
"Ce matin-là
Dos au monde, face à la nature,
Je fixe cette mer de nuages
Qui peu à peu se dissipe,
Laissant entrevoir quelques arbres.
Seul avec moi-même.
Les sombres rochers à mes pieds
Me rappellent la noirceur de mon âme,
La brise du vent dans les arbres
Me rappelle sa douce voix à mon oreille.
Pourquoi est-elle partie ?
Aussi vite qu'elle est venue,
Comme cette brume qui disparaît
Dès le moindre coup de vent.
Elle est partie comme elle est venue,
Douce et gracieuse,
Belle et précieuse
Comme cette mer de nuages
Qui n'est désormais plus que souvenir."
Poème de mon fils Fabien (13 ans), en réponse à un sujet de rédaction :
"Rédigez un texte lyrique"
avec pour illustration ce tableau de Caspar David Friedrich :
"Le voyageur contemplant une mer de nuages".