lundi 1 juin 2009

Trésor pharaonique

La Foire Internationale de Nancy accueille cette année l'Egypte et le trésor de Toutankhamon. Le trésor retrouvé dans le tombeau du jeune pharaon par Howard Carter en 1922 étant intransportable, une sélection de mille objets a été dupliquée à l'identique par les artistes du musée du Caire, en en respectant les matériaux et l'apparence, donnant ainsi au plus grand nombre la possibilité d'en découvrir la beauté grâce à cette exposition qui sillonne l'Europe.

J'ai été captivée par cette visite qui fait voyager en Egypte et nous plonge dans un autre univers. On partage l'émotion de l'archéologue lors de sa trouvaille incroyable, il y a à peine un siècle, alors qu'elle était restée ignorée, miraculeusement préservée des pillages. On se retrouve immergé dans l'antiquité avec un certain vertige, quand on songe que ces trésors ont traversé les millénaires jusqu'à nous. On pense à la vie de ce jeune pharaon mort à 18 ans, adulé comme un dieu pour être momifié, enterré dans un tombeau géant dans trois sarcophages d'or et de pierreries, avec sur lui et autour de lui, bijoux, objets précieux en or et albâtre, mobilier et chars d'apparât, coffres et armes, statues et statuettes de dieux et oushebti chargés de son service dans l'au-delà...








L'exposition est à voir à Nancy jusqu'au 8 juin, et dans d'autres villes ensuite : ne la manquez pas si elle passe près de chez vous !


Photos : glanées sur le net (photographier l'expo étant interdit). Si ces images ont des droits réservés, merci de me l'indiquer.


samedi 30 mai 2009

Chansons lilas : lis là, lis la !

Merci à vous pour vos contributions ! Grâce à vous, la page de Wikipédia a été complétée, en voici la copie :

"Beaucoup de chansons comportent le lilas dans leur titre. La liste ci-dessous n'est pas exhaustive:

* Vive la rose et le lilas, chanson populaire du XVIIIe siècle qui serait originaire du Poitou, reprise en 1960 par Guy Béart.
* Vive la rose et le lilas reprise par Billy Rastaquouère version reggae sur le disque Comptines reggae & Ska party. [1]
* Quand les lilas refleuriront (1890), paroles de George Auriol sur une musique de Désiré Dihau.
* Lilas Blanc(1904), paroles et musique de Théodore Botrel, notamment interprétée par Berthe Sylva (1933) et Marie-Paule Belle (1982).
* Quand refleuriront les lilas blancs (1929), chanson composée par L. Lelièvre fils, H. Varha et F. Doelle.
* Les Lilas (1957), paroles et musique de Georges Brassens.
* Le Poinçonneur des Lilas (1958), paroles et musique de Serge Gainsbourg. (C'est ici la commune des Lilas dont il est question)
* Des jonquilles aux derniers lilas (1968), paroles et musique de Hugues Aufray.
* Les Lilas (1970), poème de Louis Aragon mis en musique par Jean Ferrat.
* Un lilas pour Eulalie (1974), paroles et musique d'Yves Duteil.
* Chanson pour tes yeux lilas (1975), paroles et musique de Michel Jonasz.
* Henri Porte des Lilas (1982), paroles de Philippe Timsit et musique de Jean-Louis d'Onorio.
* Lilac wine interprétée par Jeff Buckley, (album Grace), auteur James Shelton.
* La valse des lilas de Michel Legrand, reprise par Noëlle Cordier en 1975 (sur son album "Un amour comme le nôtre"), puis par le québécois Mario Pelchat en 2009 (sur le CD "Pelchat chante Legrand").
* Le temps du lilas, de Barbara.
* La vie lilas de Serge Lama (1975, sur l'album du même nom)
* Lilas de Gérard Lenorman (1978, sur l'album "Nostalgies")
* Les lilas sont fanés, de Allan Bleck. "


S'il vous en vient d'autres, n'hésitez pas à les ajouter : une encyclopédie contributive, c'est fait pour ça... et c'est une belle réalisation collective. Une raison (parmi d'autres, mais enfin il faut parfois chercher) de croire à l'être humain...

jeudi 28 mai 2009

Balade au couchant


Depuis quelque temps, au coucher du soleil, mon homme part une heure ou deux, courir et marcher. Il rentre fatigué mais heureux, un peu en sueur, le sourire rêveur, des étoiles dans les yeux. Il raconte les chemins, le soleil couchant, le clair de lune, les animaux rencontrés, les bruits des oiseaux...

