jeudi 1 novembre 2007

Rouky

Avant de tourner les talons, octobre nous a fait un dernier cadeau... roux : Rouky !

Un petit amour de chat perdu, qui traînait dans le quartier depuis plusieurs jours, est entré chez nous un soir... Nous n'avons pas eu le coeur de le remettre dehors. Nous l'avons nourri, gardé une nuit :
« On verra bien demain !.. »

Mais le lendemain, après une soirée de câlins, une nuit paisible, une bonne partie de jeux et de rires, un peu d'exploration au dehors mais pas trop, l'air de dire « rentrons vite, je me plais ici ! »... le petit chat roux nous regardait toujours avec ses grands yeux... ses gestes délicats et son charme nous attendrissaient... il avait conquis toute la famille !

Alors voilà, renseignements pris il n'était effectivement à personne. Il a choisi sa maison, notre maison, et nous voici ravis de ce beau cadeau d'automne.

Bienvenue chez nous, Rouky !


Cath
1 11 2007

mercredi 31 octobre 2007

Octobre roux

Je ne me souviens pas d'avoir remarqué et admiré autant que cette année les couleurs d'octobre, ses ocres et cuivres, ses tons roux et mordorés.

Cela doit tenir à la lumière de cet été prolongé, au soleil qui nous offre le luxe de sa paresse...

A moins que ce soit la douceur de l'air, la température qui m'invite à traîner plus longuement dehors...

Ou bien c'est peut-être le jeu des petites boîtes : petite boîte à images numériques qui donne envie de figer ce qu'on voit, petite boîte-blog qui donne envie de partager les ressentis, le regard.

Ce doit être une question de regard, oui, c'est cela : mon regard à travers les deux boîtes, loin de se figer, au contraire s'est enrichi du vôtre...

Et les ocres d'octobre se font or !..


Cath
31 10 2007

dimanche 28 octobre 2007

Fantasmes

J'ai souvent des fantasmes : oh, des fantasmes pas-du-tout-ce-que-vous-croyez ! Non, de ceux-là, je ne vous parle pas...

Ceux-ci sont aussi plaisants, émouvants, plus ou moins irréalisables c'est selon, et cependant obstinés, ils reviennent s'inviter régulièrement : mais ils sont un peu plus anodins et puérils. Alors le plus souvent on les chasse d'un revers de la main, mentalement.

Ils varient avec le moment, les circonstances, les saisons parfois.

Il y a les fantasmes d'été, liés à l'eau et à la fraîcheur : se baigner dans un torrent. Passer sous une cascade. Plonger-glisser-flotter infiniment, à la surface d'une mer limpide...

Les fantasmes d'automne sont plus habillés : marcher dans des feuilles sèches et les entendre craquer. Sentir l'odeur de truffes et d'humus de la forêt. Toucher l'écorce lisse d'un bouleau. Faire un feu de branches. Caresser un chevreuil avant qu'il ne se sauve...

Ou bien, s'allonger sous un arbre, pour en admirer le feuillage par en-dessous.

Ou encore, regarder le soleil en face, jusqu'à ce qu'il se couche...

Et puis, être un géant dans le paysage, le caresser de la main comme si c'était une maquette : alors, les forêts sous la paume serait-elles douces ou piquantes ?

Pourrais-je couper ce champ de maïs comme une part de gâteau ?

Et si je suivais du doigt cette route, où me mènerait-elle ?..


Cath
octobre 2007

Photos Cath :
1, 4 : Corse, été 2006

2, 3 : Lorraine, automne 2007

samedi 27 octobre 2007

Petite fille


J'ai deux garçons. Prunelles de mes yeux, pour de multiples raisons ils sont un cadeau merveilleux de la vie : je ne rêvais pas mieux.
Et depuis peu, un adorable neveu.

Mais un lien tendre et unique me lie à une petite fille : ma nièce. Je l'ai attendue longtemps, sans oser l'espérer...

A cinq ans, elle est la joie de vivre personnifiée.
Pour s'en convaincre, il suffit de regarder ce dessin qu'elle m'a envoyé : ce sont toujours des belles surprises, mais celui-ci, si plein de vie, particulièrement m'a touchée et attendrie, je ne me lasse pas de le contempler.
Il s'intitule « Amandine au parc des sources », et tout y est : la source qui jaillit de la roche, entre les grands arbres, un conifère bien vert, un feuillu au dégradé automnal, ciel bleu et soleil éclatant, et une fillette aux bras ouverts. Et tout cela au pinceau, pas trop maladroitement réalisé !

