samedi 9 janvier 2010

Soir d'hiver

Le soir vient il est cinq heures

Le ciel chargé devient gris

Le sol blanc et bleuté luit

C'est comme un pincement au coeur

C'est l'heure du tournant du jour

Où s'avivent les impressions

L'heure où le temps devient lourd

Le réveil des émotions


Ça ne veut pas dire son nom

C'est sans rime ni raison

T'as le coeur comme un tambour

Plein de larmes et plein d'amour

Il gèle dehors, la pierre se fend

Et toi tu fonds au dedans

A la porte tu laisses les armes

Tu vis de feu et de flamme


Le soir tombe il est cinq heures

Le ciel chargé devient gris

Le sol blanc et bleuté luit

C'est comme un pincement au coeur

T'as le coeur comme un tambour

Plein de larmes et plein d'amour

Il gèle dehors, la pierre se fend

Et toi tu fonds au dedans


Cath

01 2010


Ce texte a été mis en musique, et chanté par mon ami Yves, ici :

http://www.myspace.com/yvesborredonmusic


9 commentaires:

Réverbères a dit…

Et moi, j'écoute ce chant…

Anonyme a dit…

Si c'est de Cath, chapeau, parce qu'improviser toujours et aussi facilement n'est pas donné à tout le monde.

Hutin admiratin.

Cath a dit…

Merci...
Je me rends compte que ce poème dégage quelque chose de triste, alors que je ne me sens pas vraiment triste pourtant (ou cela passe vite). Je l'ai écrit d'un jet en voyant le paysage de neige à la tombée de la nuit, tout à l'heure. J'ai souvent cette impression, ce moment de flottement à cette heure-là. En prose, c'était mon tout premier texte du blog, ici.

Anonyme a dit…

c'est entre chien et loup, ce point de liaison ou de rupture (!) entre le jour et la nuit.
De très beaux mots Cath pour décrire cette petite chape de plomb qui nous tombe également dessus, pour moi elle est souvent triste, mais la tristesse aide aussi à vivre.
Bisous.
Fanny

Cath a dit…

> Réverbères : je crois, oui, que ça peut se chanter... Il n'y manque que la musique.
> Fanny : "bonjour, tristesse !" : c'est une sorte de tristesse, oui, mais particulière, car elle n'a pas d'objet et ne dure pas, elle me semble en quelque sorte physiologique à ce moment-là, c'est étrange. Je vois que tu y es sensible aussi... Je t'embrasse.

Céline a dit…

Très beaux ces quelques mots!!
Bisous.
Céline

borredon.yves a dit…

Ce texte est beau et sincère.
Qui n'a jamais ressenti cette impression de mélancolie passagère n'est pas sensible...
Cath m'a fait l'honneur de me demander de le mettre en musique et de le chanter : j'ai relevé ce nouveau défi.

On aimera ,ou non, mon modeste travail:peu importe.

Cath semble avoir apprécié ce climat ,que j'ai voulu nostalgique.
Pour moi c'est une satisfaction

Aux autres d'écouter et de commenter.

clay-dreams a dit…

Bonjour,
Ce texte vibre de sincèrité. On reste toutefois interrogatif : est-ce mélancolique, ou est-ce juste une pause pour mieux ressentir ce qu'il y a de chaud à l'intérieur ?
Une sorte de parenthèse ...
Jolis mots en tout cas.

Je repasserai à l'occasion je pense.

Cath a dit…

Bonjour,
bienvenue ici, Clay, et merci.
Il y a un peu les deux je pense : ce moment de mélancolie du soir qui m'est familier (voir le tout premier texte du blog..), et la chaleur au-dedans, sachant que ce moment est passager. :)