dimanche 26 mai 2013

Malicorne à Aubercail


Malicorne à Aubercail : j'avais dans l'idée d'y aller, mais pas sûr, la vie a parfois des moments où les projets sont difficiles... J'avais gardé le meilleur souvenir du concert de Gabriel Yacoub à ce même festival en 2010 : un chapiteau Magic Miror en pleine ville, en pleine zone de chantier, un festival à la programmation qui me fait rêver à chaque fois, des bénévoles passionnés, un accueil convivial et chaleureux : un havre de paix et de beauté au milieu du monde.

Bref, l'occasion se fait d'y aller, avec des amis, décidée un peu en dernière minute... 
Quelques pas perdus à chercher notre chemin... Enfin nous y voilà !
Puisqu'il est tôt, puisque tout le monde n'est pas encore arrivé, puisqu'un copain fait des photos, et puisqu'on est venu de loin et tant qu'à faire, on se met au premier rang !

Pour passer le temps, quelques allers-retours à la buvette, et on entame la conversation avec ses voisins : bonne pioche, mon voisin est un fan de toujours, et on a plein de trucs à se raconter, entre « timides bavards » : musique, concerts... (Salut Michel -« l'Archange »-, si tu passes par là fais un signe !)

Et le temps passe, assez vite tout de même, et l'organisateur vient annoncer le plaisir qu'il a à accueillir les artistes de cette soirée. 
« Promis, l'an prochain on fera le festival au printemps, pas à la Toussaint » dit-il, en clin d'oeil à la fraîcheur extérieure : mais pas de souci, la soirée ne sera pas fraîche sous le chapiteau... Aubercail se réjouit de cette soirée émotion, car pour beaucoup, découvrir ou retrouver Malicorne en concert est un rêve de toujours...

Et le groupe entre en scène :

« je ne suis là pour personne
et j'attends jusqu'au matin
la nuit la nuit où j'ai vu les sorcières »

Le ton est donné : la soirée sera magique...

La formation du groupe est d'une belle évidence : Marie et Gabriel de Malicorne, bien sûr, mais aussi les musiciens plus ou moins complices de Gabriel au fil des des années : Gilles Chabenat, Yannick Hardouin, Nicolas Ivan-Mingot, Romain Personnat, David Pouradier-Duteil.

Les titres de Malicorne s'égrènent pour notre bonheur, émotion avec les polyphonies toujours (« Marions les Roses »), instrumentaux dansants, chansons terribles, mythiques, historiques ou révoltées (« Pierre de Grenoble »,  « Comprenez-vous »...), magie de l'instant suspendu, hors du temps avec « Le Luneux » chanté par Marie...

L'ami près de moi, qui a manqué le concert de La Rochelle, est aux anges... 

Des chansons de Gabriel, judicieusement choisies, viennent s'y mêler harmonieusement : « Solide » , « Les bannières qui claquent », et le sublime « Beauté » :

« j'avancerai dans la beauté j'avancerai dans la beauté
beauté devant moi beauté derrière moi
beauté au-dessus et en dessous de moi beauté tout autour
dans mon vieil âge je veux marcher sur un chemin de beauté »

C'est tout à fait ça ce soir, et je veux que ça dure, infiniment...

J'en oublie sans doute... Que dire ? Quand on plane, on ne prend pas de notes, que voulez-vous !
On est là, on écoute, on est heureux, alors tout va bien...

Mes voisins ont l'air aussi heureux que moi. On sourit et on rit.
Le temps est compté, alors Gabriel se limite dans ses explications, surveillé de près et en joyeuse complicité par Marie : j'apprends quand même (comme à chaque fois) quelque chose : je vous le dis juste parce que c'est vous, et que vous avez manqué le concert, ok : le nom de jeune fille de Madame de Pompadour, est « Poisson », ce qui éclaire la fin de « Comprenez-vous ».
Marie, Gabriel et les autres sont superbes me dis-je, heureux d'être là, en grande forme : et on se régale...

Les musiciens se sont emparés du répertoire de Malicorne avec une évidence alchimique, et les nouveautés dans les arrangements sont une réussite, on se surprend à redécouvrir les morceaux !

Et puis... un nouveau morceau nous est présenté, car un nouvel album « Malicorne » est en préparation pour la fin de l'année !

De surprise en retrouvailles, le concert nous emmène loin... et touche bientôt à sa fin...

Les amis, vous avez noté plus de titres de la set-liste ?
C'est fou ça, où étais-je donc, je ne me souviens plus que de ceux-là, et d'une sensation de planer... Merci les musiciens !

Bon, et bien il faudra revenir alors, à un prochain concert !
La tournée s'étoffe, surveillons les dates à venir...

Cath

PS :
Un ami a fait des photos : à voir ici.


PS 2 : jolie découverte que le groupe Lo'Jo, programmé le même jour : un nom à retenir, n'hésitez pas à aller les voir !


mercredi 6 mars 2013

Au bout de la main

 Bon, d'accord, ça ne ressemble encore à rien...

 La végétation se réveille à peine...

 Mais c'est là, je le vois, je le sens, au bout de mon bras...

Au bout de ma main : les beaux jours !