Il y a du mouvement dans ce dessin : d'ailleurs notre princesse adore bouger, ne dit-elle pas qu'elle veut être « acrobatiste » ?!
Et les couleurs de la vie, les couleurs du bonheur.

Merci à toi, petite fée !


Cath
10 2007

mardi 16 octobre 2007

Sourires et clins d'oeil

Keskecé ?
Un réverbère, ou le chapeau d'une belle élégante ?

...

Le Tour de France est passé par ici :

tiens, un retardataire y a pris racine !

Il faut dire qu'il y a de quoi s'y perdre...

entre Mars et Montréal : si, si, c'est quelque part sur terre, en France même !

...

L'amitié est une chose rare et précieuse, qui ne se trouve pas à tous les coins de rues...
Pourtant, certains de mes amis ont leur prénom au coin d'une rue : étonnant, non ?





Une petite pensée pour ceux qui n'y sont pas :


...

Mythe ou sainte, j'en sais ici pour qui elle est un peu plus... Et c'est le mois des cadeaux ! (comme on dit dans les magasins), alors je vous l'offre en statue :

Jeanne d'Arc.
Quelqu'un dirait : « Ils ne l'ont pas crue... alors ils l'ont cuite ! »

Oooohhhhhhhh !!!

...

Et si vraiment rien ici ne vous tire un sourire, il me reste à vous proposer une prescription urgente :
« Du chocolat » :
et oui, voilà,
rien que de le dire,
ça fait déjà sourire :
offert ou partagé,
il a un goût d'amitié !..


Bonne journée !


Cath
Grains de sucre et de miel
(pour une fois...)
15 10 2007


Photos Cath et Guillaume

lundi 8 octobre 2007

Pourquoi

Pourquoi vivre est-il si difficile, parfois ?
Pourquoi tant souffrir ?
Pourquoi la vie est-elle si dure pour certains ?

Dans la nature, je le conçois, il y a des accidents. Parmi tous les possibles, des essais sont loupés. Dans une poignée de graines semées, certaines ne germent pas. Dans une plantation, certaines pousses ne voient jamais la lumière. D'autres manquent d'eau et de place, s'étiolent et ne se développent pas pleinement. Sur un arbre, certaines branches ne reçoivent plus de sève et se cassent. Parfois un arbuste végète plusieurs années avant d'étendre ses racines et grandir.

Mais pourquoi est-ce si douloureux quand on est humain ? Pourquoi les blessures sont-elles si longues à guérir ? Pourquoi les cicatrices, même invisibles, restent-elles si sensibles ?

« Comme un animal, on est mal... »
Mais l'animal a cette faculté d'oubli qu'on n'a pas. Du moins je l'espère ; pour lui. Ou bien il ne le montre pas. Même si certains animaux ont des traumatismes aussi, les subissent sans comprendre.
Les hommes ne sont pas mieux lotis, malgré toute leur intelligence, leur science et leur pouvoir : ils n'ont pas vaincu la souffrance, la vivent toujours de plein fouet, impuissants. L'expliquer aide un peu, l'analyser peut faire avancer, on a les moyens chimiques de la contourner. Mais son engrenage est puissant, nous attend et nous entraîne, nous fait plonger...

Pourquoi est-ce qu'on continue, pourtant, à s'accrocher et tenir ? Pourquoi, après avoir nagé en eaux profondes, avoir touché plusieurs fonds, à celui-là on donne un coup de talon pour remonter vers la surface ? Comment sort-on de la nuit vers le jour ?

C'est un mystère.
Le courage, la force, l'instinct de survie ?
L'espoir, la confiance en l'avenir, la foi qui déplace des montagnes...
Un regard aimant. Une main tendue, ou qui nous soutient dans le dos. Une joie inattendue qui ouvre la lumière. Les mots qu'il faut, qu'on entend et qui nous parlent, ou qu'on peut dire, enfin.
Rien de tout cela vraiment, mais sans doute un peu tout à la fois. Cela se fait peu à peu, un palier après l'autre, un jour après l'autre.
Les blessures sont toujours là, mais on leur trouve un baume. On masse les cicatrices. Il y a celles qu'on accepte, qu'on finit par assimiler. Il y a celles qu'on n'accepte pas, mais on vit avec, quand même. On les maquille ou on les exhibe, on les néglige ou on les sublime, on s'en moque, on en rit.

