dimanche 26 août 2007

Graines de sourires


"Graines de Paysages", c'était ce dimanche. Le champ, hier, était fleuri comme cela : ce soir, un peu moins !
Mais il en a fait fleurir des sourires !


De bon matin, les premiers cueilleurs étaient là, ils étaient deux : ceux-là n'ont rien fait comme les autres, ne sont venus ni à pied ni en voiture, mais en scooter, en amoureux, avant la foule...
Une photo, et les voilà partis !


Les suivants arrivent, pendant que l'on s'affaire aux préparatifs...
Et peu à peu, on afflue de tous côtés.


Au moment de l'inauguration, le champ a pas mal de visiteurs.


Les bouquets sont tous différents, autant que les cueilleurs...


Mais tous ont pris grand soin et plaisir en mariant fleurs et couleurs.


Séquence-attendrissement en voyant passer cette petite poupée au bouquet plus grand qu'elle !


Voici mon bouquet, tout de rose, mauve, feu et soleil.


De toutes, ma préférée est la lavatère (ah bon je l'ai déjà dit ?!) : une grande fille toute simple.

Et vous ?


Cath
26 août 2007

jeudi 23 août 2007

Balade bleue en châteaux, en Périgord

Pas de Périgord sans château, et peut-on parler châteaux sans penser à cette région, qui en est si riche ?
Pourtant je n'ai fait qu'y passer, alors je n'ai pas eu le temps et le loisir d'en visiter vraiment. Ou pas les plus fastueux. Et de manière pas tout à fait ordinaire.


Ainsi Turenne : de château, celui-ci peut-il encore en mériter le nom, avec ses deux pauvres tours dressées, sauvées des siècles, forteresse médiévale rachetée en 1738 aux Vicomtes de la famille La Tour d'Auvergne par Louis XV, démantelée sur ordre royal pour mettre fin à l'indépendance du dernier fief français ?


Mais oui, même si ses pierres taillées ornent à présent les demeures alentour, de château il peut s'en réclamer toujours, car il en garde la noblesse, l'âpreté et la fierté : le site est exceptionnel, les jardins soignés, et l'effort de l'ascension ardue au sommet est récompensé par une vue circulaire époustouflante.


A Marqueyssac, le plus remarquable n'est sans doute pas le château, honnête et sans grande surprise, mais son parc, bastion et belvédère surplombant la Dordogne, et ses jardins suspendus, labyrinthes de buis taillé et diverses essences de pins et cyprès, éclairés aux chandelles les soirs d'été...


On s'y balade au crépuscule, entre ombre douce et lampions au sol dans les allées, lumières ci et là colorant les arbres par-dessous.


On découvre ici une sculpture, plus loin des cascades cachées, et l'on goûte des pauses musicales, alors que tombe la nuit sur le silence du parc...


L'ambiance est magique, la foule des visiteurs se fait discrète et respectueuse, marchant à petits pas, sans bruit, gagnée par la féerie du moment et du lieu.



Cath
août 2007

Photos : Turenne, Marqueyssac.

Balade ocre et rouge en Périgord

Ces terres du sud-ouest me sont étranges et étrangères, je les connais mal.

Mais lorsque j'ai l'occasion de les sillonner, elles me séduisent profondément.

Si je devais n'en retenir qu'une seule chose, ce serait sans doute leurs couleurs : je me souviens d'il y a longtemps, mon coup de foudre pour Toulouse la rose, découverte en automne, dans cette lumière dorée sur les arbres aux feuillages flamboyants...

Moins au sud, mais toujours en couleurs chaudes, le Périgord m'a fait une grosse impression : et surtout les ocres de Sarlat, ses murs aux nuances d'ivoire et de paille.
Ici la pierre est passé au présent, charme et goût, écorce ou dentelle...
Tout est beau, il suffit d'ouvrir les yeux, de les lever parfois, et de déambuler sans chemin ni plan, au plaisir de suivre les clins d'oeil des ruelles...

Ou de s'asseoir sur la pierre pour contempler le lieu et s'en imprégner.

Sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, d'autres pierres et d'autres nuances nous attendent, à Collonges-La-Rouge : la bien nommée.

Ici les tons sont fleur ou fruit ou feu ou flamme : quelque chose de si chaud s'en dégage, il semble qu'en y mettant la main on s'y brûlerait...

à moins que ce ne soit que l'ardeur de la passion et de la foi des pèlerins, qui m'impressionne et m'étreint.


Cath
août 2007

photos : Sarlat, Collonges-La-Rouge.

mercredi 22 août 2007

Balade verte en Auvergne


Mon histoire avec l'Auvergne remonte à mon enfance...
Je vous fais grâce des détails, mais enfin, dans ma famille, entre cette terre et nous, c'est une histoire d'amour. Presque un sentiment d'appartenance. Plutôt une adoption, en fait.
Si bien qu'une balade en Auvergne, même si je n'y ai pas mes origines, est un peu pour moi comme un retour aux sources.


D'ailleurs, c'est une évidence, les sources ne manquent pas dans cette région. Dans l'imaginaire populaire, conforté par l'imagerie publicitaire, l'Auvergne est synonyme d'eau pure, associée à un grand bol d'air.


Des volcans éteints, des monts usés, lui font des horizons aux formes douces.


Des vallées encaissées, des plateaux arides et une pierre grise lui donnent un air rude et austère.


Elle est tout cela, et si l'attirance vers le tourisme vert et la récente facilité des communications font que de plus en plus de visiteurs la découvrent et l'apprécient, elle se laisse apprivoiser à son rythme, sans se dénaturer.

Cath
août 2007


Photos : Massif du Plomb du Cantal, Pas-de-Cère, Cézallier.

mardi 21 août 2007

Amis


On dit que l'amitié
s'apprécie dans la peine
comme un soutien un réconfort
aux heures sombres un baume au coeur.
Je ne l'oublie pas, mais pour l'heure
je la goûte insouciante et rieuse
et c'est bon !
Merci à chacun de vous, amis,
pour ces heures douces, joyeuses et chaleureuses
vos sourires d'évidence
vos regards qui pétillent
la liberté de se dire
le temps de vous écouter
la légèreté de nos silences
ou tout à coup, partant d'un rien,
ce qui fuse de connivences
des rires à n'en plus finir...
Le simple bonheur d'être ensemble
être soi-même et se sentir bien
vous voir heureux
et se dire que tout est bien.

Et vous aussi
toi ici, et toi plus loin,
au retour trouver vos mots
une carte un message :
vous êtes là ou presque
et si ce n'est pas encore
c'est pour dans un moment...
Se revoir raccourcit le temps
Le vide ne compte plus on se retrouve aussitôt.


Amitié et bonheur
sont des potes inséparables
jamais bien loin l'un de l'autre
ils s'invitent l'un l'autre et sortent ensemble.


Cath
août 2007

Photo : Marqueyssac, août 2007.

samedi 11 août 2007

Graines de paysages


Marguerites et renoncules,
Bleuets et campanules,
Colchiques dans les prés
J'en ai fait des bouquets
Fleurs de trois fois rien
Au bord des chemins...


Avant de prendre conscience
De la fragilité de votre existence
Que vous couper vous cueillir
C'est vous faire mourir,
Rompre le cycle de la vie,
Flore sauvage en survie !


Alors j'en ai fait le voeu
Pas les mains ni une ni deux
Je n'y mets que les yeux
Le bout du nez ou le Canon
Pour vous aimer comme personne
Comme avant, même mieux.


« Graines de paysages »
Drôle de nom pour un message :
C'est cette belle idée de vous planter
Pour fleurir champs et prés
Inviter chacun à s'y pencher
Et promouvoir la biodiversité.

