samedi 18 avril 2009

Voisin voisine

- Ça alors ! C'est la voisine qui fait sa toilette, ma parole !

- Ça alors... C'est le voisin qui m'observe, ma parole !


Coquin, coquine...

Humeur : printemps !

"J'ai toujours préféré aux voisins les voisines..."

mercredi 15 avril 2009

Deux univers

Par les hasards du calendrier (deux concerts deux soirs de suite), j'ai été très impressionnée ces jours-ci par deux découvertes, deux univers de musique, de chanson, que je connaissais peu, aussi différents qu'on peut être : Les Ogres de Barback, et Alifair.

Extravertis, tout en énergie et exubérance, les Ogres de Barback nous servent un spectacle foisonnant, aux multiples instruments et styles musicaux, un spectacle rythmé et dansant, un vrai cirque avec ses décors et acrobaties, tout en donnant un message fort, engagé, sans concessions. Du jazz manouche au meilleur de la chanson, de l'acoustique pur au rock électronique, ces quatre-là savent tout faire ! Depuis 15 ans ils tracent leur route, de plus en plus assurée, s'il croisent la vôtre n'hésitez pas, leur passage sur scène est un grand moment. Leur spectacle « Fin de chantier » est terminé, vous pouvez en avoir un bel aperçu en DVD (celui-ci était offert avec chaque place de la dernière tournée, idée originale et appréciée).

Que nous présenteront-ils après ça ? Je serais curieuse de le savoir, tant il me semble que se renouveler après un spectacle d'une telle qualité tient de la démesure !
...

Tout en intériorité, le groupe Alifair de Metz est un duo voix-guitares, Aurore Reichert et Jean-Pascal Boffo, base à géométrie variable à laquelle s'ajoutent, en studio, percussions, batterie et contrebasse, ou des collaborations telles que la voix de Louis Ville pour une chanson. L'écriture, mais aussi et surtout la voix d'Aurore sont un envoûtement ; emportées par les arrangements de guitare très personnels de Boffo, les chansons s'égrènent et la grâce de cet univers pop aérienne, poétique, féérique, nous met un moment en état d'apesanteur, entre évasion et ressourcement intérieur. A découvrir.

Cath
4 2009

Photos 1 à 3 : Les Ogres de Barback à Ludres, 10 4 2009
Photo 4 : Alifair à Sarrebourg (Réding), au Lapin Blanc, 11 4 2009

lundi 13 avril 2009

Balade en avril

La douceur, la tendresse des paysages d'avril ...

Aucun spleen, il me semble, ne devrait y résister ...


Où va donc cet humain qui marche d'un pas décidé ?...

La preuve en couleurs












Cette fois, ça y est, le printemps est là, et bien là !
La preuve en images : une explosion de couleurs.

vendredi 10 avril 2009

Deux ans déjà

Deux ans déjà !

Je ne nous donnais pas tant. Lui et moi, c'était hésitant au début, incertain. J'en avais bien quelques échos, quelques approches, quelques notions... Mais rien de sûr. Qu'est-ce qu'on connaît de ce qu'on n'a pas vécu ? Est-ce qu'on saura se découvrir, s'apprivoiser, vivre ensemble ? On a bien réfléchi... Enfin, pas tant que ça, pas trop longtemps : on a suivi l'idée, l'envie, l'élan ! Et on a foncé, on s'est lancés.

Alors on a tâtonné, on s'est cherchés, trouvés, éloignés parfois... Et toujours retrouvés. Pour des moments magnifiques. D'autres plus sombres aussi, et le lot de moments ordinaires, quotidiens : comme la vie quoi.

Et finalement, bon an mal an, on a trouvé notre rythme : c'est-à-dire qu'il n'y en a pas vraiment. On reste libres, lui et moi. C'est quand on veut, si on veut, comme on veut.

Mais on s'est attachés, liés, pris au jeu. De mot en regard, d'échange en partage, de coup de coeur en coup de gueule, au fil des jours et des mois, on aime à se surprendre, à s'étonner... C'est peut-être ce qui nous fidélise, ce qui nous émeut encore et toujours...
Grains de sel et moi. Bon anniversaire, mon blog !

Cath
9 4 2009

lundi 30 mars 2009

Tu as vu ce soleil ?


