lundi 13 juillet 2009

Gabriel Yacoub au Festi-Live, colline de Sion, Lorraine

Gabriel Yacoub en Lorraine, ce n'est pas si souvent... Il y a un moment que j'attends ça, alors quand j'apprends qu'il est programmé au Festi-Live je sais que j'y serai !

Le Festi-Live en est à sa troisième édition, c'est un festival bisannuel qui mérite qu'on s'y intéresse. Greame Allwright y était invité en 2007 (oui, je sais, c'est très bien, mais je n'ai pas pu y aller, dommage, tant pis). En plus des concerts et ateliers d'initiation artistiques variés, le festival organise des conférences, rencontres et concours littéraires sur un thème : cette année, c'était « Femmes de paix ». Marek Halter y a reçu un prix pour son roman « La Reine de Saba ». Liz Mac Comb, pasionaria du gospel, y a fait chanter 200 choristes en Master Class puis en concert... Un festival qui a une âme.

Dans un lieu qui n'en a pas moins : Sion, lieu de pèlerinage et site remarquable dominant le plateau lorrain du Saintois, « la colline inspirée » de Maurice Barrès : « Il y a des lieux où souffle l'esprit... »

Et moi, en étant là-bas, mécréante comme je suis, vous allez rire, et bien je ressens quelque chose de spécial, indéfinissable : l'air est pur, l'ambiance calme, l'acoustique comme feutrée, il y a un vent doux et palpable de joyeuse sérénité... Bon, vous me direz, je me le suis peut-être figuré, car toutes les conditions y étaient, ce samedi 4 juillet, pour le concert de Gabriel : le paysage en arrivant est une merveille, avec le soleil et une lumière éclatante, dorée, en cette fin d'après-midi sur la plaine. Sur la colline, les arbres font un décor mouvant et une ombre douce, près de la scène, située juste devant la basilique.

Et puis l'accueil du festival est agréable, et je suis avec des amis, j'en retrouve d'autres en arrivant, quelques-uns au loin sont là en pensée...

Il n'y a pas encore la foule en cette heure de début de soirée. Mais pour moi, heureusement que Gabriel joue tôt : le même soir, mon plus jeune fils part en colo, je l'accompagne à 22 heures au départ du bus : une chance, je peux faire les deux !

Parmi les spectateurs installés avant le concert, je retrouve quelques amis de la chanson et des danseurs, des folkeux. La scène n'est pas inoccupée, c'est la dernière répétition des choristes avec Liz Mac Comb qui chante en s'accompagnant au piano, ils font quelques morceaux que j'écoute un peu distraitement j'avoue, même si ça a l'air très bien.

Enfin la répétition se termine, les choristes descendent et libèrent la scène, et le trio arrive, s'installant rapidement devant nous : je me demande s'ils ont eu le temps de faire les balances ? Sûrement que oui, et je ne me pose pas la question longtemps, car le concert commence. D'emblée : « Tout est là ». Gabriel aime bien commencer par cette chanson, la première de l'album DLNDC (« De la nature des choses ») : on plonge tout de suite dans le bonheur simple et d'évidence :

« Tout est là qu’on se le dise et qu’on ne cherche pas plus loin
Le bonheur est ici à portée de main à l’intérieur de nos cœurs au fond du jardin...»

C'est vrai, ne changez rien pour moi, à cette heure et ce moment, « tout est là », je ne demande rien d'autre que d'y être.


Je ne sais pas ce que ressentent les gens autour, mais pour moi ce concert est étrange, inhabituel : l'univers de Gabriel, plutôt intimiste, se fond idéalement dans des salles de spectacle où le noir, en soirée, invite au silence, concentre l'écoute. Mais là, en plein air et en plein jour encore, l'attention est dispersée par mille autres informations visuelles et auditives, et j'ai l'impression qu'il faut deux ou trois chansons avant que le concert capte tout l'auditoire.

Cependant, le répertoire de ce nouvel album se prête à la légèreté du moment autant qu'à la sérénité du lieu, les grands arbres font un beau décor autour de la scène, le soleil qui joue entre les branches pose quelques touches de lumière sur les musiciens, les morceaux s'enchaînent... et la magie opère.


Le son est superbe, celui du piano à queue de ce jour est excellent, beau bonus pour Yannick Hardouin. Le trio interprète presque la totalité du nouvel album : les deux cafés, « le café de la fin du monde » et « la belle anversoise », « il aurait dû », « un des deux en l'air », le poète et le nom des oiseaux (et j'en oublie sûrement)... C'est une chose d'entendre l'album chez soi, c'en est une autre que de réentendre les morceaux, toutes les nuances musicales et les paroles qui portent encore plus, là en direct : belle émotion, partagée avec mes amis présents.