Semés par les enfants des écoles
Prés et jachères apicoles
En fouillis merveilleux
Un plaisir pour les yeux
Ont égayé et coloré le paysage
Propagé tout l'été le message,
Avant d'en faire une fête
Avec cette fois le plaisir de la cueillette :

à Thiébauménil, c'est le 26 août 2007 !
Cueillette, restauration-buvette et marché de terroir
Qu'on se le dise, venez donc nous voir !
(de 10 à 18 h)

vendredi 3 août 2007

Homme doux


Homme doux
qui répugne à lever le ton
pas cow-boy pour deux sous
(ou alors ceux de Brokeback, et encore...)
Femme tendre
sensible à tout et à rien
aux douleurs qui ne sont pas les siennes,
Enfant calme
qui aime observer
Collégien taiseux
qu'on n'entend pas assez
Adolescent indécis
qui ne sait pas ce qu'il veut
Fils incompris
qui a trop vite grandi
Epouse délaissée
mal ou trop peu aimée
Grand-mère oubliée
qui crève de solitude...

Vous avez toujours tort
pour les autres
les durs les vrais
ceux qui « ont du caractère »
décidés, décideurs, terre à terre
qui ne s'en laissent pas conter
ni distraire ni attendrir
ceux qui ne vous voient pas,
pour qui une autre cause
passe toujours en premier :
leur personne, leurs principes, leurs certitudes...

Homme doux
Enfant timide
Femme sensible
derrière le mur de ton front, de ton silence
le filtre de tes yeux,
ton âme tapie palpite et attend son heure.

Un battement de cils,
plongeant dans ton regard on capte une étincelle,
le reflet brillant d'un coup d'aile :
tu es libre, tu te déploies !


Cath
août 2007

Photo et montage Wolfonic : merci pour le prêt !

samedi 28 juillet 2007

Roses de Picardie


...De nouvelles roses : celles-ci sont de Picardie.


Aussi je ne résiste pas au plaisir... de vous y joindre la chanson :


De ses grands yeux de saphir clair
Aux reflets changeants de la mer,
Colinette regarde la route,
Va rêvant, tressaille, écoute.
Car au loin, dans le silence,
Monte un chant enivrant toujours ;
Tremblante, elle est sans défense
Devant ce premier chant d'amour :

« Des roses s'ouvrent en Picardie,
Essaimant leurs arômes si doux
Dès que revient l'avril attiédi,
Il n'en est de pareille à vous !
Nos chemins pourront être un jour écartés
Et les roses perdront leurs couleurs,
L'une, au moins gardera pour moi sa beauté,
C'est la fleur que j'enferme en mon cœur ! »

A jamais sur l'aile du temps,
Depuis lors ont fui les ans...
Mais il lit dans ses yeux la tendresse,
Ses mains n'ont que des caresses,
Colinette encor voit la route
Qui les a rapprochés un jour,
Quand monta vers son cœur en déroute
Cette ultime chanson d'amour :

« Des roses s'ouvrent en Picardie,
Essaimant leurs arômes si doux
Dès que revient l'avril attiédi,
Il n'en est de pareille à vous !
Nos chemins pourront être un jour écartés
Et les roses perdront leurs couleurs,
L'une, au moins gardera pour moi sa beauté,
C'est la fleur que j'enferme en mon cœur ! »



Belle histoire : écrite par Frederick Edward Weatherly et composée par Haydn Wood, (traduite en français par Pierre d'Amor), chantée par maints artistes depuis 1918, cette chanson est attribuée (à tort) à un officier anglais amoureux d'une veuve française durant la guerre...

Alors, légende ou réalité, laquelle retiendrez-vous ?


(Entre parenthèses, encore une démonstration de la difficulté de la rationalité : l'histoire qui fait rêver n'est-elle pas plus prompte à mémoriser que les faits réels ? A méditer.)