Tu as vu ce soleil ?
A vrai dire, je n'avais pas vraiment remarqué : j'ai vu des gens, du boulot, des dossiers, des coups de fil, l'ordi, les collègues, mangé au boulot sans sortir...
Mais une clarté à la fenêtre, une pensée vers un peu plus loin, et la remarque de Filleke m'ont fait relever le nez : mais c'est bien sûr, le matin clair, une légère brume et puis les premiers rayons, je m'en souviens maintenant ! Ce matin je n'étais pas très réveillée. Et boulot-boulot, toute la journée.
Mais ce soir, il m'attendait ! Un saut à faire vers l'ouest, et le voilà qui me fait face, à une heure incroyable, où il y a peu nous étions encore dans la nuit il me semble... Et cette douceur qui arrive, pas encore franche, mais c'est dans l'air, c'est pour bientôt c'est sûr !
Et me voilà le cerveau qui s'emballe, qui se pose des questions sottes, gamines, idiotes (la joie, ça rend toujours un peu bête): où se cachait-il ? Et pourquoi est-il partout à la fois à présent ? Est-ce toi, de l'ouest ou des régions du sud, ou depuis l'autre hémisphère, qui nous l'envoie ?
Enfin, vous voyez le genre. Le genre de petit bonheur du jour, comme ça, sans raison, ou presque.
Juste pour quelques rayons de lumière, de chaleur, d'espoir :
tu as vu ce soleil ?

Cath
30 03 2009

vendredi 20 mars 2009

Printemps

Envie de printemps. Envie de bleu, de vert surtout. De douceur et de couleurs. Il est au calendrier, mais pas encore dans les prairies et prés, j'ai cherché longtemps pour vous faire cette photo un peu colorée : tout est gris encore, beige terne, hiver finissant. Froidure persistante et peu de bourgeons.

Alors le corps s'ankylose, se raidit, attend, et le moral soupire, espère, patiente...

Vivement le printemps, en vrai !


Cath

20 03 2009

lundi 16 mars 2009

Vincent Delerm en scène


Je n'avais jamais vu Vincent Delerm. Je ne sais pas pourquoi, car j'aime bien ce qu'il chante. J'avais beaucoup aimé son premier album, puis les suivants assez bien, pas tout, mais pas mal de ses chansons, et puis son univers si particulier : un peu précieux, mais si plein d'élégance... Alors il n'est jamais trop tard, voilà qu'il passe à Nancy, et qu'une amie me propose de l'accompagner : bonne idée !
J'étais très contente d'y aller, de découvrir l'artiste et de retrouver ses chansons pour toute une soirée.
Je ne m'attendais à rien de spécial, piano-voix sobre sans doute, quelques commentaires entre les chansons, voilà.
Et bien ce n'était pas du tout ça : quelle mise en scène, Delerm nous a fait un vrai spectacle, comme au cinéma ! Mais attention, hein, pas de ces soirées-cinéma d'aujourd'hui, au rabais (malgré leur prix), avec deux-trois pubs rapides et un seul film. Non, une vraie soirée cinéma, comme dans le temps, avec courts-métrages, publicités locales un peu kitsch mais si drôles, glaces et friandises à la pause, générique de début (avec lion rugissant, à la Metro-Goldwyn-Mayer) et de fin (avec défilé de noms impressionnant), et puis le grand spectacle, avec des stars, des décors de studio, des histoires riches en émotion telles qu'on y croit presque, et des musiques belles à pleurer... Et surtout beaucoup d'humour, on s'amuse énormément, c'est un régal, une soirée délicieuse.
Depuis ses premiers albums, l'univers de Vincent Delerm a quelque chose de cinématographique. Il campe l'ambiance en quelques mots, quelques phrases qui font mouche ; les références, l'ambiance, l'histoire, les personnages, c'est un instantané pris sur le vif, une scène de film à chaque chanson.
Le concert-spectacle suit cette thématique à l'extrême, s'en nourrit et nous en régale : entre nostalgie, émotion et humour, il nous ballade entre passé et présent, avec le fil rouge du cinéma de toutes les époques :
« Tous les acteurs s'appellent Terence,
Tu vois un peu l'époque, l'ambiance ?
Hollywood après-guerre, piscine, bref, tu vois...
(...)
Toutes les actrices s'appellent Betty
Tu vois l' topo dans les taxis ?
Le télégramme, la peur de filer un bas... »

