J'étais jeune ado à son ouverture : ces tubes apparents, colorés ou transparents, je trouvais ça amusant, beau et joyeux, les adultes autour de moi jugeaient ça bizarre, moderne mais affreux ou tout au plus supportable.
Photos : Cath
Nilda Fernandez, je l'avais vu pour la première fois en live il y a quelques mois : gros coup de coeur, de ceux qu'on sent durables, la certitude que je n'allais pas en rester là. Certitude confirmée par la découverte de son nouvel album, superbe.
L'idée d'aller à Paris, d'y retrouver des fans avec qui j'ai sympathisé, et de passer un peu de temps à la capitale achève de me décider. En route !
Je n'ai pas regretté. Il fait un froid polaire à Paris, un vent glacial, mais c'est toujours un plaisir d'y venir : je n'y ai que de bons souvenirs, je n'y vais que pour de bonnes raisons ! Retrouver les rues animées de la capitale, marcher dans cette ville au milieu de toute cette vie, j'aime. Rencontre sympathique et chaleureuse avec Patchouli et ses amis, fans assidus de Nilda. Longue attente dans le froid, devant la salle, à se geler les orteils : mais c'est qu'on veut des places devant !
Enfin nous y sommes : dans la salle, au chaud, et devant. J'ai plaisir à retrouver cette salle, un bel espace d'allure sobre, gradins rouges et noirs, charpente apparente, haut mur de pierre en fond de scène. Le décor est posé : un paravent couvert d'un foulard fleuri rouge et noir, un mannequin de couture.
A mesure que l'heure approche, la scène et la salle s'emplissent de fumée-décor, et le bruit de fond se précise : sons métalliques, coups de frein, sifflets, bruits de voix : c'est un univers ferroviaire, nous sommes dans une gare ! Par le côté de la salle, une pochette de guitare à la main, habillé d'un long manteau, Nilda arrive et monte sur scène d'un pas décidé. Il ôte manteau et foulard, qu'il pose sur le mannequin, enfile une veste colorée, et déballe sa guitare.
Seul, ou plutôt « en duo avec sa guitare », il nous emmène en voyage, égrène les chansons en les enchaînant par deux ou trois, tant les univers musicaux et les tranches de vie / tranches de rêve s'y répondent... Il les prolonge par des impros guitare-voix tirant vers le flamenco, nous emmène vers le sud avec Madrid, quelques couplets en espagnol et les vers de Federico Garcia Lorca. L'interprétation de Nilda est toujours aussi expressive et touchante, et le jeu de lumières accentue l'émotion.
Toux deux s'assoient au plus près du public, au bord de la scène, pour un duo enthousiaste et enthousiasmant, nous déroulant une bonne partie du nouvel opus. Entre chansons sensibles et morceaux plus rythmés, le public est conquis, bat des mains et des pieds, applaudit à tout rompre.
Après rappels nourris, toute la salle debout, saluts et re-saluts, quand la lumière revient, on se sent heureux d'être là, d'avoir vécu ce moment... de magie.
Merci Nilda !
Cath
01 2010
Le soir vient il est cinq heures
Le ciel chargé devient gris
Le sol blanc et bleuté luit
C'est comme un pincement au coeur
C'est l'heure du tournant du jour
Où s'avivent les impressions
L'heure où le temps devient lourd
Le réveil des émotions
Ça ne veut pas dire son nom
C'est sans rime ni raison
T'as le coeur comme un tambour
Plein de larmes et plein d'amour
Il gèle dehors, la pierre se fend
Et toi tu fonds au dedans
A la porte tu laisses les armes
Tu vis de feu et de flamme
Le soir tombe il est cinq heures
Le ciel chargé devient gris
Le sol blanc et bleuté luit
C'est comme un pincement au coeur
T'as le coeur comme un tambour
Plein de larmes et plein d'amour
Il gèle dehors, la pierre se fend
Et toi tu fonds au dedans
Cath
01 2010
Ce texte a été mis en musique, et chanté par mon ami Yves, ici :
http://www.myspace.com/yvesborredonmusic
2010 : j'aime bien ce billet, dont le titre est facile à trouver !
Saint Nicolas est un personnage légendaire important en Lorraine. L'évêque de Myre, patron de la lorraine, serait originaire de St-Nicolas-de-Port. Une expo le montre actuellement à Nancy, en images réalisées par Jean-Paul Marchal, graveur et imagier, selon la méthode traditionnelle de l'imagerie d'Epinal.
La technique utilisée pour la gravure permet des compositions et créations intéressantes, que l'expo met en valeur : à voir au Conseil Général jusqu'au 31 décembre.


Créations Jean-Paul Marchal.