J'avais bien envie de l'accompagner un de ces soirs.

Aujourd'hui, après une journée complète en réunion, en grand groupe, enfermée dans une salle chaude, la tête un peu lourde de tout ça, c'était vraiment le jour : j'avais un besoin vital de m'aérer. Et puisque notre grand est en classe de voile, notre second fils nous a accompagnés.


Et bien, nous avons passé une heure de vacances ! Nous avons couru et marché, et respiré surtout, grimpé la colline et contemplé les villages de plus haut, vu le soleil se coucher et la lune se lever, croisé des chevreuils et un veau égaré près d'une ferme, entendu le charivari des oiseaux...


Nous sommes rentrés fatigués mais heureux, un peu en sueur, le sourire rêveur, des étoiles dans les yeux...





vendredi 22 mai 2009

Chansons lilas

Extrait de Wikipédia :

" Beaucoup de chansons comportent le lilas dans leur titre.
La liste ci-dessous n'est pas exhaustive :

* Vive la rose et le lilas, chanson populaire du XVIIIe siècle qui serait originaire du Poitou, reprise en 1960 par Guy Béart.
* Vive la rose et le lilas, reprise par Billy Rastaquouère version reggae sur le disque Comptines reggae & Ska party.
* Quand les lilas refleuriront (1890), paroles de George Auriol sur une musique de Désiré Dihau.
* Lilas Blanc(1904), paroles et musique de Théodore Botrel, notamment interprétée par Berthe Sylva (1933) et Marie-Paule Belle (1982).
* Quand refleuriront les lilas blancs (1929), chanson composée par L. Lelièvre fils, H. Varha et F. Doelle.
* Les Lilas (1957), paroles et musique de Georges Brassens.
* Le Poinçonneur des Lilas (1958), paroles et musique de Serge Gainsbourg. (C'est ici la commune des Lilas dont il est question)
* Des jonquilles aux derniers lilas (1968), paroles et musique de Hugues Aufray.
* Les Lilas (1970), poème de Louis Aragon mis en musique par Jean Ferrat.
* Un lilas pour Eulalie (1974), paroles et musique d'Yves Duteil.
* Chanson pour tes yeux lilas (1975), paroles et musique de Michel Jonasz.
* Henri Porte des Lilas (1982), paroles de Philippe Timsit et musique de Jean-Louis d'Onorio.
* Lilac wine, interprétée par Jeff Buckley, (album Grace), auteur James Shelton. Ici paroles et traduction."

Vous en connaissez d'autres ?

dimanche 17 mai 2009

Eaux de mai







Eau de mai
Ode de mai
Au deux mai
Aude aimait
Ô d'aimer
Ehontément
Au démon
Oh, d'aimer
On ne dit non
On ne dit mais
On dément
A deux, mais
A deux mains
A demain...

mercredi 13 mai 2009

Nicolas Peyrac en concert à Xertigny

Xertigny... c'est où, ça, Xertigny ? Dans les Vosges, à 20 km d'Epinal, à 1 h 30 de route de chez moi. J'ai gardé le nom dans un coin de tête, un coin de coeur, comme une petite obsession... Aller revoir Nicolas Peyrac, avec sans doute quelques chansons du nouvel album, ça me tente évidemment !.. Mais ça s'arrange mal, ce week-end là sans doute pas possible, trop de choses chez moi en même temps... Et puis, coup de théâtre en début de semaine, une bonne partie du week-end se libère ! Alors ça devient possible, probable, puis sûr : j'y vais ! Suffit de pas grand'chose pour qu'Hélène se décide aussi, les plans improvisés en deux jours ça ne lui fait pas peur, un coup de train et elle y sera ; et puis pas grand'chose pour décider Roselyne, parce que Nicolas, elle ne l'a jamais vu sur scène mais elle en a bien envie... Alors, en route, yess !

La route est superbe, ensoleillée. On n'avait pas annoncé plus gris, de la pluie ? ! Et bien, je ne vois de gris que le ruban de la route, le soleil brille et les prairies verdoient...