La vie nous attend au tournant, elle saura bien nous en faire d'autres...
Mais on sait que demain il fera beau.
« Et qu'il fera bon y être,
Et que si c'est pas sûr,
C'est quand même peut-être... »



Cath
octobre 2007

Photos Cath
Printemps-été 2007 : fleurs de jardin, et statue sur la Somme à Amiens

vendredi 5 octobre 2007

Claires fontaines

Il ne faut pas dire « fontaine... je ne boirai pas de ton eau ! », dit-on. Et cela sous-entend prudence et réserve, ne pas rejeter a priori une solution ou une idée... Sage morale.

Mais au pied de la lettre, je ne l'aurais jamais dit ! J'aime trop les fontaines.

Modeste fontaine de village ou de montagne, quelle heureuse surprise de les trouver sur son chemin de balade ! Elles nous attirent irrésistiblement. Au détour d'une randonnée, la vue de l'eau, son bruit, sa fraîcheur, nous apaisent et nous réjouissent.


Même si aujourd'hui leur eau n'est pas toujours potable, ce qui leur ôte évidemment de leur charme, les fontaines gardent en elles l'histoire d'être un point d'eau, donc de vie et de réunion d'une communauté, hommes et animaux qui en ont besoin. A présent que l'eau courante à domicile est une habitude, on oublie leur utilité passée. Mais en continuant à couler, elles contribuent à donner vie et âme au coin de nature ou de ville où elles sont installées.

Pareillement j'ai une tendresse pour les fontaines-lavoirs, témoins silencieux et paisibles d'un passé pas si lointain où l'on entend se héler les lavandières...

« A la claire fontaine... » La tradition populaire les chante et les magnifie, et leur symbolique est inépuisable, comme elles semble-t-il : source de vie, abondance et purification, amour, spiritualité...

Certaines fontaines ont des propriétés médicinales... ou magiques, on ne sait pas trop. Une fontaine d'eau ferrugineuse, franchement vous trouvez que c'est sérieux ce remède de bonne femme ?

Et si la fontaine est chaude, ce phénomène, cadeau de la nature et clin d'oeil au surnaturel, n'en finit pas de nous émerveiller.

Fontaine romaine de Trévi : monumentale et richement ornée, elle en porte le nom mais n'a plus rien de commun avec l'abreuvoir de campagne !

Et parmi les plus étonnantes, citons l'humoristique, sympathique et inoubliable Manneken Pis de nos amis-voisins !


Cath

5 10 2007

lundi 1 octobre 2007

Soleils d'automne


Pâles soleils d'automne...
Ils déploient leurs ocres et leurs ors, et leur splendeur dépasse leur pauvre chaleur, ramassée, amenuisée, bientôt hibernée.


C'est la dernière tournée, alors ils donnent tout ! Avant que l'été ait fait volte-face et complètement tourné les talons, ils lui boivent la sève et l'offrent, gorgée d'ambre et de lumière.


Enivrés de couleurs, ils sont partout : astre ou fleur, écorce rousse, buisson mordoré, baies rouges, feuilles pourpres, fruits mûrs...


Leur éclat nous surprend alors qu'on n'y comptait plus : matin doré, ciel clair, brume légère, éclat d'un rayon sur le mur, forêts de bronze et de cuivre...


Une fraîcheur est dans l'air, la rosée colle à la terre, mais il reste un goût de miel, comme un parfum sucré, qui prolongé l'été...


On le dit indien.


Cath
1 10 2007

dimanche 30 septembre 2007

Mot à mot


Mot à mot, pas à pas, jour après jour... ce blog devient taiseux.
La page pâlit, se fait blanche, les mots rares.
Ce n'est pas que je boude les mots, pourtant ! Plus que jamais leur sève me nourrit, leur présence me vivifie : les mots des autres, écrits ou chantés.
Parfois ils vous disent, nous parlent et nous comblent si bien... qu'il n'y a rien à ajouter. Juste à écouter, à les goûter. Alors je me tais.
Mais ce silence-là n'est pas vide : il est chaud et rond, juteux et goûteux, plein et délié.
Comme... (peu de mots, alors osons un gros) le bonheur !

Le Bonheur est Béat, Bouche Bée, se dit sans Bruit,
la Sérénité se vit Silencieuse,
l'Amour est Aphone.

L'Ecriture vit d'Emotion et d'Emois, d'Ecueils et d'Efforts...