Vers le milieu du concert, Gabriel présente « Elle disait », en parlant de certaines personnes qui peuvent nous faire penser à des anges... Au bout d'un couplet, je vous jure que c'est vrai, Notre Dame de Sion se met à sonner à toute volée : c'est l'angelus ! Le trio continue d'abord bravement, puis, vaincu par la force et la durée des cloches, ne s'entendant plus, s'arrête, dans un grand éclat de rire qui fait rire toute l'assemblée : incroyable moment, je vous dis que rien n'est ordinaire ici...


(Ma photo est floue car j'ai bougé, je riais aussi !)


Finalement l'angelus après plusieurs minutes se calme, et le concert reprend, avec d'autres moments forts : « la bougie » si touchante, métaphore de l'amour qui diffuse toujours sa lueur, même en plein jour, le solo de Gilles Chabenat à la vielle pour « Héron » et « Carmin » qui nous colle des frissons tout le long du dos, puis « Avant que de partir », chanson sereine mais pas triste, précise Gabriel : bon, il m'a fallu un moment pour l'admettre, (moi la mort, j'ai du mal), mais j'en conviens, après réflexion.


« Il n'y a pas de chansons tristes, il n'y a que des belles chansons ! » me souffle Rose, à qui cet univers parle bien.

Et puis, la chanson, ça peut aider à vivre...

Puisqu'on évoque « la nature des choses », qu'on va à l'essentiel, on n'aura que des chansons essentielles ce soir : sur la vie, la mort, l'amour. Et puisque l'on est sur la colline inspirée, pour l'amour encore ce sera « Pluie d'elle », de l'album Babel :

« Peur de blesser caresser sans toucher
L'amour est-il sacré pour qu'on l'écrive en lettres détachées ?
Avec des souvenirs des serments répétés
Les sombres amulettes et les photos accrochées au passé

Elle m'avait dit sept fois "je t'aime" en posant la main sur son coeur
Elle m'avait dit "cette fois je t'aime"
Mais le printemps a coulé le temps s'est affalé
Le long de la colline et jusqu'à la vallée
(...)

Un jour la pluie viendra j'attendrai cette pluie
Je l'aimerai encore le long de la colline comme avant
Une pluie d'elle une pluie femelle
Je l'aimerai par coeur le long de la colline pour longtemps

Elle m'avait dit sept fois "je t'aime"...
Le long de la colline et jusqu'à l'avaler...»

C'est une chanson à lire autant qu'à écouter, vous avez remarqué ? J'ai toujours trouvé que sa mélodie la mettait particulièrement en valeur, elle fait couler les vers, égrène les mots, elle parle en soi : belle alchimie entre son et sens.


Mais l'heure tourne, et le concert, déjà, touche à sa fin... Rappel indispensable : « Les choses les plus simples », à l'épure, en trio, la chanson prend tout son sens et rend toute sa vérité.

Derniers saluts, apparemment il faut tenir les horaires, alors le concert est vraiment fini... C'est trop court, mais...

Je suis clouée, ravie, rien à dire, (tout l'a été) : tout va bien.

Un drôle de petit bonhomme de 11 ans vient nous jouer d'un drôle d'instrument, d'Australie je crois : le didgeridoo. Curieux son, ce souffle étrange, ça me fait atterrir doucement.

Nous retrouvons Gabriel qui signe des dédicaces, plein, il y a la queue pour lui parler, et tous les CDs qu'il a apportés sont vendus, partis comme des petits pains ! Il est souriant, a l'air en forme, heureux d'être là.

Et moi donc. Comme toujours, je n'ai pas grand'chose à dire, (oui oui, vous pouvez rire, c'est vrai !), mais je le dis quand même, que c'était bien, tout ça, et puis je ne dis pas grand'chose ou trois fois rien, mais on est bien, joyeux, tout va bien.


Il faut que je reparte, Gabriel aussi, et Gilles et Yannick que je n'ai pas revu, ils ont de la route...

Il paraît que le concert de Liz Mac Comb le soir était très bien, en prestation musicale et présence scénique. Sans doute, mais je n'ai pas de regret, on ne peut pas tout voir...

Et puis comme ça je reste dedans, dans le concert, longtemps après. Le soir, en rentrant, je n'ai écouté aucune musique, laissant venir ce qui était encore en moi... Et toute cette semaine, j'ai réécouté les albums de Gabriel : DLNDC, ELF, Bel, Babel... Et bien ça me parle toujours autant, et j'y trouve encore du nouveau.

Allez, je vais m'en remettre un petit coup !