Nous y voilà. Xertigny est facile à trouver, et la salle encore plus, dès l'entrée dans la commune. La salle de spectacle fait un peu penser à Beaucourt...

La soirée est magnifique, il y a un de ces soleils ! Ça ajoute au plaisir, c'est sûr.

Depuis le début de la semaine, puis de la journée, je me sens de plus en plus réjouie de ce concert : retrouver l'ambiance que je n'ai pas vécue depuis des mois... et les nouvelles chansons de l'album Case Départ, je me demande lesquelles on va avoir en live !

L'organisateur nous accueille avec le sourire : Hélène et Rose l'ont eu au téléphone, il était déjà très sympa. Il nous fait choisir nos places, va nous chercher des sièges, veut qu'on soit bien installées : tout devant ? Bon, au 3e ou 4e rang, au milieu, ça nous va bien.

Le temps de manger quelques madeleines (mais non, pas de Proust, de Meuse, de Commercy, on est en Lorraine ici !), le temps de causer de tout et rien, et la salle se remplit peu à peu.

« Il y a une première partie » me dit Hélène. Et bientôt, c'est la voix de Nicolas qui l'annonce : dans le noir, sans se montrer (on n'aperçoit que sa silhouette), il nous présente Auren, jeune chanteuse pleine de talent.


Auren est seule sur scène, elle s'accompagne au clavier : une, deux, trois puis d'autres chansons, elle assure bien et conquiert le public ! Elle a une belle présence scénique, une jolie voix, des chansons pas mal du tout. J'ai une préférence pour la dernière, assez rythmée. Auren est très souriante, dit combien elle est heureuse d'être là, remercie beaucoup Nicolas et le public.

« Nicolas, Nicolas ! » On l'attend...

Les musiciens entrent, et le voilà, commençant par « J'écrirai ». D'entrée il démarre par le pourquoi du comment il est là (et nous aussi), pour la passion d'écrire, et j'aime cette chanson, j'aime que ça démarre le concert, j'aime que ce soit au futur, comme un rendez-vous : on a la soirée, et plein d'autres devant nous, avec lui !


Cette intro donne le ton du concert : non je ne vais pas tout vous raconter, car ce concert inaugure une nouvelle tournée, alors vous le verrez sûrement, je ne vais pas tout dévoiler, juste vous dire quelques bribes en vrac...

Donc, le ton du concert, et même après, ce que j'ai ressenti de toute cette soirée, confirmant mon impression du nouvel album « Case départ », c'est chez Nicolas beaucoup de sérénité, une belle énergie et la passion intacte. Il est complètement bien dans ce qu'il fait, s'y donne à fond et partage cette réalité avec ses musiciens, son public, en toute sincérité, en toute intégrité. Même si les questions techniques du concert le préoccupent (le son, pas facile dans cette salle, était impecc finalement !) même si, à la fin, la fatigue se ressent après deux heures à se donner autant, il a le sourire en retrouvant son public, et ça fait chaud au coeur, ainsi que de le sentir bien, créatif, bien entouré.

Sur le concert, pour vous en dire deux mots tout de même... Il y a bien sûr le bonheur de retrouver les éternelles, et il n'en manque pas, toutes celles auxquelles on tient tant, So Far Away, Et mon père, Chamailles et Vocalises... Et puis celles qui se répondent, avec un ton plus touchant et moins colère la deuxième, mais aussi émouvant, je veux parler des Couleurs et d'une « Peau que t'as pas » : Couleurs, ici applaudies avant de commencer, preuve que le public connaît, reconnaît, et apprécie !

Et puis il y a le plaisir de celles qu'on découvre en live après l'album, je ne vous dirai pas toute la sélection de Nicolas, mais que sa « vie est ici » est une évidence, encore plus belle à entendre en vrai, et les chansons pour Trois pommes (devenues quatre), un grand moment... « J'aimerais mieux qu'on s'aime », j'aimerais aussi que le monde s'aime... et il me semble que c'est le cas, avec une soirée magique comme ça !

Que dire sinon que honte à moi, j'avais presque oublié à quel point l'équipe, les musiciens sont excellents ! Mais non je blague, pas oublié bien sûr, mais ils ont quand même réussi à me surprendre encore...