De Truffaut à Monsieur Hulot-Jacques Tati, Trintignant ou Fanny Ardant, tant de visages, d'atmosphères nous reviennent, on y plonge et on en redemande.
Histoire de détendre l'ambiance, Delerm met en scène des trois fois rien, des petits vécus de spectateur, qui ne valent pas la peine qu'on en parle : mais avec lui, en chanson ou en anecdote racontée, ça devient drôle et savoureux : trouver une place, discrètement, en traversant tout le cinéma sous les yeux du public déjà installé ; quitter la salle au théâtre « avant la fin du monologue shakespearien »... Il y a même de quoi en tourner un petit film muet, Delerm himself en co-acteur, cocasse et originale illustration de la chanson !
Faisant appel à des références plus ou moins connues, Delerm nous emmène dans nos souvenirs en évoquant les siens, réels ou imaginaires. Il s'amuse à nous surprendre par la pertinence et la finesse de ses observations, la justesse de ses ressentis, jouant d'un charme irrésistible quand il nous conte «l'Heure du thé »:
« Sous un poster de Modigliani
J'étais passé prendre un thé
Et j'ai passé la nuit... »
Et il n'y a que lui pour dire si élégamment, en un superbe crescendo musical et en mots sobres, riches d'émotion contenue, l'ivresse de la première nuit :
« Mais ce matin
Rue St Séverin
Je sors de chez toi
Habillé comme hier
Dans la ville normale
Des voitures banales
Qui ne savent pas
Pour la nuit dernière... »

Mais ne restons pas dans la nostalgie, il faut bien le dire et s'y résoudre : « Les filles de 73 ont trente ans ! » Et même un peu plus... C'est l'occasion de faire un sondage auprès du public, en faisant chanter le refrain par chaque tranche d'âge à tour de rôle.
Delerm ne manque pas d'idées pour animer le spectacle et nous faire participer : entre les changements de décor pour nous distraire, il sollicite les choeurs du public pour remplacer les voix de filles manquantes... Soudain, le plus sobrement du monde, il se met au piano, nous voilà prêts à écouter sans rien faire : alors il nous propose rien de moins que de voter à main levée pour la version de sa chanson « Tes parents » : « classique », ou « fraîcheur », aux paroles revisitées ? La curiosité l'emporte : « fraîcheur » évidemment !

S'il ne nous chante pas cette fois « Anita Pettersen », il nous raconte un repas de même ennui, mais croqué par lui c'est à pouffer de rire, avec les questions posées aux artistes sur la musique qu'ils écoutent, et ce qu'on en déduit sur ce qu'ils veulent laisser penser d'eux...

Et ainsi de suite... Ce spectacle est tellement foisonnant que je ne peux tout vous raconter, je ne peux que vous conseiller... d'y aller !

Et musicalement, me direz-vous ? Et bien Delerm est entouré par deux musiciens excellents, Nicolas Mathuriau et Ibrahim Maalouf, piano, trompette, batterie et autres, ils savent tout faire ! Et puis surtout, croyez-moi ou non, mais sa voix est devenue, loin de l'impression un peu affectée des débuts, sobre et posée, tout en nuances, vraie. Et comme les chansons sont toujours aussi belles, ce concert est une réussite, une soirée magnifique.
Avec le bonheur de la partager avec des amis tout aussi conquis... ou presque : inconditionnelle de la pureté, mon amie Rose aurait rêvé d'un concert piano-voix sans artifices... Mais Florent et moi avons aimé les feux de la rampe !

Pour toutes ces belles émotions, merci et bravo, Vincent Delerm !