Roses de Picardie sur Wikipédia
Autre version de la chanson
Roses célèbres

Cath
juillet 2007

mercredi 25 juillet 2007

ROUGE COLERE


Recrutée parmi 40 candidats, confirmée après deux mois de période d'essai, une amie, assistante de direction, est virée à l'issue du troisième mois, pour d'obscures raisons de redéfinition de poste : remaniement pour rentabilité maximum sans doute. Elle cherche à comprendre... et à retravailler.
Victime de harcèlement pendant des mois, sans trouver d'aide si soutien de la hiérarchie, une amie-collègue, secrétaire, fait un infarctus à 50 ans. Souffrance, peur, un ressort cassé, et des mois pour s'en remettre.
Un ami, cadre depuis plusieurs années dans un grand groupe, préoccupé par le mal-être que lui confient les personnes qui travaillent avec lui et par la gestion de la société, l'évoque lors d'un entretien (non public) avec le DRH : accusé de dénigrement de l'entreprise, viré pour faute grave, sans préavis ni indemnité. Cassure, état de choc. Des mois pour se remonter, se reconstruire, croire à nouveau en soi et en l'avenir.

Et des exemples de précarité... je ne peux les citer tous tant j'en rencontre. Ils ne touchent pas qu'un public jeune, encore bohème, dans le provisoire d'une insertion professionnelle à construire. Non, la précarité gagne toutes les tranches d'âge, et les profils les plus variés : un ami qui écrit des articles pour un journal, félicité pour la qualité de son travail, est payé à la page, sans contrat ni statut.
Une jeune femme qui sort de galères, qui a trouvé un «emploi aidé» de standardiste, doit l'arrêter car tous frais déduits, elle gagne moins qu'en percevant le RMI.
Un ouvrier de 57 ans, au chômage ; trop jeune pour la retraite, trop vieux pour être réembauché.
Un jeune homme de 28 ans, horticulteur, salarié depuis 10 ans, apprécié dans son travail, est payé au SMIC. Il ne peut régler ses charges de logement et sa facture d'électricité. Quand il demande timidement une augmentation, pour le faire taire on lui montre la porte.

Ecoeurement, tristesse et révolte. Rouge colère !
Je ne peux pas accepter cette logique. Incompréhension.
Du moins, comprendre, on peut : analyser, expliquer. La logique économique, la concurrence, la rentabilité... Les êtres humains ne sont que des pions sur un grand échiquier !.. jusqu'au jour où les joueurs sont eux-mêmes virés, éjectés. Mais on les remplace, et la machine repart.
Mais se résigner ? non. Rouge colère... que le système bouffe les hommes ainsi. Car le système, ce sont les hommes aussi !
Ne pourraient-ils rester humains ?
Ne pourrait-on rester humain ?
Comment chacun, de sa place, peut-il refuser l'inacceptable ?
Tendre le poing ? Tendre la main, ne pas se taire. Ne pas rester tout seul. Parler. Discuter, dénoncer. Se battre, pour soi et pour les autres. Faire, penser, construire, agir. Ensemble.
Car malgré tout, j'ai du respect, infiniment, pour le travail. Faire un travail utile, ça peut être dur, fatigant, difficile... C'est constructif, c'est noble et beau. Humain. Et ce n'est pas ringard de le dire. Ou alors tant pis, je le dis quand même. C'est dur, d'en trouver, de le faire, d'y être et d'y rester... mais le travail, j'y crois. S'il est humain.
A nous de continuer à y croire, de demander et faire qu'il le soit.
Courage, mes amis, je suis avec vous. Solidaire.


CGP
Juillet 2007

Tableau : Les raboteurs de parquet, Gustave Caillebotte, 1875.

lundi 23 juillet 2007

Etang


Etends tes eaux calmes ô mon étang
Etang tes eaux calment mes attentes
Etends-toi taiseux au bord de l'étang
Tant d'eau calme apaise les tourments
Le temps repose autant qu'il te tourmente
Tant que le temps t'attend il t'entend
Ne tends pas autant à caler ton temps
Si calme l'étang le temps te sera lent
Apaise tes pas tout en allant
Ton âme sera en paix dans un moment.


Cath
juin-juillet 2007


A la lecture, cela paraît vraiment mélancolique... pourtant je ne le suis pas ! C'est juste un jeu avec les mots, et le plaisir de partager ces images d'eaux dormantes, si romantiques.



Une petite libellule qui s'est laissé approcher... coquette, pour montrer sa délicatesse.