« Tout est là »...


Cath

7 2009





mardi 7 juillet 2009

Dernier voyage

avant que de partir
© 2008 g y

"avant que de partir pour ce dernier voyage
plutôt que de compter tous les ans de mon âge
je voudrais partager avec qui le veut bien
ce frêle instant de gloire de frayeur et de doute

approchez vous plus près et tendez bien l’oreille
car je parlerai bas et ne redirai rien
allez chercher du vin décrochez les rideaux
ouvrez grand la fenêtre je veux le ciel encore

les fruits et les gâteaux le soleil de novembre
les voix que j’ai aimées sans toujours les comprendre
je veux me souvenir des plaisirs égarés
de mon premier amour et le goût de ses lèvres

des mains que j’ai serrées des deux mains dans les miennes
des cœurs que j’ai brisés sans désir de le faire
je garde le regret des songes que jamais
je n’ai su partager autant pour mon silence

mémoire de sagesse autant que d’inutile
de ces moments vécus entre deux espérances
à l’ombre d’une vie qui m’a bien peu appris
maintenant la lumière m’éblouit et m’appelle

fétiches emmêlés guirlandes de prières
les dieux qui ont rouillé au fond de mon enfance
ne regardent que moi ce soir je suis le roi
ce soir je veux mourir car je l’ai décidé
"


chanson de Gabriel Yacoub

A écouter ici...

Je pense à mon amour, parti pour enterrer le frère de son père, en Corse ce jour...
Je pense à François, qu'on accompagne en son dernier voyage, là-bas, dans la montagne corse, ce 7 juillet : il part entouré de l'amour des siens...

Merci, Gabriel, pour cette chanson ; et aussi pour la bougie.

Qui a dit que l'écriture de Gabriel parle à l'âme ?..

Cath
7 7 09

mercredi 1 juillet 2009

Barzingault chez Béa


Samedi matin : ambiance humide et fraîche. La météo est plutôt grisonnante, alors, après la soirée de vendredi qui a échappé aux orages annoncés, on se dit que cette fois on n'y coupera pas ! Bon, on verra... En début d'après-midi c'est du pareil au même, quand Thierry, du groupe Barzingault (« Appelez moi Barzingault 1er ! ») arrive chez Béa et Christian. On étudie tous les endroits possibles pour la scène : dedans, dehors dans la pelouse, sur la terrasse en partie couverte ? Il nous demande notre avis mais c'est lui l'artiste, à lui de décider. Après quelques tergiversations vu le ciel encore menaçant, et pour l'acoustique aussi, il est décidé que ce sera mieux à l'intérieur. Avec Béa, on recompte la liste des invités, qui n'a cessé de s'allonger : dans le salon, mais où va-t-on tous les installer ? Bon, on verra... On va serrer les chaises, et les derniers seront debout, ou assis dans l'escalier, ou au balcon sur la mezzanine...

Thierry, puis Christelle et Patrick arrivés peu après, installent la scène et tout le matériel, c'est réjouissant de parler avec eux, de les voir se mettre aux instruments : piano, accordéon et violoncelle. Ils règlent le son : ça ne prend pas très longtemps, ils sont rodés ! On a quelques extraits de chansons, et ça nous met déjà dans l'ambiance, pendant qu'on installe les tables dehors, et les sièges à l'intérieur : la maison de Béa et Christian se transforme en salle de spectacle !

A mesure que l'après-midi s'avance et que l'heure approche, le ciel se dégage, et quand les premiers invités arrivent, le soleil est là pour les accueillir. C'est déjà joyeux pour commencer la soirée ! Tout le monde salue tout le monde en arrivant, qu'on se connaisse ou non on se connaît vite un peu, artistes et invités on est là pour la même chose, partager un heureux moment ensemble.

Les arrivées s'échelonnent, on attend encore du monde, et les premiers spectateurs commencent à s'installer, alors Guillaume se met au clavier et joue quelques morceaux pour faire patienter. Il ne joue que depuis 6 mois, et le toucher du piano est différent de son clavier, ce n'est pas encore très fluide, mais je le trouve relativement à l'aise, et le public est indulgent.