Photos Cath
mars 2013

jeudi 7 février 2013

Gris perle et blanc


Le temps
Gris perle et blanc
Liquide
A dilué mes brumes
Et mes doutes

Une certitude sereine

Le printemps est là
Derrière la colline
Au bout de mon bras


Cath
02 2013


mercredi 6 février 2013

Février sucre glace

Ce n'est plus vraiment de la neige,
Verglas ni glace, à peine
Un peu de sucre glace saupoudré
Sur la terre herbeuse des prés...

Ce n'est pas encore le redoux
À peine le froid qui peu à peu file doux...
Et déjà l'on y croit, l'on espère
Voir bientôt chasser l'hiver

Monsieur, vous n'êtes qu'un vilain
Qui nous glacez les mains
Savez-vous depuis combien de temps
On se languit du printemps ?

Bien sûr, la beauté des paysages immaculés,
Neige et glace, et les balades en onglée
Et le feu en arrivant pour se réchauffer
Se sentir fondre alors, se dorloter
En la douceur des veillées de braise
Soupe et vin chaud, odeur de crêpes...

Bien sûr, le blanc de la neige sous la lune
La pâle lueur des matins de brume
La poésie de tout cela
Un chevreuil à l'orée du bois

Mais... le vert des prairies qui explose
Le vent dans les feuilles écloses
Un nid, des oiseaux, les fleurs,
Le soleil, cueillir l'air, le bonheur !

L'impatience, l'espoir,
La patience, y croire,
Et ça viendra
On y sera...

Cath
02 2013

dimanche 6 janvier 2013

2013


Tournant le dos à 2012 et à ses soucis...
souhaitons que cette année soit
douceur, 
espoir, 
et renouveau...

Bonne année 2013
à tous,
qu'elle vous soit belle et heureuse !

lundi 19 novembre 2012

Renaissance



C'est un jour particulier
Un jour très spécial
Entre aujourd'hui et demain...


Merci à un inconnu
Quelque part en Europe
Qui donne un peu de lui
Aujourd'hui
Pour que tu puisses guérir
Demain...

Cath


(Extrait et musique du film "Tous les Soleils", de Philippe Claudel)

lundi 8 octobre 2012

Petite Meurthe entre amis


Depuis le temps que je les vois y aller (mes garçons, et toute l'équipe), joyeux et rieurs, et revenir, joyeux et rieurs, même si parfois mouillés, transis, frigorifiés... il fallait bien que j'aille découvrir ce que c'était, le kayak !

Et hop, on se couvre au mieux, avec des précautions dérisoires pour essayer de rester au sec : de toute façon tout sera trempé à l'arrivée ! Et on s'équipe sérieusement, pour la sécurité : on met un casque, qui protège au moins la tête de la pluie, et un gilet de sauvetage, quoique la Meurthe à cet endroit, on y a pied tout du long. Mais l'équipement, ça met dans l'ambiance !

Au départ, c'est une histoire d'équilibre : il faut descendre la berge glissante en essayant de rester debout, mettre un pied puis l'autre dans le canoë, ça bouge, tout le poids du corps y est, zou, on s'assied ! Et voilà, on y est, on flotte ! Ça paraît déjà un grand pas de fait ! Et puis, on a une pagaie, alors il faut s'en servir : quelques coups de rame et on prend le geste ; c'est magique, ça fait avancer : à droite si on rame à gauche, à gauche si on pagaie à droite, alternativement à gauche et à droite pour aller tout droit !

La rivière est calme, de Fraimbois à Lunéville, il y a juste quelques petits passages avec un peu plus de courant pour nous faire accélérer un peu, nous porter sur l'eau, c'est bien agréable. Quelques écueils nous freinent, bancs de sable ou de gravier, branches en travers, on est tout heureux de passer l'obstacle, à chaque fois.
Presque deux heures sur l'eau, et en oubliant vite les petits désagréments d'être mouillé, de s'engourdir les jambes dans la même position et de se fatiguer les bras de pagayer, on goûte le moment : le calme, le fait de flotter sur l'eau paisible, d'être tout près de sa surface, de la toucher, d'y glisser...

On n'est pas très loin de la route, de la ville, mais c'est un autre monde : la nature, l'eau, la rivière. On glisse le long des berges, en dessous du niveau de la terre ferme et de la route, on est à la hauteur des branches des saules qui se courbent vers la surface de l'eau, on change de repères, on respire... Et immergé dans la nature, on la ressent. On sent que l'homme est peu de chose dans cet univers : ici, on partage le monde des poissons d'eau douce, anatidés et autres ovipares... La faune et la flore sont reines, et cet équilibre fragile inspire le respect, vu depuis notre frêle embarcation...

Je rame, je glisse, et je pense à ces gestes simples que les hommes font depuis la nuit des temps, à travers les âges : de la préhistoire à aujourd'hui, des Indiens, Inuits en canoë, Africains en pirogue, aux pêcheurs et poètes en barque de bois, jusqu'aux kayakistes d'aujourd'hui, les hommes se sont toujours mis assis à hauteur d'eau, avançant à l'aide d'un bâton ou d'une rame, pour se déplacer sur les rivières.
Je partage leur sensation, je comprends leur enthousiasme d'être porté sur l'eau, au fil du courant...

Et à l'arrivée, je quitte le kayak, mouillée, transie, mais... joyeuse et en riant, en songeant à la prochaine fois !