La Douleur fait se Dire,
la Souffrance est un Sujet,
les Blessures font un Brouillon,
les Soucis ont du Style,
la Peine se met en Poème,
le Chagrin fait des Chansons,
les Tourments des Tragédies,
la Réflexion des Rédactions,
la Philosophie des Phables (ou Fables, ne chipotons pas !)

Les gens Heureux n'ont pas d'Histoire.
On le dit... Mais ce ne sont que des mots !

Et le Bonheur peut bien faire des Ballades,
les Rêves des Récits,
la Liberté des Lettres,
les Impressions des Images,
Vie et Passion, Vers et Prose,
et ce Blog, des Balbutiements...

Car de vous à moi (et vice-versa)
les Mots sont Magie :
on se lit et on se relit,
on se relie,
et on se lie...


Cath
30 09 2007

jeudi 13 septembre 2007

Campagne


Plénitude et sérénité : ce sont les mots qui me viennent, à la vue de ces balles de foin pleines et rondes, ou à la vue de champs cultivés, moissons et récoltes, haies et prairies, campagne.
Campagne : le mot est dit, j'aime la campagne.
Pourtant j'ai aimé la ville, passionnément ; un temps. Mais la campagne, l'espace, la proximité de la terre, me sont vitales, depuis toujours je crois.
Elle a un goût d'enfance.
Enfant j'habitais le bout du bout de la commune : après nous à Saint Aubin il y avait quelques maisons, et les champs, la route des crêtes. C'était un terrain d'aventures inépuisable. L'été le foin était en bottes, on en faisait des murs, des cachettes, des batailles... Il y avait Rémi, l'ami-frère : Rémi était plus qu'un copain, il était chez nous pendant le travail de sa mère, à l'époque la mienne ne travaillait pas, il avait deux ans de plus que moi, pour nous, deux filles, il était le grand frère rêvé ! Il partageait tous nos jeux. Il y avait Isabelle, la petite fille de la voisine, avec qui on jouait aux jeux de filles. Il y avait Alain et Jérôme, les voisins de l'autre côté, toujours prêts à faire une cabane, un jeu de ballon ou une bataille d'eau ! Il y avait Milou, le chien de Monsieur et Madame G., qui avaient aussi des lapins : avec eux on promenait Milou, on allait aux champignons, à l'herbe aux lapins. Avec les garçons on faisait les pitres dans le foin ou la paille, on découvrait des jeux interdits : qu'avec une loupe et un rayon de soleil, on peut allumer quelques brins de paille, par exemple... On apprenait à siffler avec une herbe entre les pouces joints. On prenait un seau, on allait aux mûres, bien décidés à en rapporter à nos mères pour des confitures : mais sur le chemin du retour, on mangeait tout ! Et on rentrait avec des sourires bleutés...


Adulte j'ai retrouvé ces sensations, ce contact, ces odeurs d'herbe et de terre, en randonnant. Marcher pour découvrir des paysages, une colline après une autre, un bosquet, une prairie, un chemin : être dedans.


Et puis y vivre, choisir d'habiter ici plutôt qu'à la ville, dans ce village tranquillement assis sur sa plaine, entre rivière et forêt, quelque part en Lorraine.
Thiébauménil, c'est Theobaldus Mansus, le manse de Théobald. Le village est habité depuis l'époque romaine.
Il y a 10 ans que nous y vivons. Une maison retapée rénovée remaniée, mais enfin, habitée depuis presque 300 ans ! En tout cas pour ses murs extérieurs. Voilà qui rassure et enracine. Je me plais à penser que les anciens savaient construire : les murs épais et mitoyens protègent du froid l'hiver et de la chaleur l'été, isolation et climatisation sont superflus. Les crues de la rivière s'épandent régulièrement deux à trois fois par an dans les prés à l'arrière des jardins, elles affleurent juste à la limite des terrains.