Presque tout le monde est là et le top départ est donné : Thierry fait son entrée d'un côté, Patrick et Christelle de l'autre, au fond du salon : le concert commence ! Je ne saurais plus vous dire ce que Thierry nous a raconté, car j'oublie presque tout au fur et à mesure, pourtant sur le coup j'adore, je trouve ça génial, je ris beaucoup, je me régale ! Mais enfin sachez qu'il a fait le pitre comme à son habitude, à coup de calembours et autres blagues et réparties toujours originales, souvent bien senties, écornant en vrac les politiques, les stars télévisuelles, les bien-pensants de tout poil, et pas mal d'idées reçues à dépoussiérer... tout ça pour introduire ses chansons aux textes riches de sens et de références diverses : n'espérez pas tout capter en une écoute, en tout cas moi j'ai du mal, mais ça doit être fait exprès, c'est pour qu'on y revienne, avec autant de plaisir et encore plus de curiosité ! Il nous raconte Georges qui « a quarante ans / depuis au moins quinze ans... » :

« Il cultive son jardin

Loin des soirées mondaines

Où l'on refait le monde en « vin »

Chacun pour soi même... »

La parodie est dans sa nature, comme le maïs est au champ, alors Thierry nous chante le « Larzac 2080 » :

« C'était le début d'une nouvelle ère,
Du plaisir, moins de gène,
Un baiser et puis tout s'éclaire :
Dans ce champ d'OGM,
De vie plantons une petite graine »


Il nous chante une « Supplique pour être brûlé, même sur la plage de Sète », ou l'hymne au cancres, la « Cancreillaise » :

« Allons z'enfants de la fratrie
Le jour du loir est arrivé
Contre nous de la tyrannie
Scolaire, l'étendard des cancres est levé ! »


Il fait sienne la devise qu'on peut rire de tout... l'humour étant « la seule façon d'assumer ses propres contradictions ». Il nous sert ainsi les siennes pour les dépasser, et nous amuser aussi, car la musique est étonnamment festive, même quand le texte est grave entre deux pointes d'humour, comme dans les « Pensées misanthro-philanthropiques d'un sage au printemps » :

« T'as pas cent balles à m'donner
Pour aller sur Mars ?
Mes sandales sont rognées,
Je suis dans l'impasse ,
Un challenger officiel
Pour aller dans le ciel.(...)

T'as pas cent balles à m'donner
Pour aller sur Mars ?
Dans le dédale d'mes idées,
J'ai plus de comparse.
Sur cette terre j'veux plus rien,
Je suis un Martien. »

Anarchiste humaniste utopiste, rêveur désabusé, il nous envoie quelques sentences à faire rire, sur place, et à emporter pour méditer, comme celle-ci (la préférée de Béa) : « Le vrai pouvoir, c'est de ne pas en avoir, et de ne pas le subir. »


Et la musique n'est pas en reste, festive, rythmée, joyeuse, puis soudain plus grave et mélancolique... Les mélodies, soignées, convaincantes, sont dues au talent de compositeur de Thierry et celui de Patrick pour tous les arrangements instrumentaux. L'interprétation, au violoncelle (Patrick Leroux), à l'accordéon (et voix, Christelle Vigneron), piano et voix (Thierry Lhuillier), est prenante, vibrante, expressive. Le trio a trouvé sa formule, entre chanson à la fois innovante et enracinée, aux influences multiples, et musique aux accents trad, jazz ou tziganes.

Bref, on est sous le charme et on ne voit pas le temps passer, alors quand Thierry annonce la dernière chanson, je me dis que c'est un gag : mais non, il y a un bon moment qu'ils jouent ! Enfin, on n'est pas chiche, alors il y aura quelques rappels, la « grêve de la fin »... avant de passer à table pour partager le buffet de tout ce que tous ont apporté.

On s'installe par petits groupes dans tout le jardin, la soirée est belle et on a plaisir à échanger ses impressions, entre amis et avec les artistes, c'est simple et vrai, on est joyeux d'être là, il y a un petit vent de bonheur sur tout ça...

La nuit s'avance et il fait un peu plus frais, mais on reste encore là, avec un pull sur les épaules et quelques bougies pour se voir... et pour Thierry car c'est son anniversaire ! Il se fiche de ce détail, mais il a l'air d'apprécier de passer la soirée avec nous... et c'est réciproque.

Dans l'ambiance conviviale de la soirée, soudain un bruit court, une idée lancée qui se propage : Ginette a quelque chose à nous montrer ! Je ne connais pas Ginette, et je ne comprends pas bien si c'est à dire ou à chanter, mais elle a besoin d'un rythme qui l'accompagne. Un ami guitariste s'improvise percussionniste, avec un plateau en métal, et Ginette commence : c'est un slam, un texte en rimes, long et scandé, interprété avec talent et sincérité, c'est le blues de la ménagère qui aspire à être autre chose que consommatrice, épouse ou voisine aux sages apparences, qui trouve la vie exaltante et révoltante, et l'écrit et le crie ! C'est bien écrit et bien dit, applaudissements nourris pour ce monologue incroyable, émouvant, qui nous épate, la découverte d'un vrai talent.