Et les lumières, alors là, aussi ! C'est toujours un superbe travail de lumières, un concert de Nicolas.


Nicolas a la voix impeccable, l'émotion juste... Et j'aime bien ce qu'il raconte entre les chansons (mais non tu n'en dis pas trop, Nicolas !). On se régale. Nicolas est concerné, engagé, c'est un beau message humain, en plus du plaisir musical et poétique, et c'est toute la richesse de l'artiste...

Même s'il fait chaud et qu'il s'en plaint (« On n'avait pas annoncé de la pluie dans les Vosges ? »), or il fait beau, beau et chaud ! il ne tombera pas le gilet, coquetterie oblige... sourires et complicité de la salle...

Pour moi la soirée est particulièrement belle, à partager avec mes deux amies. Nous en avons déjà vécu beaucoup ensemble, avec l'une ou l'autre, des soirées concerts, c'est toujours beau un moment d'émotion partagée... Rose ne connaissait pas Nicolas en concert. Au bout de deux ou trois chansons, elle me glisse « J'aime... beaucoup ! », et je suis ravie qu'elle soit là. Un peu plus tard je lui demande « ça va ? ». Elle me répond : « de mieux en mieux ! »

Le public est à l'unisson, a l'air de penser pareil... A la fin, une grande partie restera, pour demander une dédicace, dire quelques mots à Nicolas... et repartira le coeur comblé, comme nous...

Cath

05 2009

vendredi 1 mai 2009

Défilé du 1er mai

"Regarde les choses en face, Nicolas : la France entière est dans la rue !

- La France entière ? Partout ?

- Partout, oui, même dans les plus petits villages !

- Ah, les vaches !..."








Photos Cath, 1er mai 2009

dimanche 19 avril 2009

Albert mon grand-père

Mon grand-père s'appelait Albert. Y penser, c'est toujours revenir loin en arrière, presque en mon enfance, car il est mort quand j'étais adolescente. J'y pense souvent, car c'était une personnalité marquante, quelqu'un qu'on n'oublie pas.

Je sais pourtant assez peu de choses de lui je trouve. J'ai un sentiment d'inachevé, j'aurais dû parler plus avec lui, et surtout l'écouter plus, le questionner. Mais on ne sait pas l'urgence de ces choses, quand on est si jeune...

Il avait été instituteur, directeur d'école même : c'est la première chose qui me revient. Ça faisait tellement partie de lui, le savoir, une certaine autorité, transmettre, enseigner, lire, continuer à apprendre... Et puis aussi il était socialiste. Ça, c'est la deuxième chose importante, car il le disait à qui voulait l'entendre ! Il était agnostique : c'est lui qui m'a donné envie de chercher ce mot dans le dictionnaire, car je ne savais pas ce que c'était. Il savait beaucoup de choses, suivait l'actualité de près, lisait Le Monde tous les jours. Il avait un avis sur tout : beaucoup d'événements le faisaient démarrer au quart de tour, la politique surtout, ou le sport, il s'emportait alors et disait des gros mots... qu'on nous interdisait de dire, nous, enfants !

Il était passionné par le cyclisme, suivait le Tour de France assidûment l'été. L'hiver, il lisait des romans policiers, à une vitesse incroyable, il avait des collections de ces romans noirs qui ne m'ont jamais trop attirée... L'hiver, il était frileux, il passait une partie de ses journées les pieds sur le radiateur.

Toute l'année, il portait un chapeau. Chapeau de feutre l'hiver, de toile l'été, indispensable pour le soleil du midi où il avait une maison, où il passait la moitié de l'année, avec ma grand-mère. J'ai des souvenirs de ces étés, des vacances chez eux où l'on allait, gamines, pré-adolescentes : du bonheur à l'état pur. On y allait pour quelques semaines, avec ma soeur, et on était gâtées : c'était le rythme tranquille des grands-parents, les bonnes choses que Mémé cuisinait pour nous faire plaisir, mais c'était aussi les sorties libres avec des cousins, des voisins, des amis, on était rarement les seuls jeunes dans le quartier. Et si on s'ennuyait un peu, on allait à la plage à deux (mes grands-parents n'y allaient pas, mais ma grand-mère nous donnait un peu d'argent « pour une glace à une boule »), pour nous c'était la liberté ! Ou bien on jouait à la pétanque avec Pépé. Pépé Albert était passionné de pétanque. Cela nous amusait un peu, mais attention, lui prenait ça au sérieux, il fallait se concentrer, suivre ses consignes, pointer ou tirer avec application !