Cath
03 2009

PS : merci à Pascal Codron pour ses superbes photos, prises à la Cigale il y a un mois.
Et pour un compte-rendu un peu plus exhaustif de ce concert (bien qu'à Nancy il n'y ait pas eu de première partie, le reste est très proche), voir ici celui de SLB.

mardi 3 mars 2009

Femmes du Sud


Femmes du Sud et d'Orient
Des terres brûlées de soleil et de vent
Femmes de silence
Femmes de présence

Femmes brunes enrubannées
Aux cheveux épais, aux yeux noirs baissés
Aux mains affairées
Aux mains fatiguées

Votre parole fait désordre
Alors on vous soumet on vous bâillonne
Au nom de la foi
Au nom de la loi

Votre liberté dérange
Alors on vous enferme on vous dirige
Par la loi des coups
Par la loi des fous

Votre plaisir est tabou
On vous verrouille on vous coupe on vous coud
Rituel de peur
Rite de malheur

Femmes d'Afrique et d'Asie
Pilier du village et de la famille
Vous donnez la vie
En savez le prix

Femmes de foi de patience
Peu à peu vous faites changer les consciences
Eduquez vos filles
A devenir libres

Femmes d'ici et maintenant
Vous savez qu'il faudra du temps
Et les filles de vos filles
Seront affranchies

Cath
2009

Illustration graphique : Martine Chenoz, 2008

dimanche 1 mars 2009

Balade pré-printanière

En images et peu de mots : prendre une grande inspiration, et laisser entrer l'air et le ciel bleu...


















Photos Cath
28 02 2009

jeudi 26 février 2009

Allain Leprest

Allain Leprest à Nancy ! Deux ans que j'y pense, depuis qu'un copain me l'a fait découvrir (merci JPK !) : avant, je ne connaissais pas ; mais après, je n'en ai plus décroché. Leprest, c'est comme ça, on se le transmet de bouche à oreille, d'amis en copains qui aiment le verbe et la chanson : c'est une langue belle, une écriture si forte, que l'on en est touché pour longtemps.

Mais Allain a dû faire une pause forcée, prendre le large quelque temps... Et il revient à la scène, et il vient à Nancy, à l'Ostra ! Alors cette soirée-là, ce 21 février, il pouvait bien se passer tout ce qu'on veut ailleurs, rien ne me l'aurait fait manquer.

Grande soirée en vérité, car le petit peuple de ses fans (le mot est sans doute inapproprié, mais c'est l'idée) est si heureux de l'accueillir en Lorraine, qu'on l'entoure de plusieurs artistes locaux, pour en faire une soirée généreuse et conviviale, dont on se souviendra.

Alors nous avons eu la poésie toujours fraîche et belle de Jilber et Elise, avec de belles découvertes, de nouveaux morceaux. A suivi l'humour sympathique de Martial Robillard, accompagné un instant par Marcel Van Dam, pour une chanson ancienne délicieuse, et Jean-Phi qui chante pas mal du tout. Et puis le groupe "Tournée Générale" a interprété avec une belle énergie des chansons de Christian Paccoud : Paccoud, encore un sacré bonhomme, ici on l'adore, ça fait plaisir de retrouver ses chansons, par un groupe jeune et plein de fougue.

Et Leprest ? Il arrive, discrètement, du fond de la salle ; tout courbé, il marche et monte l'escalier avec difficulté, au bras de son musicien. Chacun retient son souffle, avec respect et un peu d'appréhension...

Et puis il entre en scène et commence, accompagné au piano :

« J'ai laissé un sac de billes noires
Le grincement gris d'une armoire
(...)
Une tartine de compote d'oranges
Tombée du côté où ça s'mange
Toutes les tartines du monde entier
Tombent toujours du mauvais côté
(...)
Dans le jardin de mes parents
A Mont-Saint-Aignan, près de Rouen »


Et il est transfiguré : ce n'est plus un petit homme voûté, à son micro il est debout, il est grand, le regard brille, il est beau ! Quel interprète ! La voix est un peu râpeuse - elle l'a toujours été - elle se fait plus douce peut-être, mais bien assurée, et elle véhicule si bien les mots choisis. Quels textes ! On les connaît mais on se régale de les entendre de la bouche de leur auteur. Ils sont mis en musique, mis en valeur, avec évidence, par Romain Didier souvent, d'autres aussi dont Léo Nissim, le magnifique pianiste qui l'accompagne ce soir avec talent et une belle complicité. Allain a une qualité d'interprétation que je découvre, je suis habituée à une écoute plus austère, en disque. Il a une belle gestuelle, dosée, fine, pleine de sens. Son regard pétille, il fait passer la passion, il est tellement dans chaque chanson qu'il nous y plonge avec fascination. Il a une présence impressionnante, dégage une énergie douce, qui nous gagne. Je l'écoute avidement, je ne vois pas passer le temps.