Peu à peu chacun va rentrer vers son chez soi, les familles avec enfants d'abord, les amis et la famille de Béa et Christian en dernier, aidant à ranger... Et les artistes aussi, restés un bon moment à partager avec nous cette tranche de vie, que pour notre part, on n'oubliera pas de si tôt !

Et au fait, les orages ? Et bien, on les attend toujours !

Je vous le dis, il y a un micro climat ici, ou bien le ciel était avec nous...


Cath

juin 2009


samedi 27 juin 2009

Salon ou jardin ?

Barzingault en concert à domicile, chez Béa, c'est ce soir !

Au salon ou au jardin ? Verdict selon la météo...
Croisons les doigts pour que les orages nous épargnent !!!

Je vous raconte tout ça bientôt !

Cath

jeudi 18 juin 2009

Anniversaire

Ohlala, j'ai deux jours de retard !
Et lui qui n'oublie jamais le mien...

HEUREUX ANNIVERSAIRE

à quelqu'un qui m'est cher : mon ex (et ami toujours) !

Bises à toi, à vous deux, et à vos bouts de choux !

Et pour me faire pardonner,
voici pour toi une chanson... où tu es un peu :
mes mots,
chantés par Yves
et
par François-Marie.
(Cliquer sur les liens, et faire marcher le lecteur de musique).

:-)


Cath

mercredi 10 juin 2009

Honfleur

A quoi ça tient, de quoi ça naît et quand ça commence ? C'est un peu mystérieux, brumeux, et parfois on ne s'en souvient plus : notre première émotion esthétique pour un lieu...

Je devais avoir 11 ans, et c'était à Honfleur.

Jusque là, mes parents m'avaient emmenée en visite ou en vacances dans des endroits superbes, bien sûr, et par exemple j'avais beaucoup de joie sur la Côte d'Azur, ou en Auvergne. Mais c'était la joie de vivre des vacances, plus que la conscience d'aimer la région, qui était une évidence : je ne me le disais pas.

J'avais été impressionnée par des visites à Paris, mais c'était encore une évidence : on en parlait longtemps d'avance, et puis les monuments visités étaient géants, célèbres, c'était un sentiment attendu, prévisible, pas une surprise.

Mais il me semble qu'à Honfleur, plus qu'ailleurs, j'ai eu un choc, un vrai coup de coeur pour le site, une vraie nostalgie d'en partir : je me disais « j'aime cet endroit ! »

Il faut dire que c'était l'année où je savais que j'allais quitter la Normandie, pour déménager dans une autre région, la Lorraine, dont je ne savais rien. Et me venaient des sentiments nouveaux, un peu de nostalgie, d'appréhension, d'excitation : il y avait à quitter, avant de découvrir...

Nous habitions près de Rouen, la mer on n'y allait pas souvent. Et avant de quitter la Normandie, mes parents avaient eu cette idée d'une journée à la mer : à Honfleur.


Cette petite cité, avec ses maisons rapprochées et colorées, son port pittoresque composé de plusieurs bassins, m'a séduite, fascinée.

Et puis, par chance en cette région au climat changeant, le temps était clair ce jour-là, et au loin, on apercevait Le Havre, et la silhouette du France à quai. Ça m'avait beaucoup impressionnée.


Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans, hein... Bref, c'est pas d'hier ! Mais le souvenir en reste vif, fixé par l'émotion que j'y ai ressentie. Je pense qu'elle s'est faite d'autant plus intense qu'il y avait un sentiment d'urgence, face à cet endroit que je ne reverrais pas avant longtemps...


Et vous, votre première émotion esthétique, vous en souvient-il ?


Cath

06 2009


vendredi 5 juin 2009

Cum dederit



de Vivaldi, par l'ensemble Mathéus, et Philippe Jaroussky, contre ténor à la voix divine.


Cette musique illustre (en partie) le superbe film documentaire sur la terre, Home, de Yann Athus Bertrand : ne jamais oublier comme elle est belle...
Cette musique.
Et la terre.
Et fragile. Et à préserver...

lundi 1 juin 2009

Trésor pharaonique

La Foire Internationale de Nancy accueille cette année l'Egypte et le trésor de Toutankhamon. Le trésor retrouvé dans le tombeau du jeune pharaon par Howard Carter en 1922 étant intransportable, une sélection de mille objets a été dupliquée à l'identique par les artistes du musée du Caire, en en respectant les matériaux et l'apparence, donnant ainsi au plus grand nombre la possibilité d'en découvrir la beauté grâce à cette exposition qui sillonne l'Europe.

