma pratique de travail social, et le monde du travail est dur et sans pitié : je ne dis pas ici le contraire, et ces exemples le confirment aussi. Mais je voulais simplement vous dire et vous faire un coup de chapeau, à vous et à ceux qui se battent, qui essaient, qui y croient, car il y a des jours meilleurs... et vous les avez bien gagnés !

Pour le reste, je garde mes convictions et ma colère intactes, pour dénoncer ce que je peux.


Cath
janvier 2008

Photos CGP :
- Soleil d'hiver
- « Pour tout l'or du lendemain matin... »

mardi 1 janvier 2008

2008



Comme partout en ce jour on se souhaite à l'unisson de belles et nobles choses (bonheur, amour, santé, prospérité...), je ne vais pas ajouter un écho au choeur, j'en goûte l'harmonie avec vous.

J'aime bien les nombres pairs. Mais celui-ci, 2008, l'est un peu trop : pour entourer ses deux pauvres hublots il n'a que des chiffres pairs ! Cela a un côté carré, programmé, enfermé... qui me chiffonne.

Alors pour 2008 je ne nous souhaite que cette petite chose : laisser la porte ouverte à l'« im- » ! Oui : l'imprévu, l'impromptu, l'impossible, l'imparfait, l'impondérable, l'improbable, l'impensable...
Laissons-nous surprendre et parfois même étonner par l'immédiat, l'imminent, l'impression, l'impulsion.
Laissons-nous toucher par l'impétueux, l'immodéré, l'immense !

Car dans ces instants le souffle de la vie s'engouffre, dans toutes ses directions. Le vivant ne se laisse pas emprisonner : et d'ailleurs, le dernier chiffre de 2008, si on le bouscule un peu, n'est-il pas un symbole d'infini ?..

Bonne année 2008 : qu'elle advienne... ce qu'elle vous sera !

Cath
1 1 2008

samedi 29 décembre 2007

A l'ouest...

(Suggestion : à lire en écoutant : "A l'ouest", d'Olivier Gann : cliquer sur ce titre pour l'entendre).

Pour moi qui voyage peu hors de France, et qui habite dans l'est, partir, c'est souvent aller vers l'ouest. Rien que le mot est toute une promesse : de vacances, de retrouvailles, de nouveaux espaces...

Au crépuscule, se diriger vers cet horizon lumineux est fascinant. Magie de l'ouest au couchant : le soleil n'en finit pas de diminuer, on croit pouvoir le suivre, le rattraper, et éviter la nuit qui court derrière nous...

Nous avons joué à ce jeu en partant. Au retour, nous avons perdu, nous avons plongé dans la grisaille, laissant le soleil plus au sud.

Mais je l'ai capté dans ma boîte à images : je sais qu'il n'est pas loin.

Et au nord-est nous avons de beaux levers de lune...

Surtout quand elle est pleine.
...

Pour mon ami Le Hutin, parti vivre dans l'ouest :
heureux anniversaire !


...

Photos Cath, décembre 2007 :
soleil : photos de route vers l'Auvergne,
lune : au-dessus de la Vezouze.

samedi 22 décembre 2007

Noël doux

Que Noël soit à chacun de vous doux et heureux, tendre et chaleureux, bienfaisant et lumineux !

Il n'est plus temps de douter, se demander pour qui, pourquoi : Noël est là, et la magie de l'espoir, chaque année, fait fondre en moi les plus sombres et vaines questions...
Au moins pour un temps.


Heureux Noël !

Cath
22 décembre 2007

vendredi 21 décembre 2007

Heureux solstice...

... complètement givré !

Du matin au soir, une journée de givre, de glace et de froidure (de froid dur).

Mais le soleil est là, un pâle soleil d'hiver, un peu lointain et pas bien chaud pour le moment, mais aujourd'hui en le regardant j'ai pensé qu'on le verrait de plus en plus. Ce n'est pas perceptible avant plusieurs jours, voire quelques semaines, mais c'est symbolique, le solstice apporte un plus de lumière... même si elle est un peu imaginaire pour commencer.


« C'est le regard qui fait le monde. » (Merci Isa !)
Et le regard me fait le monde plutôt beau ces jours-ci. En réalité il n'a guère changé. Mais je n'ai eu que des courriers-bonheur depuis quelques jours ! Je n'ai pas encore répondu à chacun, à certains je ne pourrai pas répondre (n'ayant pas les adresses des auteurs de commentaires du blog), alors je dis ici ma reconnaissance et ma joie, vos mots m'ont fait chaud au coeur (vous vous reconnaîtrez bien...): merci !

Heureux solstice, joyeuse lumière à vous tous !



Cath
21 12 2007

La ballade des pendus

Il est bien des modes qui me laissent perplexe ou indifférente.

Mais s'il en est une dont le succès ne cesse de m'étonner, c'est bien celle qui consiste, à l'approche de Noël, à pendre tous ces pitoyables pères Noël aux façades et fenêtres !

Sont-ils censés décorer, égayer, amuser les enfants (ou les grands) en grimpant ainsi au mur ? Moi ils me font penser à des pendus... et me font sourire et grincer.

Quand j'étais gamine, le Père Noël ne se montrait pas tant, on pouvait le rêver tout à son aise... Il gardait son mystère et c'était très bien comme ça. A présent plus moyen d'y échapper, les sosies du vieux bonhomme rouge sont partout !

Et ses répliques plus ou moins réussies nous harcèlent à chaque coin de rue. Alors quel besoin, en plus, d'en suspendre à son balcon ?

A moins que par la grâce de l'humour au second degré, ils ne soient là que pour réjouir mes trajets quotidiens...


Cath
décembre 2007

Humeur : caustique.

dimanche 16 décembre 2007

Couleurs de décembre : nuit


En attendant le retour de la lumière -le véritable sens de Noël au milieu de l'hiver- la nuit tombe si vite qu'elle vient nous surprendre dans notre journée d'activités. Pour se consoler et se réjouir, on a toujours trouvé moyen d'allumer un feu, une lampe, une bougie...


Notre époque y ajoute les illuminations urbaines, une belle invention !


Modestes à la campagne, elles sont spectaculaires en ville, je ne m'en lasse pas.


Je les trouve bienveillantes et joyeuses. Par endroits c'est presque trop, c'est vrai...


Mais c'est un rituel qui nous manquerait, si des mesures d'économie nous obligeaient à nous en passer.


Longue vie à nos rêves éclairés !

Photos Cath
décembre 2007 :
réverbère étoilé, jet de lumière et sapin bleu à Ludres,
rideau de lucioles et guirlande à Nancy,
volutes et sapin place Stanislas.