Et puis si on jouait au ballon, il ne fallait pas abîmer son jardin, ses fleurs, qu'il chérissait : c'était encore une de ses passions, la botanique, il connaissait toutes les plantes.

Quand nous étions enfants, petites, il prenait le temps de jouer avec nous, que ce soit aux cartes (il nous apprenait la belote), aller faire des boules de neige en hiver, ou jouer à la dînette, à la poupée, il avait la patience de nous regarder jouer ou de participer à nos jeux. Et puis le dessin aussi, mais là il était bien meilleur que nous : j'y reviendrai. Cache-cache, devinettes, il aimait nous taquiner et c'était un plaisir, car il était plein de finesse, il aimait les mots et en jouer. Il était fort en mots-croisés par exemple, ou au Scrabble. Il écrivait des lettres superbes, la correspondance avec lui était délicieuse.

Je crois qu'il avait un peu l'allure de Jacques Tati, avec sa grande taille, son chapeau et ses gestes, et un rien de Pagnol aussi, l'accent et les expressions du midi qu'il avait adoptés, quelque chose dans le caractère qui me fait penser à cet univers.

Il était très amoureux de ma grand-mère, je me souviens qu'adolescente j'étais un peu surprise, ainsi qu'attendrie, de voir leur tendresse s'exprimer.

Il avait fait la guerre, je ne sais pas bien quoi, mais il avait été officier, prisonnier en Allemagne plusieurs années. Malade, affaibli, très amaigri, rapatrié car mourant, il avait survécu par le désir intense de retrouver sa femme et ses enfants... Il s'était remonté peu à peu, avait retrouvé la santé grâce aux bons soins de son épouse, ma grand-mère qui, pour le nourrir, traversait la campagne à vélo au péril de sa vie, pour se procurer des produits fermiers en ces temps de guerre et de disette.

De ces années noires, il avait ramené une santé fragile, était devenu cardiaque. Mais il n'en parlait guère, même s'il était très anxieux et que ça le minait.

Habile de ses mains, il savait bricoler, relier ou réparer les livres. Il avait un bon coup de crayon, il dessinait très bien. Il n'en a jamais fait grand chose à ma connaissance, que des esquisses, des brouillons griffonnés sur un coin de lettre... Sauf deux choses étonnantes. Premièrement, il savait broder. Pas au figuré, non, au sens propre : je n'ai jamais entendu parler d'aucun autre grand-père qui brode ! Et bien lui dessinait des motifs sur des draps, et les brodait. Et puis, deuxième chose incroyable, durant ses années de captivité, prisonnier de guerre, il avait fabriqué, de ses mains, de A à Z, des petits livres, pour les envoyer à ses filles, depuis son camp « Offlag XB ». J'ai deux de ces livres. C'est une merveille, je vais vous les montrer : l'histoire du vilain petit canard, retranscrite de mémoire, à la plume et illustrée, et un petit guide de dessin, pour apprendre à dessiner les animaux.

Ces livres que ma mère m'a transmis, c'est parmi les choses les plus précieuses que je possède, c'est pour moi un trésor inestimable. J'en prends grand soin, j'espère que rien ne les détruira, et que mes enfants les garderont avec la même ferveur...

(voir détails ci-dessous)

Cath

4 2009

Le vilain petit canard

Conte d'Andersen.

Reproduit, de mémoire je suppose, par mon grand-père, Albert Verbrugghe, entièrement (dessins et écriture à la main, reliure...) avec les moyens du bord, au camp Offlag XB, en avril 1942.
Dédicacé : "A mes filles, Jacqueline et Paulette".

Extraits :






Les animaux tels qu'ils sont

D'après R et L Lambry.
Reproduit, de mémoire je pense, par mon grand-père, Albert Verbrugghe, de A à Z (dessins et écriture à la main, reliure...) avec les moyens du bord, au camp Offlag XB en septembre-octobre 1942.
Extraits :