J'ai été captivée par cette visite qui fait voyager en Egypte et nous plonge dans un autre univers. On partage l'émotion de l'archéologue lors de sa trouvaille incroyable, il y a à peine un siècle, alors qu'elle était restée ignorée, miraculeusement préservée des pillages. On se retrouve immergé dans l'antiquité avec un certain vertige, quand on songe que ces trésors ont traversé les millénaires jusqu'à nous. On pense à la vie de ce jeune pharaon mort à 18 ans, adulé comme un dieu pour être momifié, enterré dans un tombeau géant dans trois sarcophages d'or et de pierreries, avec sur lui et autour de lui, bijoux, objets précieux en or et albâtre, mobilier et chars d'apparât, coffres et armes, statues et statuettes de dieux et oushebti chargés de son service dans l'au-delà...








L'exposition est à voir à Nancy jusqu'au 8 juin, et dans d'autres villes ensuite : ne la manquez pas si elle passe près de chez vous !


Photos : glanées sur le net (photographier l'expo étant interdit). Si ces images ont des droits réservés, merci de me l'indiquer.


samedi 30 mai 2009

Chansons lilas : lis là, lis la !

Merci à vous pour vos contributions ! Grâce à vous, la page de Wikipédia a été complétée, en voici la copie :

"Beaucoup de chansons comportent le lilas dans leur titre. La liste ci-dessous n'est pas exhaustive:

* Vive la rose et le lilas, chanson populaire du XVIIIe siècle qui serait originaire du Poitou, reprise en 1960 par Guy Béart.
* Vive la rose et le lilas reprise par Billy Rastaquouère version reggae sur le disque Comptines reggae & Ska party. [1]
* Quand les lilas refleuriront (1890), paroles de George Auriol sur une musique de Désiré Dihau.
* Lilas Blanc(1904), paroles et musique de Théodore Botrel, notamment interprétée par Berthe Sylva (1933) et Marie-Paule Belle (1982).
* Quand refleuriront les lilas blancs (1929), chanson composée par L. Lelièvre fils, H. Varha et F. Doelle.
* Les Lilas (1957), paroles et musique de Georges Brassens.
* Le Poinçonneur des Lilas (1958), paroles et musique de Serge Gainsbourg. (C'est ici la commune des Lilas dont il est question)
* Des jonquilles aux derniers lilas (1968), paroles et musique de Hugues Aufray.
* Les Lilas (1970), poème de Louis Aragon mis en musique par Jean Ferrat.
* Un lilas pour Eulalie (1974), paroles et musique d'Yves Duteil.
* Chanson pour tes yeux lilas (1975), paroles et musique de Michel Jonasz.
* Henri Porte des Lilas (1982), paroles de Philippe Timsit et musique de Jean-Louis d'Onorio.
* Lilac wine interprétée par Jeff Buckley, (album Grace), auteur James Shelton.
* La valse des lilas de Michel Legrand, reprise par Noëlle Cordier en 1975 (sur son album "Un amour comme le nôtre"), puis par le québécois Mario Pelchat en 2009 (sur le CD "Pelchat chante Legrand").
* Le temps du lilas, de Barbara.
* La vie lilas de Serge Lama (1975, sur l'album du même nom)
* Lilas de Gérard Lenorman (1978, sur l'album "Nostalgies")
* Les lilas sont fanés, de Allan Bleck. "


S'il vous en vient d'autres, n'hésitez pas à les ajouter : une encyclopédie contributive, c'est fait pour ça... et c'est une belle réalisation collective. Une raison (parmi d'autres, mais enfin il faut parfois chercher) de croire à l'être humain...

jeudi 28 mai 2009

Balade au couchant


Depuis quelque temps, au coucher du soleil, mon homme part une heure ou deux, courir et marcher. Il rentre fatigué mais heureux, un peu en sueur, le sourire rêveur, des étoiles dans les yeux. Il raconte les chemins, le soleil couchant, le clair de lune, les animaux rencontrés, les bruits des oiseaux...

J'avais bien envie de l'accompagner un de ces soirs.

Aujourd'hui, après une journée complète en réunion, en grand groupe, enfermée dans une salle chaude, la tête un peu lourde de tout ça, c'était vraiment le jour : j'avais un besoin vital de m'aérer. Et puisque notre grand est en classe de voile, notre second fils nous a accompagnés.


Et bien, nous avons passé une heure de vacances ! Nous avons couru et marché, et respiré surtout, grimpé la colline et contemplé les villages de plus haut, vu le soleil se coucher et la lune se lever, croisé des chevreuils et un veau égaré près d'une ferme, entendu le charivari des oiseaux...


