samedi 17 janvier 2009

Ton monde en couleurs





Tu vis le regard aux aguets
D'un paysage d'un ciel de mai
D'un voilier au large ou à quai
D'un arbre une scène ou un objet
Pour en capter la vérité
Tenter d'en rendre la beauté
Par un tableau une aquarelle
Mettre à la vie des étincelles
Figer l'éclat d'une lumière
Rendre palpable une atmosphère

Dessiner l'horizon sur toile
C'est y ajouter des étoiles
Peindre la vie en mille couleurs
C'est la traduire avec le coeur

Et ton regard refait le monde
En taches en formes plus ou moins rondes
Tu le transformes à tes couleurs
A tes soucis à tes bonheurs
Tu jettes sur la toile tes ombres
Peines et tourments en tons plus sombres
Où l'âme trouve la sérénité
Le tracé gagne en sûreté
Où l'horizon du coeur s'éclaire
Le pinceau recrée la lumière

Dessiner l'horizon sur toile
C'est y ajouter des étoiles
Peindre la vie en mille couleurs
C'est la traduire avec le coeur

Tu es en éveil en émoi
Toujours un projet avec toi
Une envie une idée déclenchent
Deux traits d'esquisse sur toile blanche
Tu cherches le ton, le trait s'affine
Alors la nuance illumine
La couleur que tu veux donner
A ce visage, à ce bouquet
L'instant vécu, une émotion
Valent bien quête de perfection

Paroles Catherine Ginefri-Poret
Musique Yves Borredon
Tous droits réservés 01 2009

La peinture d'Yves valait bien une chanson... A partir de ce qu'elle m'évoque, mais aussi de ce qu'il en dit, j'ai essayé de traduire ce qu'elle exprime et comment il la vit. Il a mis ce texte en musique pour en faire une chanson. C'était un plaisir de la faire !

5 commentaires:

Yves a dit…

Une nouvelle et belle aventure:merci Catherine de m'apporter encore des beaux textes.Je ne sais si la musique et la voix sont dignes de cette riche écriture...On nous le dira.Bisous pour te féliciter

Réverbères a dit…

Pas facile d'entrer dans le monde d'un autre, avec d'autres référents. Tu le fais très bien… et on sent toujours le même plaisir du côté d'Yves qui trouve là un terrain qu'il connaît !

Anonyme a dit…

Que voulez-vous commenter ? Les poètes laissent sans voix, sans ressource épistolaire ceux qui pourtant se croient bons en lettres.
C'est ça, la magie de l'art transfigurateur; il transforme ce qu'il touche avec pourtant une étonnante facilité et simplicité.
C'est vrai : "seuls les poètes connaissent le mot de passe"
Le Hutin ébahi.

Yves a dit…

Oui le "tu" est de circonstance.
Il est le symbole d'un regard averti,d'un regard intéressé,d'un regard émouvant,d'un regard rare.
Qu'aurait-on dit avec un "je"..qui rime avec prétentieux.
On a les yeux ouverts pour comprendre et observer le travail d'un peintre.Catherine ne porte pas de lunettes,elle n'en a pas besoin...elle voit bien.
Elle sent bien les choses et son écriture me procure émotion et inspiration musicale.
Ecoutez bien les paroles...Yves

guille a dit…

Qu'il est difficile de mettre des mots sur des images, encore plus quand ces images viennent d'une sensibilité autre que la notre. Mais les mots sont justes, étendus à toute l'expo colorée et sensible.
J'avoue avoir cependant un peu de mal avec la mise en musique qui me fait penser à une mer dont les vagues-mots frappent fort les falaises puis s'échappent presque à se faire oublier.