Le nouvel album de Benjamin Biolay, « La Superbe », double album à l'inspiration bien plus lumineuse que ses précédents opus, bien que ne reniant pas la mélancolie un peu amère qui lui est propre, est... - si je peux me permettre ce mot facile -, superbe !
Et quelle plume, quel talent pour dire !
Gros coup de coeur pour « La Superbe » et surtout, peut-être ma préférée, « Ton héritage », dédiée à sa fille, une page de poésie et d'amour magnifique.
Des histoires à suivre, en plusieurs chansons, qui déroulent comme un film du début à la fin d'un amour : « 15 août » et « 15 septembre » qui se répondent, « Brandt Rhapsodie » ou la vie et la mort d'une histoire d'amour en quelques messages du quotidien.
Des lectures particulières de lieux : « Buenos Aires », « Lyon Presqu'île ».
Des réflexions, méditations : « Sans viser personne », « Mélancolique », « Les Grands ensembles ».
Des poèmes inspirés, qui me font penser à Bashung : merveilleux « Night Shop », ou encore « Prenons le large »...
Et surtout, ce qui éblouit durant tout l'album, c'est la musique, le talent de mélodiste de Benjamin Biolay : quelle finesse, quelle diversité de styles et d'instruments ! C'est un régal de l'écouter, j'apprécie de plus en plus à chaque écoute.
Sobre certes il l'est, élégant comme on s'y attend, mais chaleureux dans sa communication avec le public, c'est ce qui m'a le plus étonnée !
Et quel spectacle ! C'est un éblouissement !
Benjamin lui-même est très à l'aise sur scène et séduit complètement.
Et il est superbement entouré par ses musiciens, aux instruments remarquables.
Les lumières ne sont pas en reste, une mise en valeur rehaussée par le fond en écrans métallisés.
Ce concert est un spectacle de haute volée, j'en reste émerveillée !
Photos et impressions :
Cath
mai 2010