Nous sommes rentrés fatigués mais heureux, un peu en sueur, le sourire rêveur, des étoiles dans les yeux...





vendredi 22 mai 2009

Chansons lilas

Extrait de Wikipédia :

" Beaucoup de chansons comportent le lilas dans leur titre.
La liste ci-dessous n'est pas exhaustive :

* Vive la rose et le lilas, chanson populaire du XVIIIe siècle qui serait originaire du Poitou, reprise en 1960 par Guy Béart.
* Vive la rose et le lilas, reprise par Billy Rastaquouère version reggae sur le disque Comptines reggae & Ska party.
* Quand les lilas refleuriront (1890), paroles de George Auriol sur une musique de Désiré Dihau.
* Lilas Blanc(1904), paroles et musique de Théodore Botrel, notamment interprétée par Berthe Sylva (1933) et Marie-Paule Belle (1982).
* Quand refleuriront les lilas blancs (1929), chanson composée par L. Lelièvre fils, H. Varha et F. Doelle.
* Les Lilas (1957), paroles et musique de Georges Brassens.
* Le Poinçonneur des Lilas (1958), paroles et musique de Serge Gainsbourg. (C'est ici la commune des Lilas dont il est question)
* Des jonquilles aux derniers lilas (1968), paroles et musique de Hugues Aufray.
* Les Lilas (1970), poème de Louis Aragon mis en musique par Jean Ferrat.
* Un lilas pour Eulalie (1974), paroles et musique d'Yves Duteil.
* Chanson pour tes yeux lilas (1975), paroles et musique de Michel Jonasz.
* Henri Porte des Lilas (1982), paroles de Philippe Timsit et musique de Jean-Louis d'Onorio.
* Lilac wine, interprétée par Jeff Buckley, (album Grace), auteur James Shelton. Ici paroles et traduction."

Vous en connaissez d'autres ?

dimanche 17 mai 2009

Eaux de mai







Eau de mai
Ode de mai
Au deux mai
Aude aimait
Ô d'aimer
Ehontément
Au démon
Oh, d'aimer
On ne dit non
On ne dit mais
On dément
A deux, mais
A deux mains
A demain...

mercredi 13 mai 2009

Nicolas Peyrac en concert à Xertigny

Xertigny... c'est où, ça, Xertigny ? Dans les Vosges, à 20 km d'Epinal, à 1 h 30 de route de chez moi. J'ai gardé le nom dans un coin de tête, un coin de coeur, comme une petite obsession... Aller revoir Nicolas Peyrac, avec sans doute quelques chansons du nouvel album, ça me tente évidemment !.. Mais ça s'arrange mal, ce week-end là sans doute pas possible, trop de choses chez moi en même temps... Et puis, coup de théâtre en début de semaine, une bonne partie du week-end se libère ! Alors ça devient possible, probable, puis sûr : j'y vais ! Suffit de pas grand'chose pour qu'Hélène se décide aussi, les plans improvisés en deux jours ça ne lui fait pas peur, un coup de train et elle y sera ; et puis pas grand'chose pour décider Roselyne, parce que Nicolas, elle ne l'a jamais vu sur scène mais elle en a bien envie... Alors, en route, yess !

La route est superbe, ensoleillée. On n'avait pas annoncé plus gris, de la pluie ? ! Et bien, je ne vois de gris que le ruban de la route, le soleil brille et les prairies verdoient...

Nous y voilà. Xertigny est facile à trouver, et la salle encore plus, dès l'entrée dans la commune. La salle de spectacle fait un peu penser à Beaucourt...

La soirée est magnifique, il y a un de ces soleils ! Ça ajoute au plaisir, c'est sûr.

Depuis le début de la semaine, puis de la journée, je me sens de plus en plus réjouie de ce concert : retrouver l'ambiance que je n'ai pas vécue depuis des mois... et les nouvelles chansons de l'album Case Départ, je me demande lesquelles on va avoir en live !

L'organisateur nous accueille avec le sourire : Hélène et Rose l'ont eu au téléphone, il était déjà très sympa. Il nous fait choisir nos places, va nous chercher des sièges, veut qu'on soit bien installées : tout devant ? Bon, au 3e ou 4e rang, au milieu, ça nous va bien.

Le temps de manger quelques madeleines (mais non, pas de Proust, de Meuse, de Commercy, on est en Lorraine ici !), le temps de causer de tout et rien, et la salle se remplit peu à peu.

« Il y a une première partie » me dit Hélène. Et bientôt, c'est la voix de Nicolas qui l'annonce : dans le noir, sans se montrer (on n'aperçoit que sa silhouette), il nous présente Auren, jeune chanteuse pleine de talent.