Il fait bon vivre ici.
Oh, bien sûr, tout n'est pas idéal. Comme partout, on rencontre les désagréments d'ici ou là un mauvais coucheur, voisin bruyant ou habitant grognon, médisance ou indiscrétion... Mais si rarement qu'on l'oublie. Et l'on y rencontre bien plus souvent gentillesse et sourire, convivialité et bonne humeur, petits et grands services rendus, au quotidien ou dans la détresse : échange de légumes et fleurs du jardin, entraide entre voisins... Lors de la terrible tempête de 99, quelques hommes sont montés sur les toits remettre toutes les tuiles en place : il n'a pas fallu de couvreur !
Je ne connaissais pas ça en ville. C'est une communauté. Elle a ses rites de rencontre, ses traditions qui rythment l'année : voeux du maire, galette des rois, brocante, quiche républicaine et feux d'artifice du 14 juillet, fête foraine, St Nicolas... Tout le monde n'y participe pas, on ne va pas à tout, mais on sait que c'est là... comme le cycle des saisons.
Comme les amis : on se voit, parfois moins, de loin en loin... Mais on se retrouve, avec bonheur.
Thiébauménil : nous n'y vivrons peut-être que quelques années, le temps de l'enfance de nos garçons, qui grandissent...
Nous irons peut-être ailleurs, qui sait ?
Mais ces années ici seront inoubliables.


Cath
septembre 2007


Crédit photos :
Auvergne et champ : CGP
Thiébauménil en été : BD
Thiébauménil vu d'ULM : JCG
Merci !

vendredi 7 septembre 2007

Où est le juste ?


« Où est le juste ? » demandait l'enfant qui ne trouvait autour de lui aucune réponse à ses interrogations.
Aurait-il fallu lui dire que le juste est un moment fragile entre clarté et ombre, entre chaud et froid, entre injustice et équité ?
Fallait-il lui révéler que le juste est un instant d'étonnement entre certitudes et doutes, entre demandes et réponses, entre oui et non ?
Faudrait-il lui permettre de sentir que le juste est dans l'accord infime de deux regards, dans l'écoute centrée, dans le don et le reçu partagés ?
Serait-il nécessaire de l'éveiller à entendre que le juste est une recherche ardente jamais achevée, toujours poursuivie aux dérobances de la vie ?
Et peut-être lui chuchoter que le juste est un abandon, un lâcher prise quand nous savons l'accueillir. Qu'il est aussi, le juste dans ce bien être soudain de l'imprévisible étonné de se sentir bon, réel, entendu, reconnu là où nous sommes. De sentir aussi que le juste est une quête vers le meilleur de l'autre et de soi pour plus d'unité et de plénitude...

Texte : Jacques Salomé
Dessin : D. de Mestral


Je voulais partager ce texte que j'aime bien. Au début je ne l'ai pas perçu, pas bien compris tout de suite. Mais je l'ai lu et relu, il me parle de plus en plus : de toutes les nuances entre le bien et le mal, entre bien et mal faire... Entre noir et blanc ce n'est pas gris, mais teinte et couleur ! Et pour trouver celle qui nous va, il faut parfois simplement se mettre à l'écoute : de soi, de l'autre.
Simplement. Facile à dire... mais jamais acquis, toujours à inventer !

Cath
août 2007

samedi 1 septembre 2007

Pour la vie


Ils ont 20 ans... et à peine quelques poussières de plus.
Ils ont dit « oui » : ils se sont dit oui, pour la vie.
Quelle joie et quel enthousiasme, quel rayonnement, quel bonheur dans leurs sourires, dans leurs yeux ! Quelle émotion pour eux, pour les proches et amis réunis, et quelle belle fête autour d'eux !

« Pour la vie » : quel vertige ! Comment peut-on dire ça ? Je ne sais pas si j'aurais pu le dire, à 20 ans... même avec pas mal de poussières.
Mais je l'ai dit cependant. J'avais presque 40 ans ! Sait-on plus ce qu'est « pour la vie » ? Il me semble que oui : on en sait au moins autant, c'est-à-dire qu'on sait qu'on ne sait pas grand chose ! On en a de plus en plus conscience. Alors on se dit qu'on avance, ensemble, depuis pas mal de temps, qu'on est embarqués pour un bon moment, que l'engagement, on le vit tous les jours, et qu'on peut le faire au grand jour, un grand jour, y mettre les projecteurs et l'affirmer haut et fort ! On en sera au même point, mais un pas plus loin : on l'aura dit. Et signé. En pleine lumière. Sans hésiter, sans vertige... Ou un vertige délicieux. Dans l'ignorance et l'inconscience la plus totale de ce qu'est « pour la vie », mais c'est cette inconscience, humaine et magique, qui porte le plus loin et le plus haut nos projets, nos espoirs, nos élans. Notre amour.

C'est cette petite lumière qu'il y a dans leurs yeux... et qui mouille un peu les nôtres, à chaque mariage.


Cath
1 09 2007