Bien après, Florent me dira qu'il a fait plus de 20 chansons, j'ai du mal à le croire tant sur le coup elles ne sont pour moi qu'une seule, que je bois.

En y repensant je retrouve les titres, et c'est vrai : de "Mont Saint Aignan" à "Mec", on retrouve "Je viens vous voir", "Good bye Gagarine", "Donne-moi de mes nouvelles", "Nu", "Il pleut sur la mer", "Y a rien qui se passe", "Le temps de finir la bouteille", "Le mime", "Chanson plouf", "Bilou", "La retraite", "Un gamin laid", "Saint Max", "Le père La pouille", "Ton cul est rond", "Je ne te salue pas", "Combien ça coûte", "Sacré coco", "La gitane", "C'est peut-être Mozart" (dans un bel ensemble avec le groupe Tournée Générale). Et j'en oublie peut-être...

(Etonnamment pas de chansons du nouvel album, sorti le mois dernier : mais un nouveau spectacle est en préparation, à partir d'avril.)

Quelle performance ! Et tout cela sans un trou (sauf une toute petite fois, repris avec humour et vite corrigé), sans une hésitation, sans un verre d'eau ni une pause. Toujours les yeux dans les yeux avec le public... Et l'émotion passe, comme une lame de fond, tranquille, bouleversante.

« Nu, j'ai vécu nu
Sur le fil de mes songes
Les tissus de mensonges
Mon destin biscornu
Mais nu, je continue
Mon chemin de tempête
En gueulant à tue-tête
La chanson des canuts
Nu, j'avance nu
Dépouillé de mon ombre
J'voulais pas être un nombre
Je le suis devenu ...»

Le verbe se fait parfois gourmand, coquin, pour dire l'amour, joyeux, rond et généreux :

« Ton cul est rond comme une horloge
Et quand ma fatigue s'y loge
J'enfile le temps à rebours
Je mate l'heure sous ta jupe
Il est midi moins deux minutes
Et je suis encore à la bourre... »

Il dit des heures plus dures, le destin cruel, aussi :

« Il pleut sur la mer et ça nous ressemble
De l'eau dans de l'eau, c'est nous tout crachés
Et nos yeux fondus au coeur de septembre
Regardent rouler des larmes gâchées
Curieuse avalanche
Sur la Manche... »

Leprest est au plus près de chacun : c'est ton pote... avec tellement de talent pour le dire !
A la fin, c'est palpable, on ressent quelque chose entre l'amitié et le respect, l'amour et l'admiration. Le public se met debout d'un seul homme, pour l'exprimer comme il peut... et puis se rassied, pour écouter en rappel "Mec", par Allain, seul, a cappella, touchant de vérité, tellement humain :

« Mec, tu dis jamais rien et moi je cause, je cause
Quand j'ai rien à te dire, je te parle de tout
J'fais comme si ton silence racontait la même chose
On préfère les muets quand on a du bagout
On se vend les questions et les mensonges avec, mec ... »

Nouvelle ovation, avant de le laisser... mais pas vraiment : on emporte avec soi cette émotion pour longtemps...

Merci Monsieur Allain Leprest, portez-vous bien. On reviendra vous écouter !

Cath
02 2009

PS : photos Cath : on fait ce qu'on peut, avec si peu de lumière, hélas !
Sinon l'Ostra est une salle très agréable, très conviviale.

Quelques vidéos ici, de qualité très moyenne, mais c'est pour le partage :

- "Saint Max"
- "Nu"

- "Le temps de finir la bouteille"
- "C'est peut-être Mozart"



vendredi 20 février 2009

Longueur d'onde


Génial, non ? J'aime beaucoup cet article.

Il est de Serge Boyer. C'est l'édito du magazine musical "Sur la même longueur d'ondes" de ce trimestre.
Je salue son auteur, et la revue car c'est une mine de chroniques, interviews, infos, articles divers sur la musique. Je ne lis pas toujours tout, mais j'y trouve toujours quelque chose !
Et l'humour et un zeste d'impertinence en plus : j'aime bien aussi l'article de fin de revue, de Jean-Luc Eluard, sur le progrès... qu'on n'arrête pas, bien sûr !

Cath
02 2009