Auren est seule sur scène, elle s'accompagne au clavier : une, deux, trois puis d'autres chansons, elle assure bien et conquiert le public ! Elle a une belle présence scénique, une jolie voix, des chansons pas mal du tout. J'ai une préférence pour la dernière, assez rythmée. Auren est très souriante, dit combien elle est heureuse d'être là, remercie beaucoup Nicolas et le public.

« Nicolas, Nicolas ! » On l'attend...

Les musiciens entrent, et le voilà, commençant par « J'écrirai ». D'entrée il démarre par le pourquoi du comment il est là (et nous aussi), pour la passion d'écrire, et j'aime cette chanson, j'aime que ça démarre le concert, j'aime que ce soit au futur, comme un rendez-vous : on a la soirée, et plein d'autres devant nous, avec lui !


Cette intro donne le ton du concert : non je ne vais pas tout vous raconter, car ce concert inaugure une nouvelle tournée, alors vous le verrez sûrement, je ne vais pas tout dévoiler, juste vous dire quelques bribes en vrac...

Donc, le ton du concert, et même après, ce que j'ai ressenti de toute cette soirée, confirmant mon impression du nouvel album « Case départ », c'est chez Nicolas beaucoup de sérénité, une belle énergie et la passion intacte. Il est complètement bien dans ce qu'il fait, s'y donne à fond et partage cette réalité avec ses musiciens, son public, en toute sincérité, en toute intégrité. Même si les questions techniques du concert le préoccupent (le son, pas facile dans cette salle, était impecc finalement !) même si, à la fin, la fatigue se ressent après deux heures à se donner autant, il a le sourire en retrouvant son public, et ça fait chaud au coeur, ainsi que de le sentir bien, créatif, bien entouré.

Sur le concert, pour vous en dire deux mots tout de même... Il y a bien sûr le bonheur de retrouver les éternelles, et il n'en manque pas, toutes celles auxquelles on tient tant, So Far Away, Et mon père, Chamailles et Vocalises... Et puis celles qui se répondent, avec un ton plus touchant et moins colère la deuxième, mais aussi émouvant, je veux parler des Couleurs et d'une « Peau que t'as pas » : Couleurs, ici applaudies avant de commencer, preuve que le public connaît, reconnaît, et apprécie !

Et puis il y a le plaisir de celles qu'on découvre en live après l'album, je ne vous dirai pas toute la sélection de Nicolas, mais que sa « vie est ici » est une évidence, encore plus belle à entendre en vrai, et les chansons pour Trois pommes (devenues quatre), un grand moment... « J'aimerais mieux qu'on s'aime », j'aimerais aussi que le monde s'aime... et il me semble que c'est le cas, avec une soirée magique comme ça !

Que dire sinon que honte à moi, j'avais presque oublié à quel point l'équipe, les musiciens sont excellents ! Mais non je blague, pas oublié bien sûr, mais ils ont quand même réussi à me surprendre encore...

Et les lumières, alors là, aussi ! C'est toujours un superbe travail de lumières, un concert de Nicolas.


Nicolas a la voix impeccable, l'émotion juste... Et j'aime bien ce qu'il raconte entre les chansons (mais non tu n'en dis pas trop, Nicolas !). On se régale. Nicolas est concerné, engagé, c'est un beau message humain, en plus du plaisir musical et poétique, et c'est toute la richesse de l'artiste...

Même s'il fait chaud et qu'il s'en plaint (« On n'avait pas annoncé de la pluie dans les Vosges ? »), or il fait beau, beau et chaud ! il ne tombera pas le gilet, coquetterie oblige... sourires et complicité de la salle...

Pour moi la soirée est particulièrement belle, à partager avec mes deux amies. Nous en avons déjà vécu beaucoup ensemble, avec l'une ou l'autre, des soirées concerts, c'est toujours beau un moment d'émotion partagée... Rose ne connaissait pas Nicolas en concert. Au bout de deux ou trois chansons, elle me glisse « J'aime... beaucoup ! », et je suis ravie qu'elle soit là. Un peu plus tard je lui demande « ça va ? ». Elle me répond : « de mieux en mieux ! »

Le public est à l'unisson, a l'air de penser pareil... A la fin, une grande partie restera, pour demander une dédicace, dire quelques mots à Nicolas... et repartira le coeur comblé, comme nous...

Cath

05 2009

vendredi 1 mai 2009

Défilé du 1er mai

"Regarde les choses en face, Nicolas : la France entière est dans la rue !

- La France entière ? Partout ?

- Partout, oui, même dans les plus petits villages !

- Ah, les vaches !..."








Photos Cath, 1er mai 2009